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Les présidents du Ghana et du Sri Lanka à l’ouverture de la 33e session de la Conférence générale

03-10-2005 6:30 pm La 33e session de la Conférence générale de l’UNESCO, qui a commencé aujourd’hui, a été marquée par la visite de la Présidente du Sri Lanka, Chandrika Bandaranaike Kumaratunga, et du Président du Ghana, John Ageyekum Kufuor.twopresidents_200.jpg Michael Abiola Omolewa (Nigeria), Président de la 32e session de la Conférence générale, organe suprême de l’UNESCO, a ouvert cette session. L’Ambassadeur Musa Bin Jaafar Bin Hassan, Délégué permanent du Sultanat d’Oman à l’UNESCO a été élu, cet après-midi, Président de la 33e session.

Michael Abiola Omolewa et Hans Heinrich Wrede (Allemagne), Président du Conseil exécutif, autre organe directeur de l’UNESCO, ont souligné tous les deux l’importance du travail de l’UNESCO, notamment dans le domaine de l’éducation. Michael Abiola Omolewa a insisté sur le rôle que les programmes de l’UNESCO peuvent jouer pour surmonter les défis du monde d’aujourd’hui, tels que la lutte contre les origines du terrorisme. Pour sa part, Hans Heinrich Wrede a mis en relief la contribution de l’UNESCO aux droits de l’homme et à la dignité humaine.

Le Directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura, a ensuite pris la parole, plaçant la 33e session de la Conférence générale dans le contexte du 60e anniversaire des Nations Unies et de l’UNESCO.

Rappelant le récent Sommet des Nations Unies, le Directeur général a déclaré : « nous nous savons engagés sur la voie de changements et mutations devenus indispensables […] L’Assemblée générale, en reconnaissant le rôle de l’éducation dans le développement et l’éradication de la pauvreté, et en s’engageant en faveur du Cadre d’action de Dakar sur l’Education pour tous (EPT) adopté au Forum mondial sur l’éducation en 2000, a sans aucun doute pris la mesure de l’urgence dans ce domaine ».

« De même », a-t-il poursuivi, « certains des grands principes et engagements pris lors du Sommet, concernant en particulier la culture, le développement durable, y compris la gestion de l’eau, la réponse aux catastrophes naturelles ou le dialogue des civilisations témoignent des priorités nouvelles auxquelles la communauté internationale est désormais prête à souscrire. […] Je crois que notre Organisation est mieux armée aujourd’hui pour faire face à ces défis et les relever. »

Dans son discours, la Présidente du Sri Lanka, Chandrika Bandaranaike Kumaratunga, a également souligné l’importance de l’éducation, qui est, selon elle « une expérience humaine cruciale […] L’éducation dans ses formes multiples, est le fondement de la compréhension entre les êtres humains, qui est une condition sine qua non de la justice, la liberté et la paix. »

La Présidente a soutenu haut et fort l’EPT et l’aide offerte par l’UNESCO pour atteindre les objectifs de l’Education pour tous d’ici à 2015. Evoquant les résultats exceptionnels obtenus au Sri Lanka, y compris l’égalité des sexes dans l’éducation, elle a souligné l’importance de l’éducation pour le développement économique et la paix, rappelant à quel point son pays a souffert de conflits ethniques pendant 20 ans.

« L’éducation », a-t-elle poursuivi, « engendre le dialogue et la compréhension entre des points de vue, cultures et systèmes de valeurs différents. Aujourd’hui, plus que jamais, le monde a besoin a besoin d’établir une culture du dialogue et de la compréhension. »

« La marche du monde est fondée sur la richesse de sa diversité ; il se nourrit d’elle », a déclaré la Présidente. Cette diversité trouve son expression dans les créations artistiques des individus, des communautés et des nations qui, en fin de compte, constituent leurs cultures. […] Nous ne pouvons pas permettre qu’une seule vision, un seul ensemble d’idées, un seul projet englobe le monde entier », a-t-elle ajouté.

La Présidente a exprimé sa reconnaissance au Directeur général pour avoir pris l’initiative « d’assister le Sri Lanka, de multiples façons, après le tsunami qui a dévasté les deux tiers de nos zones côtières, en décembre dernier […] L’UNESCO a rapidement établi un bureau spécial en vue de mesurer les dommages et destructions et de fournir de l’aide dans les domaines de l’éducation et de la culture. Nous sommes également reconnaissants du rôle majeur joué par l’UNESCO dans l’établissement d’un Système d’alerte aux tsunamis et d’atténuation de leurs effets dans l’océan Indien ».

