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Un système d’alerte rapide aux tsunamis dans la Méditerranée et l’Atlantique du Nord-Est est lancé à Rome
Contact éditorial : Sue Williams, Section des relations avec la presse, tél. +33 (0)1 45 68 17 06 - Email
Contact audiovisuel : Carole Darmouni, Section audiovisuelle, tél. +33 (0)1 45 68 17 38 - Email

23-11-2005 10:30 am Des experts et des délégations de 23 pays de la Méditerranée et de l’Atlantique du Nord-Est ont posé les fondations d’un système régional d’alerte rapide aux tsunamis lors d’une réunion qui s’est achevée hier à Rome. Organisée par la Commission océanographique intergouvernementale (COI) de l’UNESCO et hébergée par les ministères italiens des Affaires étrangères et de l’Environnement, cette rencontre était la première réunion du Groupe intergouvernemental de coordination (GCI) qui supervisera mise en œuvre et fonctionnement du nouveau système. Les participants ont identifié les principaux besoins techniques du système et adopté un plan d’action pour 2006-2007.

Le plan d’action vise à améliorer les capacités d’évaluation des dangers et risques multiples, à améliorer l’efficacité de l’alerte grâce à des informations concernant la sismologie, la géophysique et le niveau marin, à limiter les dégâts grâce à la planification côtière et à la sensibilisation du public aux risques côtiers. Le GCI va mettre en œuvre des tests sur les composants clés du système d’alerte précoce afin que le premier système opérationnel soit en place pour décembre 2007.

Dans un message adressé aux participants de la réunion, le Directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura, a souligné la nécessité d’avoir recours aux réseaux de détection européens existants, en mettant leur potentiel au service de l’alerte anti-tsunami. « Cette approche stratégique est essentielle, a déclaré le Directeur général, car la durabilité à long terme du système d’alerte dépend du fait que les réseaux de détection et les centres nationaux d’alerte anti-tsunami aient des fonctions multiples, qu’ils soient conçus pour répondre aux types d’événements météorologiques les plus fréquents dans leurs régions et qu’ils soient parfaitement connectés avec les systèmes nationaux d’urgence, afin que les plans de prévention à long terme puissent être mis en œuvre et que l’alerte puisse être donnée à temps par les agences responsables ».

Bien qu’ils soient moins fréquents que dans les océans Pacifique et Indien, on a déjà enregistré des tsunamis liés à une activité sismique dans la région de la Méditerranée et de l’Atlantique du Nord-Est. En 1755, la ville de Lisbonne a été détruite par un tsunami provoqué par un fort tremblement de terre au niveau de la faille Açores-Gibraltar. Lors d’un autre tsunami, en 1908, 85 000 personnes moururent à Messine (Italie). On a aussi enregistré des tsunamis locaux le long des côtes de la Norvège, dans la Mer de Marmara et la Mer Noire.

Le système d’alerte rapide aux tsunamis dans l’Atlantique du Nord-Est et la Méditerranée fait partie d’un système mondial d’alerte aux tsunamis et d’atténuation de leurs effets qui est coordonné par la COI. Des systèmes similaires ont déjà été créés dans les océans Pacifique et Indien, et un système d’alerte pour les Caraïbes est actuellement en préparation. La prochaine réunion du GCI est prévue en mai 2006.






Source Communiqué de presse N°2005-143
Auteur(s) UNESCOPRESSE


 ID: 30917 | guest (Lire) Mise à jour: 28-02-2006 12:51 pm | © 2003 - UNESCO - Contact