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15-05-2006 12:00 pm Les 16 et 17 mai, le système d’alerte aux tsunamis du Pacifique sera testé pour la première fois à l’échelle de toute la région. Cet exercice, baptisé Exercise Pacific Wave ’06 et financé par la Commission océanographique internationale (COI) de l’UNESCO, a pris un relief particulier après le tremblement de terre qui a frappé la région au début du mois. Ce séisme important a souligné les points forts du système mais il a aussi permis d’identifier plusieurs de ses faiblesses.
« Le tremblement de terre du 4 mai dernier a prouvé que nous avons bien amélioré notre capacité à émettre rapidement la première information », a déclaré Patricio Bernal, Secrétaire exécutif de la COI. « Le premier bulletin a été envoyé 15 minutes seulement après le séisme. Il y a quelques années, cela aurait pris presque une heure ».

« De plus, quand il a été établi que la magnitude du séisme était moins forte que prévu par les premières estimations et quand les marégraphes ont confirmé qu’il n’avait pas provoqué de tsunami destructeur, le système a également pu annuler l’alerte beaucoup plus rapidement, ce qui a permis d’éviter sa propagation et d’éventuelles évacuations inutiles. Cette rapidité de réaction tient pour beaucoup aux données – sismiques et relatives au niveau de la mer - fournies en temps réel par les stations des Etats membres du système d’alerte aux tsunamis du Pacifique », a-t-il ajouté.

« Cependant, cet événement a aussi mis en évidence le besoin d’améliorer les bulletins d’information. Ces bulletins internes sont désormais accessibles à des lecteurs extérieurs au système et ils doivent donc pouvoir être compris par tous : scientifiques, journalistes ou simples particuliers. On a aussi constaté le besoin de mieux faire comprendre au public comment le système fonctionne, comment s’enchaînent les étapes. Le 4 mai, aucune alerte n’a été lancée par les autorités nationales, les seules qui aient l’autorité pour le faire. L’exercice de simulation à venir - le premier du genre – représente un élément important pour cette meilleure prise de conscience.

Cette simulation sera organisée en deux phases. Un faux bulletin d’alerte au tsunami sera tout d’abord émis par le Centre d’alerte aux tsunamis dans le Pacifique d’Hawaï le 16 mai (le 17 mai dans le Pacifique du Sud-Ouest). Ce bulletin sera transmis à des points de contact déterminés et aux autorités nationales chargées de diriger les procédures d’urgence en cas de tsunami dans chaque pays. Il sera clairement indiqué qu’il s’agit d’une simulation et non d’une véritable alerte.

Dans le cadre de la seconde phase, qui se déroulera le jour-même ou le lendemain, les autorités compétentes diffuseront ces informations dans chaque pays aux instances locales chargées de gérer les situations d’urgence, afin de simuler toute la chaîne des événements qui se produiraient dans une situation réelle. Dans le cadre de ce premier exercice, informer les autorités d’au moins une communauté côtière et y coordonner les actions sera considéré comme suffisant pour évaluer l’efficacité de toute la chaîne de transmission des informations dans l’ensemble du pays. Bien que les communications du système soient souvent testées, c’est la première fois qu’un tel exercice va jusqu’au bout de la chaîne, vérifiant la capacité des autorités nationales à joindre les populations en danger.

« Il ne faut pas oublier que l’océan Pacifique enregistre davantage de tsunamis que tout autre océan. Le récent séisme survenu dans la région nous a également rappelé la vulnérabilité des petits Etats insulaires face aux catastrophes naturelles. Il est donc impératif que toutes les nations de cette région participent à cet exercice», a déclaré Koïchiro Matsuura. « L’UNESCO s’est engagée à aider les pays à perfectionner leurs procédures d’alerte. Nous sommes convaincus que l’exercice contribuera non seulement à protéger les populations lors des prochains tsunamis, mais aussi qu’il servira de modèle d’évaluation aux autres régions qui risquent d’être frappées par ces vagues destructrices. »

Le Groupe international de coordination pour le système d’alerte aux tsunamis dans le Pacifique compte 28 pays membres. Son secrétariat est assuré par le Centre international d’information sur les tsunamis (ITIC) de la COI, chargé de l’information et du renforcement des capacités au sein du programme tsunami de la COI. Exercise Pacific Wave ’06 est coordonné par un groupe de travail présidé par l’Australie et composé de représentants du Centre d’alerte aux tsunamis du Pacifique, du Centre d’alerte aux tsunamis de la Côte ouest et de l’Alaska, du Northwest Pacific Tsunami Advisory Centre, du Centre international d’information sur les tsunamis, de l’Australie, du Chili, des États-Unis, de la Fédération de Russie, des Fidji, de la France, du Nicaragua, de la Nouvelle-Zélande et de Samoa.


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Source Avis aux médias N°2006-28
Auteur(s) UNESCOPRESSE



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 ID: 32952 | guest (Lire) Mise à jour: 16-05-2006 8:11 am | © 2003 - UNESCO - Contact