Pour sa part, le Président du Ghana, John Ageyekum Kufuor, a fait le bilan des importants changements et progrès enregistrés dans le monde depuis la création, il y a soixante ans, des Nations Unies, en insistant sur le fait que « même si nous sommes en train de célébrer ces incroyables acquis sous le leadership de l’ONU et de ses agences, comme l’UNESCO, nous devons reconnaître qu’il reste encore un long chemin à parcourir. »

Le Président Kufuor a passé en revue l’histoire moderne de son pays, expliquant le retard dans son développement par des décennies de régimes dictatoriaux. Il a ajouté que son gouvernement a fait de l’éducation une priorité. « La réforme de notre système [éducatif] repose sur la sagesse collective et l’expérience amassées par l’UNESCO et se situe dans le droit fil de l’Education pour tous et des Objectifs du Millénaire des Nations Unies », a-t-il déclaré.

A propos des efforts de son pays en matière d’éducation, le Président à parlé du soutien fourni par l’UNESCO en matière de renforcement des capacités et de l’aide déployée par l’Organisation pour la création de l’Université de Cape Coast qui forme des enseignants et des spécialistes en pédagogie. Il a également évoqué l’aide de l’UNESCO pour le développement d’un programme d’éducation à distance, visant à améliorer les performances des enseignants ghanéens.

« Le gouvernement », a-t-il dit, « déploie énergiquement les TIC [technologies de l’information et de la communication] afin d’interconnecter tout le système éducatif et de manière générale, tout l’espace socioculturel du pays. Par conséquent, l’économie commence déjà à bénéficier de la délocalisation des services de traitement des données des parties développées du monde, comme le Royaume-Uni, par exemple. Mais pour suivre le rythme des changement rapides dans le domaine des télécommunications, le Ghana soutient l’appel international demandant de combler le fossé numérique entre les mondes développé et en développement », objectif qui est également une priorité de l’UNESCO.

En évoquant les catastrophes naturelles survenues dans le monde l’année passée, le Président Kuofor a dit : « Le monde doit tirer des leçons de ces catastrophes naturelles et trouver des pratiques appropriées de protection de l’environnement, afin de minimiser leurs effets à l’avenir. La science et la technologies doivent s’atteler à anticiper et prévenir de tels événements ».

« Si l’humanité n’est pas capable d’éradiquer les catastrophes naturelles », a-t-il ajouté, « elle doit être capable de réduire considérablement l’intolérance et le terrorisme. Cette terrible menace ne fait pas de différence entre celui qui est innocent et celui qui est perçu comme agresseur. Le tribut payé par les pays et familles concernés est incalculable. Tous les pays doivent continuer à s’unir pour combattre ce fléau et trouver les moyens de l’éradiquer.

A la suite de son élection à la présidence de la 33e session de la Conférence générale, lors de la séance de l’après-midi, Musa Bin Jaafar Bin Hassan a déclaré : « L’UNESCO doit devenir l’amie de ses Etats membres, anticiper leurs besoins et les crises qu’ils risquent d’affronter, plutôt que de réagir aux crises. {…] La mondialisation et ses implications nous imposent de prévoir des solutions globales, alors même qu’il nous faut résoudre à l’échelle locale, des problèmes d’ordre particulier ».

Le nouveau Président a ensuite souligné l’importance des Objectifs du Millénaire et de l’engagement de l’UNESCO, en particulier dans le domaine de l’éducation et de la parité entre les sexes. « L’éducation est le commencement et l’aboutissement de tout, » a-t-il déclaré. « L’éducation étant la pierre angulaire de l’édification du savoir, notamment du savoir moderne, nous ne pouvons que nous réjouir de la direction prise par notre Organisation dans la construction des sociétés du savoir. En effet, sans recours au savoir, les technologies de l’information et de la communication, qui sont aujourd’hui l’acteur principal de la construction du village planétaire, ne peuvent pas avancer. »

Le Directeur général de l’UNESCO a félicité le Président pour son élection, en le décrivant comme « un grand ami de l’UNESCO » avec qui il se réjouit de travailler au cours des deux prochaines années.

La 33e session de la Conférence générale se poursuivra jusqu’au 21 octobre.

Photo (1) © UNESCO/Michel Ravassard: La Présidente du Sri Lanka, Chandrika Bandaranaike Kumaratunga
Photo (2) © UNESCO/Michel Ravassard: Le Président du Ghana, John Ageyekum Kufuor.






Source Communiqué de presse N°2005-112
Auteur(s) UNESCOPRESSE


 ID: 29500 | guest (Lire) Mise à jour: 05-10-2005 9:19 am | © 2003 - UNESCO - Contact