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UNESCO
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Fin à l’UNESCO d’une intense et productive Conférence générale

21-10-2005 6:30 pm La 33e session de la Conférence générale qui s’est achevée aujourd’hui a été marquée par l’adoption de trois textes normatifs - la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, la Convention internationale contre le dopage dans le sport et la Déclaration universelle sur la bioéthique et les droits de l’homme - et par la réélection de Koïchiro Matsuura à la tête de l’Organisation. Une journée de réflexion sur le thème de la dignité humaine, deux tables rondes ministérielles - consacrées à l’Education pour tous (EPT) et aux sciences fondamentales - et une exposition consacrée à l’EPT ont également été organisées au cours de cette Conférence générale.fin_conference_300.jpg Organe suprême de l’UNESCO, la Conférence générale réunit tous les deux ans les représentants de tous les Etats membres (au nombre de 191, avec la récente adhésion de Brunéi-Darussalam). Quelque 3 700 participants - dont 8 chefs d’Etat et de gouvernement, et plus de 200 ministres1 - ont assisté à cette session qui s’est tenue au siège de l’Organisation du 3 au 21 octobre.

Le Président de la Conférence générale, Musa Bin Jafaar Bin Hassan (Oman) a tenu à saluer l’esprit de coopération qui a caractérisé cette session. Soulignant dans son discours de clôture qu’il n’y a pas de différences entre les individus et que l’UNESCO a vécu sur cette valeur pendant des décennies, à travers tous les changements historiques, il a ajouté : « Cette valeur reste valable et nous allons poursuivre pour que l’UNESCO joue son rôle dans l’agenda du XXIe siècle ». Se félicitant des nombreuses résolutions adoptées par la Conférence, il a ajouté : « L’heure est venue d’une autre forme de travail qui permettra à tous les Etats d’agir ensemble ».

Pour sa part, lors de la cérémonie de clôture, le Directeur général de l’UNESCO a souligné que « les sujets à l’ordre du jour de cette session étaient nombreux, complexes, sensibles, nécessitant un esprit constructif de dialogue, d’écoute et de respect mutuel de tous les instants » et que « cette Conférence générale aura été une source renouvelée de réflexion et d’inspiration ». Koïchiro Matsuura a déclaré : « L’UNESCO peut être vue comme un paradoxe : fondée sur l’universalité, elle trouve à s’exprimer pleinement par la reconnaissance de la riche diversité. Elle est au service de la culture par la promotion et la préservation des cultures. Elle est au service de la connaissance par la diffusion des savoirs ».

Il a poursuivi : « Concernant l’éducation qui est notre priorité absolue, nous voulons promouvoir une éducation pour tous et de qualité […] Nous voulons que l’éducation permette à ceux qui en bénéficient d’apprendre à vivre, d’apprendre à comprendre le monde et les autres, d’apprendre à vivre en harmonie avec notre environnement matériel et naturel. […] Par le dialogue entre les cultures, les civilisations, les religions, que nous facilitons et encourageons à travers de très nombreuses activités, c’est la liberté, la dignité, les droits de l’homme que nous préservons ».

Lors de cette session, Koïchiro Matsuura, Directeur général depuis 1999, a été reconduit à la tête de l’Organisation pour les quatre années à venir. Il a recueilli 151 voix sur les 154 suffrages exprimés lors d’un vote à bulletin secret qui s’est déroulé le 12 octobre. La Conférence générale a également renouvelé la moitié du Conseil exécutif de l’UNESCO.

La Conférence générale a adopté (148 voix pour, 2 contre, 4 abstentions) la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles 2. Elle a aussi adopté (à l’unanimité) la Convention internationale contre le dopage dans le sport3 , le premier instrument juridique visant l’éradication du dopage qui soit à la fois contraignant et de portée universelle. La Déclaration universelle sur la bioéthique et les droits de l’homme4 a été adoptée par acclamation.

