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Le filtre à eau anti-arsenic peut sauver des dizaines de millions de vies : l’UNESCO-IHE lance un appel aux donateurs
Contact éditorial : Jasmina Sopova, Section des relations avec la presse, tél. +33 (0)1 45 68 17 17 - Email

13-10-2005 4:00 pm Un nouveau filtre à eau anti-arsenic qui peut sauver des dizaines de millions de vies à travers le monde, a été lancé aujourd’hui à l’UNESCO. Simple et écologique, ce filtre utilise comme absorbant un produit dérivé que l’on trouve un peu partout et qui ne coûte rien. Il a été développé par l’Institut UNESCO-IHE pour l’éducation relative à l’eau*.Gamma_300.jpg La présence de l’arsenic dans l’eau est due aux phénomènes naturels mais aussi à certaines activités humaines (exploitation minière, fonte de minerais, centrales électriques au charbon). Il n’existe pas de thérapie contre l’empoisonnement par l’arsenic présent dans l’eau potable. La prévention reste la seule arme contre ce fléau qui touche un très grand nombre de pays, du Bangladesh aux Etats-Unis, en passant par l’Argentine, le Chili, la Chine, le Ghana, la Hongrie, l’Inde ou le Mexique.

« Une concentration d’arsenic 15 à 20 fois plus élevée que le maximum acceptable a été constatée dans l’eau potable d’un bon nombre de pays, dont la Grèce ou la Serbie-et-Monténégro », a dit Branislav Petrusevski, directeur du projet à l’Institut UNESCO-IHE, en précisant que, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le maximum acceptable est de 0,01mg par litre d’eau. Il a ajouté : « Au Bangladesh, par exemple, la concentration d’arsenic dans les eaux souterraines est de 1,8 mg/litre ». Selon l’OMS, 30 millions de personnes sont touchées dans ce pays.

« Les récentes recherches médicales montrent qu’une exposition à long terme, même à des niveaux très bas de concentration d’arsenic, peut provoquer des cancers et des effets nocifs sur la santé de l’homme », a-t-il poursuivi.

Le Directeur de l’équipe internationale qui a travaillé sur le projet de filtre ces 5 dernières années a ensuite expliqué : « La technologie que nous avons développée utilise le sable enrobé d’oxyde de fer comme matériau d’absorption de l’arsenic […]. Produit en usine, ce matériau coûte cher. En outre, quand sa capacité d’absorption est épuisée, on doit le remplacer et trouver des moyens de s’en débarrasser ».

L’équipe de l’Institut a misé sur le sable enrobé d’oxyde de fer que l’on trouve dans les stations de traitement des eaux. Il s’agit du sable naturel utilisé comme filtre pour l’élimination du fer et qui doit être jeté après un certain nombre d’années. « Nous avons trouvé », a dit Branislav Petrusevski, « que ce sable qui s’est enrobé d’oxyde de fer au fil du temps, était un excellent absorbant de l’arsenic dans l’eau. Comme il est gratuit, le coût de la technologie basée sur lui reste modique ».

Facile à utiliser, le filtre de l’Institut UNESCO-IHE fonctionne sans électricité et peut être fabriqué localement. Il est idéal pour un usage domestique, car il peut éliminer l’arsenic de 100 litres d’eau par jour, subvenant ainsi aux besoins quotidiens de 20 personnes.

Depuis février 2004, 14 ‘filtres familiaux’ sont testés dans des zones rurales du Bangladesh. Après plus d’un an et demi d’utilisation quotidienne, 12 d’entre eux continuent d’éliminer l’arsenic, sans qu’il y ait eu besoin de changer ou régénérer le sable. La concentration de l’arsenic est pourtant de 0,5 mg/litre. Dans une deuxième phase, le projet prévoit de tester 1000 autres filtres au Bangladesh.

« Parallèlement, nous avons développé une procédure de régénération du sable usé, simple et peu onéreuse », a dit le directeur du projet. « Cette procédure est particulièrement importante pour les applications centralisées d’élimination de l’arsenic. » Le modèle industriel du filtre, destiné aux compagnies et distributeurs d’eau, est actuellement testé en Grèce et en Hongrie. D’un coût très bas, comparable à celui du traitement conventionnel des eaux, cette procédure de régénération réduit aussi l’impact sur l’environnement.

Présentant les activités de l’Institut UNESCO-IHE et du Programme hydrologique international de l’UNESCO, leurs directeurs respectifs, Richard A. Meganck et Andras Szollosi-Nagy, ont mis en relief les avantages de cette nouvelle technologie et ont lancé un appel aux donateurs pour soutenir sa production à grande échelle.

* L’Institut UNESCO-IHE (Delft, Pays-Bas) offre des programmes de formation et de recherche post-universitaires dans les domaines de l’eau et de l’environnement, destinés à des professionnels provenant des pays en voie de développement.

Photo © Gamma/Hachette Filipacchi/Lathigra F.S.P. Une femme montre ses mains couvertes de pustules.






Source Communiqué de presse N°2005-121
Auteur(s) UNESCOPRESSE


 ID: 30103 | guest (Lire) Mise à jour: 15-10-2005 10:56 am | © 2003 - UNESCO - Contact