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27-04-2006 10:30 am Les 16 et 17 mai, le système d’alerte aux tsunamis du Pacifique sera testé pour la première fois à l’échelle de toute la région. Financé par la Commission océanographique internationale (COI) de l’UNESCO qui a mis le système en place il y a plus de 40 ans, cet exercice a pour but d’améliorer la réactivité, d’évaluer les capacités de réaction dans chaque pays et d’optimiser la coordination à travers la région.
Cette simulation sera organisée en deux phases. Un faux bulletin d’alerte au tsunami sera tout d’abord émis par le Centre d’alerte aux tsunamis dans le Pacifique d’Hawaï le 16 mai. Ce bulletin sera transmis à des points de contact déterminés et aux autorités nationales chargées de diriger les procédures d’urgence en cas de tsunami dans chaque pays. Il sera clairement indiqué qu’il s’agit d’une simulation et non d’une véritable alerte.

Dans le cadre de la seconde phase, qui se déroulera le jour-même ou le lendemain, les autorités compétentes diffuseront ces informations dans chaque pays aux instances locales chargées de gérer les situations d’urgence, afin de simuler une situation réelle. Dans le cadre de ce premier exercice, informer les autorités d’au moins une communauté côtière sera considéré comme suffisant pour évaluer l’efficacité de toute la chaîne de transmission des informations dans l’ensemble du pays.

« Pour être efficaces, les systèmes d’alerte doivent être très réactifs, » a déclaré Patricio Bernal, secrétaire exécutif de la Commission océanographique intergouvernementale (COI) de l’UNESCO. « Par conséquent, les instances d’urgence doivent régulièrement tester leurs procédures de réaction pour s’assurer que les informations cruciales sont transmises sans délai et que les autorités et le personnel d’urgence savent quel est leur rôle en cas de danger réel. »

Le Directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura, a exhorté tous les pays concernés à participer à cet exercice, baptisé Exercise Pacific Wave ’06.

« Il ne faut pas oublier que l’océan Pacifique enregistre davantage de tsunamis que tout autre océan. Il est donc impératif que toutes les nations de cette région participent », a déclaré Koïchiro Matsuura. « L’UNESCO s’est engagée à aider les pays à perfectionner leurs procédures d’alerte. Nous sommes convaincus que l’exercice contribuera non seulement à protéger les populations lors des prochains tsunamis, mais aussi qu’il servira de modèle d’évaluation aux autres régions qui risquent d’être frappées par ces vagues destructrices. »

Le Groupe international de coordination pour le système d’alerte aux tsunamis dans le Pacifique compte 28 pays membres. Exercise Pacific Wave ’06 est le premier d’une série d’exercices qui seront organisés régulièrement. Il est coordonné par un groupe de travail présidé par l’Australie et composé de représentants du Centre d’alerte aux tsunamis du Pacifique, du Centre d’alerte aux tsunamis de la Côte ouest et de l’Alaska, du Northwest Pacific Tsunami Advisory Centre, du Centre international d’information sur les tsunamis, de l’Australie, du Chili, des États-Unis, de la Fédération de Russie, des Fidji, de la France, du Nicaragua, de la Nouvelle-Zélande et de Samoa.


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Source Avis aux médias N°2006-25
Auteur(s) UNESCOPRESSE



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 ID: 32759 | guest (Lire) Mise à jour: 28-04-2006 9:42 am | © 2003 - UNESCO - Contact