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| Des spécialistes vont envisager des mesures destinées à neutraliser les répercussions des changements climatiques sur les sites culturels et naturels du patrimoine |
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13-03-2006 2:00 pm Le réchauffement de la planète menace de nombreux sites du Patrimoine mondial, parmi lesquels la Grande Barrière de corail d’Australie, le Parc national de Sagarmatha (Népal), où culmine l’Everest, la Tour de Londres et Tombouctou (Mali). Des experts se réuniront au siège de l’UNESCO les 16 et 17 mars pour examiner les menaces que font peser les changements climatiques sur les sites du Patrimoine mondial et proposer des stratégies appropriées. Les recommandations des spécialistes seront soumises au Comité du Patrimoine mondial, qui décidera des mesures à adopter lors de sa session annuelle, qui se déroulera du 8 au 16 juillet à Vilnius (Lituanie). Ce Comité indépendant, composé de 21 membres, est chargé d’inscrire des sites sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO et est responsable de la mise en œuvre de la Convention du patrimoine mondial de 1972. Ses membres représentent les 181 États parties à la Convention.
La plupart des écosystèmes naturels et des sites du Patrimoine, qu’ils soient terrestres ou marins, risquent d’être affectés par les changements climatiques. Ce phénomène concerne les glaciers, les barrières de corail, les mangroves, les forêts boréales et tropicales, les écosystèmes polaires et alpins, les zones humides et les prairies. L’ensemble de Kluane / Wrangell-St Elias / Glacier Bay / Tatshenshini-Alsek (États-Unis et Canada), le Parc national de Sagarmatha (Népal), le Parc national de Huascarán (Pérou), le Parc national du Kilimandjaro (République-Unie de Tanzanie), le Fjord glacé d’Ilulissat (Danemark), la Grande Barrière de corail (Australie) et le Réseau de réserves du récif de la barrière du Belize (Belize), et le Parc international de la paix Waterton-Glacier (États-Unis et Canada) figurent parmi les sites menacés.
Les changements climatiques représentent aussi un risque pour les sites culturels. La montée du niveau de la mer met les sites côtiers en péril. C’est le cas de Venise et des quatre sites londoniens du Patrimoine mondial. La désertification menace des sites tels que les Grandes Mosquées de Tombouctou, tandis que les modifications du régime des précipitations et les changements de température peuvent provoquer des effondrements, ce qui est à craindre notamment pour les Temples préhistoriques mégalithiques de Haġar Qim (Malte). De plus, on prévoit que les mouvements de population dus aux changements climatiques aboutiront à l’abandon de certains sites tandis que d’autres se trouveront trop sollicités.
La réunion est organisée par le Centre du patrimoine mondial de l’UNESCO en coopération avec le gouvernement du Royaume-Uni, qui finance cette manifestation, les organisations consultatives du Comité du patrimoine mondial, l'ICCROM, l'ICOMOS et l’UICN, et avec le soutien de la Fondation des Nations Unies. Elle rassemble des participants du monde entier et réunit des spécialistes de l’UNESCO et d’autres organisations internationales, notamment celles qui sont chargées des conventions internationales concernant l’environnement et le patrimoine, ainsi que les organisations consultatives du Comité du patrimoine mondial et d’autres organisations non-gouvernementales qui œuvrent dans le domaine des changements climatiques.
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Source |
Avis aux médias N°2006-16
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Auteur(s) |
UNESCOPRESSE
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