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Timor Oriental : préserver le patrimoine culturel

15-05-2002 10:00 pm Paris - A l'heure ou le Timor oriental s'apprête à accéder à l'indépendance, lundi 20 mai, le Directeur général de l'UNESCO, Koïchiro Matsuura, lance un appel à la communauté internationale afin d'aider ce jeune Etat à préserver son patrimoine culturel et à le mettre en valeur. Se référant aux destructions massives qui ont suivi le référendum en faveur de l'indépendance en ao?t 1999, Koïchiro Matsuura déclare dans une lettre aux 188 Etats membres de l'UNESCO: " On s'en est pris à ce patrimoine en raison de son importance pour l'identité nationale, qui devrait, au contraire, l'amener à être sauvegardé comme le symbole d'une communauté de destin et la promesse d'un avenir partagé ". Appelant les gouvernements à contribuer à un " Fonds spécial pour la préservation du patrimoine culturel du Timor oriental ", le Directeur général souligne que ceux qui répondront favorablement " contribueront non seulement à la sauvegarde et à la restauration d'un patrimoine culturel important, mais aussi, ce faisant, à la construction et à la consolidation d'une jeune nation indépendante qui mérite le plein appui de la communauté internationale ".

Dès la fin de l'année 1999 - en coopération avec la Banque mondiale, l'ATNUTO (l'Administration transitoire des Nations Unies au Timor oriental) et le gouvernement du Portugal - l'UNESCO a apporté une assistance technique à la restauration de l'Uma Fukun. Cet édifice colonial portugais, le plus ancien de la capitale, Dili, est appelé à devenir le musée national du Timor oriental et un centre culturel. L'UNESCO met aussi en œuvre d'autres projets, notamment pour renforcer les compétences locales et restaurer des maisons traditionnelles (les Uma Luliks) dans la région de Fataluka, avec le soutien financier de partenaires et l'aide de l'Université de Melbourne, en Australie.

Une fois restauré, l'Uma Fukun accueillera, entre autres, des œuvres rescapées des pillages et des graves dommages subis par l'ancien musée du Timor oriental. En coopération avec le musée de Darwin et l'Université de Melbourne (Australie), l'UNESCO a pu sauver et restaurer une collection de 476 œuvres uniques au monde, parmi lesquelles figurent des statuettes ancestrales en bois, des céramiques du néolithique et des porcelaines chinoises. Par ailleurs, la collection devrait bientôts'enrichir d'autres œuvres originaires du Timor oriental, actuellement conservées à l'étranger.

Dans le cadre des célébrations de l'indépendance, l'UNESCO a inauguré, le 14 mai à Dili, une exposition sur le développement urbain de la capitale et l'histoire de l'Uma Fukun. Elle a également prévu la signature d'un accord avec le nouveau gouvernement et l'Agence japonaise de coopération internationale (JICA). Cet accord permettra à dix professionnels locaux de devenir conservateurs du futur musée, après avoir suivi des cours à Dili et au Musée national d'ethnologie d'Osaka, au Japon. Ce projet est financé à parts égales par l'UNESCO et la JICA, à hauteur de 110 000 dollars chacune.

Ces initiatives s'inscrivent dans le cadre de l'Année des Nations Unies pour le patrimoine culturel (2002). La situation du nouvel Etat timorais illustre particulièrement bien l'un des grands thèmes de cette Année, à savoir le rôle moteur que peut jouer le patrimoine culturel dans un processus de réconciliation nationale.

En coopération avec le nouveau gouvernement, l'UNESCO étudie également d'autres projets en faveur du patrimoine du Timor oriental. Elle pourrait notamment contribuer à l'élaboration de politiques culturelles et touristiques et à la définition d'une stratégie de conservation des sites sacrés et des réserves marines, comme l'île de Jaco et la Plage de Tutuala, dans l'extrême nord-ouest du pays. De même, l'Organisation envisage diverses actions de sauvegarde du patrimoine immatériel, comme l'enregistrementd'œuvres représentatives de la tradition orale et musicale du Timor oriental.

D'autre part, l'UNESCO accompagne le développement des médias locaux. Elle a introduit dans l'île le concept de radio communautaire et soutenu la création de deux radios pilotes (Radio Los Palos and Radio Malianas), en leur procurant du matériel, de l'expertise et des cours de formation. Elle a également contribué à la naissance de la première organisation professionnelle de journalistes (la Timor Lores Journalist Association), en fournissant de l'argent et de l'expertise pour mettre en œuvre un programme de formation animé par la Southeast Asian Press Alliance.

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Pour plus d'informations, contacter :

Stephen Hill
Directeur et représentant de l'UNESCO à Djakarta
Jalan M. H. Thamrin 14,
P.O. Box 1273/JKT, Djakarta
10002, INDONESIE
Tél : 00 62213141308 (bureau de Djakarta).

Philippe Delanghe: p.delanghe@unesco.org






Source Communiqué de presse N°2002-28
Auteur(s) UNESCOPRESSE


 ID: 2966 | guest (Lire) Mise à jour: 14-11-2002 5:35 pm | © 2003 - UNESCO - Contact