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16-05-2006 12:00 pm Le Groupe intergouvernemental de coordination (GIC) du système d’alerte rapide aux tsunamis et d’atténuation de leurs effets dans l’Atlantique Nord-Est, la Méditerranée et les mers adjacentes (NEAMTWAS-II) se réunira à Nice (France) du 22 au 24 mai afin de faire le point sur l’état d’avancement du système. La réunion est organisée par la Commission océanographique intergouvernementale (COI) de l’UNESCO et hébergée par le gouvernement français, avec le soutien du Conseil général des Alpes Maritimes.
Les bases du nouveau système ont été posées en novembre dernier à Rome, lors de la première réunion du Groupe intergouvernemental de coordination qui a identifié les principaux besoins techniques du système et adopté un plan d’action pour 2006-2007.

Le plan d’action vise à améliorer les capacités d’évaluation des dangers et risques multiples, à améliorer l’efficacité de l’alerte grâce à des informations concernant la sismologie, la géophysique et le niveau marin, à limiter les dégâts grâce à la planification côtière et à la sensibilisation du public aux risques côtiers. Le GIC va mettre en œuvre des tests sur les composants clés du système d’alerte précoce afin que le premier système opérationnel soit en place pour décembre 2007.

Dans un message adressé aux participants de la réunion de Rome, le Directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura, avait souligné la nécessité d’avoir recours aux réseaux de détection européens existants, en mettant leur potentiel au service de l’alerte anti-tsunami. « Cette approche stratégique est essentielle, a déclaré le Directeur général, car la durabilité à long terme du système d’alerte dépend du fait que les réseaux de détection et les centres nationaux d’alerte anti-tsunami aient des fonctions multiples, qu’ils soient conçus pour répondre aux types d’événements météorologiques les plus fréquents dans leurs régions et qu’ils soient parfaitement connectés avec les systèmes nationaux d’urgence, afin que les plans de prévention à long terme puissent être mis en œuvre et que l’alerte puisse être donnée à temps par les agences responsables ».

La région de la Méditerranée et de l’Atlantique Nord-Est vient au second rang - derrière l’océan Pacifique - pour la fréquence des tsunamis associés à des activités sismiques. En 1755, la ville de Lisbonne a été détruite par un tsunami provoqué par un fort tremblement de terre au niveau de la faille Açores-Gibraltar. Lors d’un autre tsunami, en 1908, 85 000 personnes moururent à Messine (Italie). On a aussi enregistré des tsunamis locaux le long des côtes de la Norvège, dans la Mer de Marmara et la Mer Noire.

Le système d’alerte rapide aux tsunamis dans l’Atlantique du Nord-Est et la Méditerranée fait partie d’un système mondial d’alerte aux tsunamis et d’atténuation de leurs effets qui est coordonné par la COI. Des systèmes similaires ont déjà été créés dans les océans Pacifique et Indien, et un système d’alerte pour les Caraïbes est actuellement en préparation.


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Source Avis aux médias N°2006-29
Auteur(s) UNESCOPRESSE



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 ID: 32995 | guest (Lire) Mise à jour: 19-05-2006 9:58 am | © 2003 - UNESCO - Contact