Après plusieurs sessions riches en instruments normatifs, le Directeur général a repris à son compte le souhait manifesté par de nombreux Etats membres de voir l’Organisation faire une pause dans ce travail normatif pour concentrer ses efforts sur la promotion et la mise en œuvre des textes adoptés par cette session et les précédentes.

Lors de cette 33e session, le drapeau de Brunéi-Darussalam, le plus récent des Etats membres de l’UNESCO, a été installé officiellement. A cette occasion, Koïchiro Matsuura s’est félicité de l’arrivée du 191e Etat membre, effective depuis le 17 mars 2005, qui renforce encore le caractère universel de l’Organisation, et il a exprimé le souhait d’accueillir rapidement Singapour.

Huit chefs d’Etat ou de gouvernement ont participé à cette Conférence générale. Dès la séance d’ouverture, le 3 octobre, la Présidente srilankaise, Chandrika Bandaranaike Kumaratunga a souligné l’importance de l’éducation, qui est, selon elle « une expérience humaine cruciale ». Le même jour, le Président ghanéen, John Agyekum Kufuor a insisté sur le fait que « même si nous sommes en train de célébrer ces incroyables acquis sous le leadership de l’ONU et de ses agences, comme l’UNESCO, nous devons reconnaître qu’il reste encore un long chemin à parcourir ». Le 5 octobre, lors d’une séance lançant les cérémonies du 60e anniversaire de l’Organisation, les présidents allemand et afghan ont pris la parole sur le thème de la dignité humaine. Le Président Horst Kölher a insisté sur l’importance de la diversité culturelle. Pour sa part, Hamid Karzaï est revenu sur la douloureuse expérience afghane.

Le 10 octobre, Ivo Miro Jović, Président de la présidence collégiale de Bosnie-Herzégovine, s’est exprimé à son tour, insistant sur la nécessité d’une meilleure connaissance réciproque des différentes cultures, avant que le Président du Tadjikistan, Emomali Rakhmonov, ne plaide en faveur du dialogue interculturel et inter-religieux. Le lendemain, le Premier Ministre thaïlandais, Thaksin Shinawatra, et le Président portugais, Jorge Sampaio, se sont exprimés à leur tour, consacrant l’essentiel de leur intervention au thème de l’éducation.

La session a également été marquée par la tenue de deux tables rondes ministérielles. La table ronde « L’éducation pour tous »5 a réuni les 7 et 8 octobre 356 participants, dont 94 ministres et 10 vice-ministres de l’Education. L’autre table ronde ministérielle - intitulée « Les sciences fondamentales – levier du développement »6 - s’est tenue les 13 et 14 octobre. Une cinquantaine de ministres et hauts responsables des Sciences ont insisté sur la nécessité de renforcer les capacités des Etats membres en sciences fondamentales, « en tant que plate-forme d’un développement fondé sur la connaissance », mais aussi de renforcer les capacités en technologies de l’information et de la communication (TIC) des pays en développement, afin de réduire la fracture numérique.

Conformément au rôle qui lui est dévolu par l’Acte constitutif de l’Organisation, à savoir « déterminer l’orientation et la ligne de conduite générale de l’UNESCO », la Conférence générale a passé en revue l’ensemble des Programmes de l’Organisation. La préparation du projet de Stratégie à moyen terme (2008-2013) et celle du projet de programme et de budget (2008-2009) ont été examinées, ainsi que le programme et budget pour 2006-2007 dont les cinq priorités principales sont : l’éducation de base pour tous ; l’eau et les écosystèmes associés ; l’éthique des sciences et des technologies, en particulier la bioéthique ; la promotion de la diversité culturelle, l’accent étant mis sur le patrimoine matériel et immatériel ; l’autonomisation des populations par l’accès à l’information et au savoir, l’accent étant mis sur la liberté d’expression.

