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Contribuer au débat démocratique.  
Le Directeur général de l’UNESCO déplore les nouvelles restrictions de la liberté de la presse au Népal

17-10-2005 6:20 pm Le Directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura, a déploré aujourd’hui les sévères restrictions de la liberté de la presse et de la liberté d’expression, préconisées par l’ordonnance gouvernementale du 9 octobre au Népal. Cette nouvelle législation fait suite aux restrictions de la liberté de la presse et de la liberté d’expression imposées au Népal après la dissolution du gouvernement et la proclamation de l’état d’urgence en février dernier. Koïchiro Matsuura a réitéré l’inquiétude qu’il avait exprimée à ce moment-là : « Des médias avaient été alors fermés ou mis sous contrôle des forces armées, les publications d’information critique interdites et des journalistes arrêtés. Ces actes représentent autant d’attaques à l’indépendance des médias et, par conséquent, au progrès démocratique. Les nouvelles restrictions des droits des médias préconisés par cette ordonnance laissent penser que la situation s’aggrave. »

Rappelant que la mission de l’UNESCO consiste à défendre la liberté d’expression et la liberté de la presse, en tant que piliers des sociétés démocratiques, Koïchiro Matsuura a appelé aujourd’hui les autorités népalaises à reconsidérer leur décision. « A un moment où l’on annonce la préparation d’élections démocratiques au Népal, une législation qui justifie la censure et limite la possibilité pour les médias de faire leur travail paraît incompatible avec un processus électoral libre et transparent », a déclaré le Directeur général. « J’appelle le gouvernement népalais à réfléchir à nouveau à la sagesse de cette ordonnance. Une reconsidération de l’ordonnance constituerait un signe de respect des médias libres, pluriels et indépendants qui sont une condition indispensable à la démocratie et la bonne gouvernance. »

L’ordonnance a été condamnée par bon nombre d’organisations de la presse, dont l’International Press Institut et Reporters sans frontières, pour avoir interdit des programmes d’information, durci les peines encourues pour les violations des lois sur la presse, amendé les lois sur la presse en vigueur et interdit aux médias d’informer sur « tout sujet pouvant porter atteinte aux partis politiques ».

L’UNESCO est la seule agence des Nations Unies qui a un mandat pour défendre la liberté d’expression et la liberté de la presse. L’article 1 de son Acte constitutif déclare que l’Organisation se propose «d'assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples ». Pour y parvenir l’Organisation doit favoriser « la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d’information des masses et recommande, à cet effet, tels accords internationaux qu’elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l’image…»






Source Communiqué de presse N°2005-124
Auteur(s) UNESCOPRESSE


 ID: 30215 | guest (Lire) Mise à jour: 18-10-2005 3:34 pm | © 2003 - UNESCO - Contact