UNESCO: United Nations Educational Scientific and Cultural Organization

Conférence générale de l'UNESCO - 33° Session

 La Conférence générale accueille une Table ronde parlementaire
En marge de la 33e session de la Conférence générale, l’UNESCO a accueilli, le mercredi 12 octobre 2005, une Table ronde parlementaire.

Ouverte par le Directeur général, cette réunion avait à son ordre du jour deux thèmes en rapport avec deux des priorités clés de l’Organisation : l’éducation pour tous, d’une part, et la ratification des conventions internationales sur le patrimoine culturel, d’autre part.

« Les Parlementaires sont toujours les bienvenus à l’UNESCO », a lancé M. Matsuura, s’adressant aux parlementaires venus de toutes les régions du monde et notamment aux représentants de Parlatino, et de l’Assemblée parlementaire de la francophonie. « Notre partenariat, instauré depuis plusieurs années déjà, est pour nous essentiel dans les efforts que nous déployons pour améliorer la qualité de la vie par l’éducation, la science, la culture et la communication et, très concrètement, pour que nos programmes bénéficient à la nation tout entière dans les États membres. Cette coopération constructive, nous souhaitons la faire vivre au quotidien et vous donner les moyens de donner une forme tangible aux programmes de l’UNESCO dans vos pays respectifs. », a-t-il ajouté.

Après avoir rappelé que l’éducation pour tous, qui contribue à deux des objectifs du Millénaire pour le développement, nécessitait « la mobilisation de tous pour sa réalisation effective », le Directeur général a insisté sur le fait que : « L’ éducation de qualité a un coût, qui doit être assumé par chaque Gouvernement, même si la solidarité internationale doit aussi se mobiliser pour soutenir les efforts des nations les plus démunies ». « Vous avez, a-t-il ajouté, en tant que parlementaires, une responsabilité considérable à soutenir cet effort, et à militer pour que des crédits suffisants soient alloués, dans les budgets nationaux, à l’éducation. Vous avez aussi, en tant que Parlementaires, le pouvoir, et le devoir, de vous faire les porte-parole de l’Education pour tous, de veiller à ce que le droit à l’éducation s’inscrive dans toutes les législations, ainsi que de faire en sorte que soient développées des politiques éducatives ambitieuses, tout autant que les mécanismes de suivi de leur mise en œuvre ».

Dans le domaine de la culture, M. Matsuura a invité les Parlementaires à exercer également leur « responsabilité citoyenne » en veillant à la ratification des conventions de l’UNESCO en matière de patrimoine. « Ces conventions recouvrent le large spectre des réalités patrimoniales – qu’il s’agisse de ses aspects matériels, immatériels, subaquatiques ou encore du trafic illicite des biens culturels. Ces instruments forment, dans leur ensemble, un véritable arsenal de protection de la diversité culturelle, qualifiée à juste titre dans la Déclaration universelle de l’UNESCO pour la diversité culturelle de patrimoine commun de l’humanité aussi nécessaire qu’est la biodiversité dans l’ordre du vivant ».

En conclusion, le Directeur général, a invité les Parlementaires à faire appel, tout au long du processus législatif, à l’expertise internationale de l’UNESCO « Dans beaucoup de domaines-clés de la législation ou pour la ratification des Conventions internationales, les travaux de notre Organisation peuvent enrichir votre réflexion et apporter des données essentielles », a-t-il dit. M. Matsuura a également incité les Parlements qui ne l’ont pas encore fait à rejoindre le réseau de coopération lancé à la précédente Conférence générale avec l’Union interparlementaire, au niveau national par la désignation de points focaux parlementaires en liaison directe avec les Commissions nationales pour l’UNESCO.

A l’issue de la Table ronde, les Parlementaires ont adopté un communiqué. « Constatant le besoin d’un dialogue soutenu et permanent entre les parlementaires, leurs associations et l’UNESCO et conscients du rôle des parlements dans la promotion de l’Education pour tous et dans la ratification des conventions internationales pour la protection du patrimoine culturel », ils ont ainsi réaffirmé leur engagement en faveur des six objectifs de Dakar, récemment réaffirmés par les dirigeants du monde entier lors du Sommet des Nations Unies à New York en septembre 2005.

A cet égard, ils se sont engagés à promouvoir dans leurs pays respectifs le programme relatif à l’EPT par la mobilisation et le plaidoyer, et par l’adoption des mesures législatives, des politiques et des budgets nécessaires à l’atteinte des objectifs de l’éducation pour tous, et soutiennent le rôle de chef de file de l’UNESCO dans le processus de l’EPT. Par ailleurs, compte tenu de l’importance de la protection du patrimoine culturel pour le respect de la diversité culturelle et l’identité des individus, ils se sont engagés à promouvoir la ratification des différentes conventions internationales de l’UNESCO pour la protection du patrimoine culturel.

 





Source Flash Info n°177-2005