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Pour la 3e Conférence mondiale sur les océans, les objectifs en matière d’océans ne seront pas atteints dans les délais

30-01-2006 2:30 pm Les améliorations dans la gestion des océans et des côtes progressent trop lentement, tel est le constat des 400 experts et décideurs venus de 78 pays participer à la « Troisième conférence mondiale sur les océans, les côtes et les îles : faire avancer l’agenda mondial sur les océans » (UNESCO, 23-28 janvier). La conférence visait à faire le point sur les progrès accomplis en vue d’atteindre les objectifs fixés par la communauté internationale lors du Sommet mondial sur le développement durable (SMDD, Johannesburg, 2002), ainsi que les Objectifs du Millénaire*, notamment celui qui consiste à améliorer la vie des communautés côtières des océans, autrement dit la moitié de la population de notre planète.

Les participants - dont 38 ministres et hauts responsables gouvernementaux, ainsi que des représentants d’organisations intergouvernementales et non gouvernementales, des bailleurs de fonds et du secteur privé – ont évoqué les progrès accomplis et ont tiré la sonnette d’alarme sur plusieurs points :

- L’objectif d’élimination, au plus tard en 2004-2005, de la pêche illégale et de la surexploitation, n’a pas été atteint et 75% des stocks de poissons sont soit exploités au maximum, soit surexploités. Pour les participants, les objectifs du SMDD n’étaient pas réalistes. Ils se sont dit préoccupés de l’action insuffisante à l’échelle nationale en vue d’atteindre les objectifs liés à la pêche. Néanmoins, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) ont récemment déployé des efforts pour améliorer la situation au niveau international.**

- Dans une grande partie des pays les moins développés, prédomine encore une situation d’extrême pauvreté impliquant des comportement de survie et se traduisant par une surexploitation de l’environnement. Cela contribue à la pollution marine et à la dégradation des écosystèmes, comme l’a expliqué à la conférence Jeffrey Sachs, Conseiller spécial du Secrétaire général des Nations Unies.

- Les 43 petits Etats insulaires en développement (PEID), dont dépendent de vastes zones des océans, rencontrent des difficultés dans le renforcement des politiques de conservation et le contrôle du développement de leur environnement marin. Ces difficultés proviennent de contraintes logistiques et financières qui vont en s’aggravant à cause de la diminution de l’aide internationale au développement.

- Au rythme actuel, l’objectif d’établir des réseaux représentatifs des zones marines protégées d’ici à 2012 ne sera atteint qu’en 2085, selon une étude présentée à la conférence.

- Aucune organisation internationale n’est responsable du suivi des progrès dans la mise en place de la gestion des écosystèmes et de programmes de gestion intégrée des côtes et des océans. Il n’existe pas non plus de collecte régulière d’information sur le bien-être social et économique des communautés vivant sur les côtes.

Par ailleurs, les experts ont souligné les progrès accomplis dans certains domaines :

- La moitié des PEID, de même qu’un certain nombre d’autres pays, ont adopté des programmes de gestion fondée sur les écosystèmes et des programmes de gestion des côtes et des océans.

- Soixante pays ont lancé des plans d’action nationaux pour lutter contre les sources côtières de la pollution marine, qui représentent 80% de la pollution des océans.

- Certains pays, notamment l’Australie, Palau, les îles Cook et le Costa Rica ont commencé à mettre en place des zones marines protégées en vue de protéger la biodiversité des mers et des côtes.

- Concernant la gestion intégrée des ressources en eau qui comprend à la fois la gestion des mers et des côtes, 14 pays ont accompli de « bons progrès », 51 ont « avancé de quelques pas », alors que 43 en sont encore à l’étape initiale de cet objectif.

- La coopération Sud-Sud entre les PIED, en matière d’océans, se renforce, notamment par la mise en place d’un Consortium d’universités, reliant les régions de l’océan Pacifique, des Caraïbes et de l’océan Indien.

- La mise en place d’un processus régulier d’évaluation et de suivi de l’environnement marin, y compris ses aspects socio-économiques, prévue pour 2004, a été achevée, malgré un retard dû à la divergence de points de vues entre certains pays concernés.

La conférence s’est déroulée en 12 panels, chacun étant consacré à un aspect spécifique de l’écologie marine. Le rapport intégral des travaux sera disponible sur internet (http://ioc.unesco.org/globalforum)

Les organisations et sponsors principaux de la conférence sont : le Forum mondial sur les océans, les côtes et les îles ; Global Environment Facility ; la Commission océanographique intergouvernementale de l’UNESCO ; le Programme d’action mondial du PNUE pour la protection du milieu marin contre la pollution due aux activités terrestres ; le Département canadien des pêches et des océans ; l’Administration océanique et atmosphérique nationale (Etats-Unis), le Gerard J. Mangone Center for Marine Policy, University of Delaware ; le Réseau océan mondial ; l’International Coastal and Ocean Organization.


*Le programme complet de la conférence est disponible sur : http://www.globaloceans.org (voir page 3 pour l’Agenda de la conférence concernant les objectifs internationaux concernant l’environnement marin).
**Les deux organisations ont créé une task force sur la pêche illégale, non déclarée et non réglementée en haute mer. Conduit par le ministre de l’Environnement du Royaume-Uni, Ben Bradshaw, elle devrait présenter un projet de plan d’action au mois de mars prochain.


Programme complet de la conférence
Rapports complets


Source Communiqué de presse N°2006-08
Auteur(s) UNESCOPRESSE


 ID: 31495 | guest (Lire) Mise à jour: 03-03-2006 3:12 pm | © 2003 - UNESCO - Contact