UNESCO: United Nations Educational Scientific and Cultural Organization

Conférence générale de l'UNESCO - 33° Session

 Les sciences fondamentales et de l’enseignement des sciences : une priorité pour les ministres chargés de la science
La table ronde sur « Les sciences fondamentales : levier du développement », qui s’est tenue pendant la 33e session de la Conférence générale de l’UNESCO, a réuni les ministres ou responsables de la politique scientifique d’une cinquantaine de pays.

Dans son allocution d’ouverture, le Directeur général de l’Organisation, Koïchiro Matsuura, a souligné la nécessité pour les gouvernements de « réévaluer la priorité qu’ils donnent à l’enseignement des sciences et à la recherche scientifique, ainsi qu’à leur impact sur les politiques de développement dans leur ensemble ». « La science conduit à des avancées technologiques et à des bénéfices économiques qui offrent une opportunité unique pour satisfaire les besoins humains élémentaires, pour réduire la pauvreté, pour protéger l’environnement et pour améliorer la qualité de la vie », a-t-il déclaré.

Les participants à la table ronde sont parvenus à un ensemble de conclusions communes. Ils se sont mis d’accord sur l’accent devant être mis sur une éducation « propre à motiver les élèves ou étudiants à tous les niveaux de l’enseignement – préprimaire, primaire, secondaire et supérieur – ainsi que dans les environnements informel et non formel ». Des moyens novateurs devraient être mis au point, afin de stimuler la créativité des jeunes et leur permettre d’apprécier la valeur de la science.

Les participants ont également insisté sur la nécessité de renforcer les capacités des Etats membres en sciences fondamentales, « en tant que plate-forme d’un développement fondé sur la connaissance », mais aussi d’accroître celles des pays en développement dans le domaine des Technologies de l’information et des communications (TIC), afin de réduire la fracture numérique. Ils ont affirmé : « l’investissement dans les domaines de la recherche en sciences fondamentales devrait être mû par les priorités nationales et régionales ».

Par ailleurs, les délégations se sont penchées sur la question de l’exode des cerveaux, qu’il convient de freiner. Elles ont réaffirmé la nécessité de garantir une égale participation des hommes et des femmes à la prise de décision scientifique.

La poursuite de ces objectifs doit s’appuyer sur un développement des coopérations Sud-Sud autant que Nord-Sud, les centres et réseaux d’excellence régionaux ayant un rôle essentiel à jouer, mais aussi sur des partenariats entre secteur public et secteur privé.

Les participants à la table ronde invitent donc l’UNESCO à accroître son effort pour promouvoir les sciences fondamentales et l’enseignement des sciences, pour renforcer les chaires UNESCO et les centres d’excellence et pour soutenir la mise en œuvre de politiques scientifiques et techniques dans les pays en développement. Cet effort doit aller de pair avec la promotion d’un accès équitable à l’information et à la littérature scientifique, mais aussi avec celle de la dimension éthique de la pratique des sciences.

 





Contact éditorial : Sue Williams, Section des relations avec la presse - Email

Source Communiqué de presse N°2005-129