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8 Mars, Journée Internationale de la Femme

06-03-2002 11:00 pm Paris - " La violence contre les femmes et les enfants n'est pas seulement une "question concernant les femmes". En effet, elle nous concerne tous car il s'agit d'égalité et d'équité ", rappelle le Directeur général de l'UNESCO, Koïchiro Matsuura, dans son message pour la Journée internationale de la femme, célébrée le 8 mars. Inscrivant son message dans le cadre de la Décennie internationale de la promotion d'une culture de la paix et de la non-violence au profit des enfants du monde (2001-2010), le Directeur général y dénonce les multiples formes de violences dont les femmeset les fillettes sont victimes dans tous les pays. Il lance " un appel aux gouvernements, aux organisations de la société civile et à la communauté internationale pour qu'ils défendent le respect des principes, règles et normes internationalement reconnus en matière de droits de la personne humaine, et en particulier des femmes et des enfants, droits inaliénables qui font partie intégrante des droits de l'homme universels ".

Les violences contre les femmes sont une des facettes des discriminations dont elles continuent d'être victimes, malgré les avancées sur le plan du droit : les deux tiers des 880 millions d'adultes analphabètes, ainsi que des 2,8 milliards de pauvres (vivant avec moins de 2 dollars par jour), sont des femmes. Les fillettes représentent les deux tiers des 113 millions d'enfants non scolarisés et la majorité des enfants qui abandonnent leur scolarité en cours de route.

La lutte contre les violences passe par la lutte contre les inégalités, à laquelle l'UNESCO contribue dans ses champs de compétence en aidant les femmes à occuper la place qui leur revient. Les femmes constituent l'un des groupes prioritaires de l'Organisation, dont tous les programmes, de l'éducation aux sciences en passant par la communication et la culture, doivent intégrer l'objectif de l'égalité entre les sexes.

L'éducation des filles est une priorité pour l'UNESCO, qui travaille aussi à l'élimination des stéréotypes sexistes dans les manuels scolaires et à la sensibilisation des enseignants à la questionde l'égalité. Pour promouvoir les femmes dans les carrières scientifiques, le programme "Femmes, science et technologie" regroupe une série de chaires universitaires et de réseaux associant plus de cinquante universités dans le monde. En communication, l'UNESCO participe à des projets, par exemple en Asie, pour renforcer l'accès des femmes aux nouvelles technologies. Enfin, ces dernières années, l'UNESCO a mené des recherches sur les méthodes traditionnelles de résolution des conflits par les femmes, en Afrique, et sur les rôles masculins et la violence.

On constate un manque de volonté politique dans ce domaine de la protection des femmes contre la violence. Il existe pourtant de nombreux textes normatifs internationaux, ratifiés par une majorité d'Etats, à commencer par la Déclaration universelle des droits de l'homme (1948), complétée par la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDAW, 1979), la Convention relative aux droits de l'enfant (1990) etla Déclaration sur l'élimination de la violence à l'égard des femmes (1993).

L'UNESCO vient d'ajouter un nouvel outil à cette panoplie avec la Déclaration universelle sur la diversité culturelle, adoptée par la Conférence générale en novembre 2001. Eneffet, l'article 4 de cette Déclaration, qui stipule : " Nul ne peut invoquer la diversité culturelle pour porter atteinte aux droits de l'homme garantis par le droit international, ni pour en limiter la portée ", peut représenter une référence importante pour les femmes et les organisations qui luttent, par exemple, contre des pratiques comme les mutilations sexuelles, les mariages précoces ou les "crimes d'honneur".

Dans son message, le Directeur général se réjouit des nouvelles opportunités qui s'offrent aux femmes en Afghanistan après la disparition du régime des taliban. L'UNESCO est engagée à leurs côtés et participe, notamment, à la Consultation des femmes afghanes, organisée à Kaboul du 6 au 8 mars 2002 par le ministère des Affaires des femmeset le Fonds des Nations Unies pour les femmes (UNIFEM), en collaboration avec d'autres agences des Nations Unies. Des Afghanes venues de tous les secteurs de la société sont invitées à y développer des recommandations concrètes concernant leur rôle dans la construction de la paix et la reconstruction de leur pays. Le Directeur général conclut d'ailleurs son message en citant la phrase d'une femme afghane : " Pour voler, un oiseau a besoin de ses deux ailes, la société aussi ".


Site web : Le message du Directeur général de l'UNESCO, Koïchiro Matsuura



Source Communiqué de presse N°2002-13
Auteur(s) UNESCOPRESSE


 ID: 2927 | guest (Lire) Mise à jour: 15-11-2002 5:01 pm | © 2003 - UNESCO - Contact