Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture
EXPLORER LA DERNIÈRE FRONTIÈRE

Paris - Les grands fonds marins hébergeraient beaucoup plus d'espèces que tous les autres environnements réunis. Et pourtant, à ce jour, seul environ 0,0001 % de ces espèces vivantes a fait l'objet d'études.

Il y a une vingtaine d'années, des chercheurs américains découvraient des formes de vie inconnues, capables de survivre à des températures extrêmes, sans lumière et à des profondeurs de plusieurs milliers de mètres. Le potentiel de ces découvertes pour la médecine, l'alimentation et l'industrie est inimaginable. Par ailleurs, les chercheurs estiment que de larges dépôts de méthane congelé (hydrate de méthane) présents au fond des océans pourraient apporter une solution aux futurs besoins énergétiques de la planète.

Du 13 au 15 mai, la Commission océanographique intergouvernementale (COI) de l'UNESCO accueillera un atelier consacré à la faisabilité d'une initiative mondiale en vue d'explorer cette "dernière frontière" que sont les océans.

Parrainée par le Comité d'études océanographiques (Ocean Studies Board) du Conseil national de la Recherche des Académies nationales (National Academies National Research Council) des Etats-Unis, l'atelier IGOE (International Global Ocean Exploration) réunira un panel d'experts provenant des instituts de recherches océanographiques les plus prestigieux au monde, ainsi que des représentants de gouvernements, de l'industrie, de la marine et d'institutions intergouvernementales. Cette première rencontre permettra d'aborder des questions correspondant aux différents intérêts des pays dans ce type d'initiative, ainsi qu'aux ressources humaines et techniques disponibles.

Ce projet, mené par les Etats-Unis, fait suite à un rapport remis l'an dernier au Congrès américain, concernant une stratégie nord-américaine d'exploration des océans. Selon les conclusions de ce rapport, une telle exploration à l'échelle mondiale nécessitera des équipements spécialisés permettant l'approche d'environnements extrêmement hostiles, parmi lesquels des fosses océaniques pouvant atteindre 11 000 mètres de profondeur, plongées dans l'obscurité et avec des pressions plus de 1000 fois supérieures à celle de l'atmosphère terrestre. D'autres équipements, tels que brise-glaces, satellites et bouées spécialement équipées, seront également nécessaires.

Aucune nation ne peut prétendre relever à elle seule ce défi, alors que la législation internationale des mers et océans attribue aux nations la souveraineté sur leurs propres eaux territoriales. Une coopération internationale s'avère donc primordiale.

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Pour plus d'informations, contactez : Jodi Bachim, National Academies Ocean Studies Board
Tél.: (1) 202 334-2628, Fax : (1) 202 334-2885 / E-mail : jbachim@nas.edu



 
Auteur(s) UNESCOPRESSE
Source Avis aux Médias No.2002-12
Site Web 1 (URL) Site Internet : National Academies
Date de publication 09 May 2002
© UNESCO 1995-2007 - ID: 3116