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Vingt-trois nouvelles réserves de biosphère ajoutées au réseau L’Homme et la biosphère (MAB) de l’UNESCO

29-06-2005 5:00 pm Vingt-deux nouveaux sites dans 17 pays ainsi qu’un site transfrontalier entre le Sénégal et la Mauritanie ont été ajoutés au Réseau mondial des réserves de biosphère du Programme L’Homme et la biosphère (MAB) de l’UNESCO. L’extension d’une réserve de biosphère existante a également été approuvée. Le Réseau compte désormais 482 sites dans 102 pays. Les additions et les changements apportés au Réseau mondial des réserves de biosphère, illustrant sa vitalité et les efforts continuels consacrés à améliorer sa qualité, ont été approuvés par le Bureau du Conseil international de coordination du MAB lors de sa réunion qui s’est tenue du 27 au 29 juin au siège de l’UNESCO à Paris. Le Programme MAB est un programme pionnier du développement durable sur une base scientifique depuis plus de 30 ans.

Les réserves de biosphère sont des endroits reconnus par le MAB où les communautés locales sont activement impliquées dans la gouvernance et la gestion, la recherche, l’éducation, la formation et la surveillance, travaillant en même temps au développement économique et à la conservation de la biodiversité. Les sites qui viennent d’être désignés réserves de biosphère ou étendus sont :

La réserve de biosphère de Barkindji (Australie), au Nord du fleuve Murray dans la Nouvelle Galles du Sud, comprend plusieurs zones humides de grande taille, qui abritent des oiseaux d’eau et des oiseaux migrateurs. Elle a été proposée par des fermiers et ONG locaux, afin de renforcer tant la préservation de l’environnement que le développement durable.

La réserve de biosphère de Wienerwald (Autriche), dans les environs de Vienne, est un paysage de petites collines, sources thermales, cours d’eau, prairies sèches ou humides et une vaste forêt, qui comprend également des zones agricoles de culture extensive. Elle compte 200 000 habitants et représente le lieu principal de loisirs de la capitale autrichienne congestionnée.

La réserve de biosphère de la Serra do Espinhaço (Brésil) couvre 3 millions d’hectares des Monts Espinhaço dans l’Etat du Minas Gerais avec des végétations typiques du cerrado (savane brésilienne) et de la Forêt atlantique. Agriculture familiale, récoltes des ressources naturelles et arts populaires contribuent au développement économique régional. Elle englobe des villes coloniales du XVIIIe siècle, telles que Ouro Preto (site du patrimoine mondial de l’UNESCO).

La réserve de biosphère du Cabo de Hornos (Chili) est la première du Chili à être ajoutée au Réseau depuis plus de 20 ans. Située au Sud près du Cap Horn, elle comprend des zones maritimes, des îles et une côte forestière. Elle a une faible densité de population mais un fort potentiel touristique.

La réserve de biosphère d’Alto de Bernesga, celle de Los Valles de Omaña y Luna et celle de Los Argüellos (Espagne) sont trois nouveaux éléments d’une réserve de biosphère de plus grande taille qui comprendra dans son ensemble la Gran Cantábrica, chaîne montagneuse peu peuplée du Nord de l’Espagne. Elle vise à fournir un cadre permettant la coordination de l’utilisation des terres, afin d’assurer la conservation de grands mammifères rares comme le loup et l’ours, tout en favorisant un écotourisme de qualité et une industrie responsable.

La réserve de biosphère d’Area de Allariz (Espagne), en Galice, est importante pour ses valeurs culturelles et l’utilisation durable des terres permettant la conservation de la flore et de la faune locales. Des sites adjacents devraient être désignés prochainement, pour connecter la zone à la future réserve de biosphère de Gran Cantábrica.

La réserve de biosphère de Gran Canaria (Espagne) couvre quelque 40 % de l’île et contient l’intégralité des bassins de captation des eaux du sommet des montagnes aux plages et aux zones maritimes, en passant par les vallées utilisées pour l’agriculture. Le site va être vraisemblablement étendu dans un avenir proche.

La réserve de biosphère de la Sierra del Rincón (Espagne), proche de Madrid, est caractérisée par des forêts de pins et de chênes, des collines rocailleuses et des vallées de pâturages, ainsi que par une grande variété d’espèces associées à une longue histoire d’agriculture et d’élevage. L’un des défis les plus importants est de ranimer les économies des petits villages qui périclitent afin d’améliorer les valeurs naturelles et culturelles.

La réserve de biosphère de Shouf (Liban) est la première du Liban. Elle couvre environ 5 % du pays et s’étend tout au long de la chaîne ouest du Mont Liban à une altitude de 1000 à 2000 mètres. Elle comprend 24 villages et deux zones protégées : la Réserve de cèdres Al-Shouf et la zone humide Ammiq.

La réserve de biosphère d’Utwe (Etats fédérés de Micronésie) est la première en Micronésie, dans le Pacifique Sud. Elle a un biodiversité importante, avec des forêts tropicales, une forêt de mangroves, des fonds d’algues et des récifs de coraux. La candidature avait été préparée par les communautés de l’Etat de Kosrae, qui ont une longue tradition de préservation des ressources naturelles par le biais du droit coutumier.