En ce qui concerne l’exercice 2006-2007, la Conférence générale a adopté le scénario proposé par le Directeur général, à savoir un budget de 610 millions de dollars, auquel vient s’ajouter une somme de 25 millions de dollars, alimentée par des contributions volontaires extrabudgétaires et destinée à renforcer l’action dans certains domaines prioritaires. L’éducation - qualifiée par le Directeur général de « priorité des priorités » - s’est vu allouer une enveloppe budgétaire de 107 millions de dollars et sera la principale bénéficiaire de la rallonge de 25 millions. Dans le budget, les programmes des sciences reçoivent près de 56 millions de dollars (sciences exactes et naturelles) et près de 31 millions (sciences sociales et humaines) ; le Programme culture s’est vu attribuer 50,5 millions et le Programme Communication et information près de 33 millions de dollars.

Parmi les nombreuses autres décisions de la session, on relèvera dans le domaine de l’éducation : la création à Ouagadougou (Burkina Faso) du Centre international pour l’éducation des filles et des femmes en Afrique (CIEFFA) et l’élaboration – en coopération avec l’OCDE – de lignes directrices sur la qualité dans l’enseignement supérieur transnational. Dans les domaines des sciences, il a été décidé d’institutionnaliser la Journée de la philosophie de l’UNESCO (créée en 2002) en proclamant le troisième jeudi de novembre Journée mondiale de la philosophie. La nécessité d’établir dans tous les océans et mers des systèmes d’alerte rapide aux tsunamis et autres risques océaniques dans le cadre d’un système mondial opérationnel de détection polyvalente et d’alerte multirisque a également été affirmée et la Conférence générale a recommandé que l’Assemblée générale des Nations Unies proclame 2008 Année internationale de la planète Terre et 2009 Année internationale pour l’astronomie.

Dans le domaine de la culture, outre la création d’un Centre pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel à Cuzco (Pérou), la Conférence a décidé que l’UNESCO serait le partenaire principal du Forum universel des cultures (Monterrey 2007) et a modifié les statuts du Comité intergouvernemental pour la promotion du retour de biens culturels à leur pays d’origine ou de leur restitution en cas d’appropriation illégale pour lui permettre d’agir dans les domaines de la médiation et de la conciliation. Elle a aussi apporté son soutien à l’idée d’un Fonds pour le patrimoine mondial africain et de nombreuses voix se sont élevées pour que l’UNESCO agisse davantage dans le domaine des langues.

En ce qui concerne la communication et l’information, la Conférence générale a réaffirmé son soutien à la notion d’édification de sociétés du savoir et aux quatre principes fondamentaux qui la sous-tendent : liberté d’expression, éducation de qualité pour tous, accès universel à l’information et à la connaissance, respect de la diversité culturelle et linguistique. La Conférence générale a également souscrit aux principes contenus dans la Déclaration sur les médias et la bonne gouvernance et dans la Déclaration sur l’aide aux médias dans les zones de conflit et les pays en transition, adoptées par des professionnels des médias lors des célébrations de la Journée mondiale de la liberté de la presse, à Belgrade (2004) et Dakar (2005) respectivement. La Conférence générale a également affirmé le rôle de l’UNESCO dans la mise en œuvre du Plan d’action qui sera adopté lors de la dernière phase du Sommet mondial de la société de l’information (Tunis, 16 au 18 novembre prochain).

1) dont 109 ministres de l’Education, 30 ministres de la Culture, 16 ministres des affaires étrangères et 14 ministres des Sciences
2) cf. notre communiqué de presse N°128
3) cf. notre communiqué de presse N°126
4) cf. notre communiqué de presse N°127
5) cf. notre communiqué de presse N°116
6) cf. notre communiqué de presse N°129


Photo © UNESCO/N. Burke






Source Communiqué de presse N°2005-130
Auteur(s) UNESCOPRESSE


 ID: 30349 | guest (Lire) Mise à jour: 25-10-2005 1:00 pm | © 2003 - UNESCO - Contact