La réserve de biosphère mongole de Dornod (Mongolie), dans la partie orientale de la Mongolie à la frontière chinoise, est un écosystème tempéré - prairies et de steppes - peu peuplé, qui abrite quelques-unes des plus grandes hardes existantes de gazelles de Mongolie et plusieurs espèces d’oiseaux rares et menacées.

La réserve du Mont Elgon (Ouganda), à la frontière avec le Kenya, est une zone de captation des eaux d’importance régionale, fondamentale pour la vie des communautés locales. Des discussions ont lieu en ce moment pour unifier le site avec la réserve de biosphère du Mont Elgon au Kenya, afin de former une réserve de biosphère transfrontalière et de faciliter la coopération transfrontalière.

La réserve de biosphère de Ngaremeduu (Palau), la première de Palau, Pacifique Sud-Ouest, couvre une grande baie et une zone côtière à forte densité de marais de mangroves. Les zones maritimes centrales abritent des espèces de crabes, poissons et clams, économiquement importantes. Les populations de trois Etats au sein de Palau ont préparé la candidature en utilisant une approche communautaire.

La réserve de biosphère du Chaco (Paraguay) a été sélectionnée pour ses écosystèmes de forêt sèche de la région de Chaco et leur riche diversité écologique qui courent, cependant, un grand risque d’être transformés en pâturages. La désignation en tant que réserve de biosphère aidera également à protéger les territoires des communautés indigènes locales et leur identité culturelle.

L’extension de la réserve de biosphère de Bialowieza (Pologne) ajoute une vaste zone au site original, un parc national sur la frontière orientale du pays, vestige des antiques forêts de l’Europe centrale et habitat du bison européen.

Le lac Khanka (Fédération de Russie) est l’un des plus grands lacs d’eau douce d’Asie de l’Est. La réserve de biosphère est composée de zones humides, marais, steppes et zones lacustres. Egalement site Ramsar*, elle est particulièrement connue pour la grande variété de ses espèces d’oiseaux et de poissons. Eviter la pollution due à l’agriculture et à l’industrie est aujourd’hui la préoccupation principale.

Les réserves de biosphère de Serali et de Raifa (Fédération de Russie) sont deux éléments d’une future réserve de biosphère de plus grande taille - qui sera créée le long de la Volga à proximité de Kazan, une ville du patrimoine mondial - dotée d’une originale gestion régionale des terres et des ressources en eau.

La réserve de biosphère transfrontalière du Delta du fleuve Sénégal (Sénégal et Mauritanie) est la seconde réserve du type transfrontalier en Afrique. Elle couvre une mosaïque d’écosystèmes du delta et des côtes à l’embouchure du fleuve Sénégal qui forme la frontière entre les deux pays. L’un des plus grands sanctuaires de l’Afrique de l’Ouest pour les oiseaux migrateurs, elle contient cinq sites Ramsar et deux sites du patrimoine mondial, dont la ville de Saint-Louis. La gestion durable coordonnée du fleuve est fondamentale pour les deux pays.

La réserve de biosphère de Bundala (Sri Lanka), au Sud-Est du pays, est caractérisée par des lagons, des fonds vaseux découverts à marée basse, des plages, des dunes de sable, des prairies et des forêts. Important sanctuaire d’oiseaux et site Ramsar depuis 1991, elle abrite également éléphants, tortues de mer, flamants roses et les rares cigognes à cou noir.

La réserve de biosphère de Kristianstad Vattenrikke (Suède), à l’extrême Sud très peuplé du pays, autour de la ville de Kristianstad, est entourée de terres agricoles, de forêts et des prairies humides d’importance internationale pour les oiseaux. Des innovations pour éviter des conflits d’intérêt ont été lancées, comme le « projet Haymaking », dans lequel un fermier local a mis au point un équipement pour ramasser le foin même dans des conditions d’humidité extrême. C’est un site pilote pour le renforcement du développement économique et humain.

La réserve de biosphère de Camili (Turquie), dans les monts Kaçkar à la frontière avec la Géorgie, habitat de l’ours brun, du loup et du lynx, incorpore une importante route migratoire pour les oiseaux. La réserve, la première de Turquie, génèrera des opportunités de revenus (agriculture biologique, production de miel, écotourisme) pour les habitants de ses six villages.

De plus, le Bureau du MAB a débattu d’une modification de délimitation de la réserve de biosphère de Dunaisky (Ukraine). Le Bureau a demandé plus d’information aux autorités ukrainiennes sur le projet controversé de construction d’un canal de navigation à travers le delta du Danube qui est une réserve de biosphère transfrontalière avec la Roumanie.

* Les sites Ramsar sont protégés par la Convention relative aux zones humides d'importance internationale (1971), qui promeut leur conservation et utilisation rationnelle.


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Source Communiqué de presse N°2005-76
Auteur(s) UNESCOPRESSE


 ID: 28229 | guest (Lire) Mise à jour: 04-07-2005 3:02 pm | © 2003 - UNESCO - Contact