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Le Président nigérian Obasanjo célèbre à l’UNESCO la Journée de l’Afrique

25-05-2005 6:50 pm Le Président du Nigeria, Olusegun Obasanjo, qui préside également l’Union africaine (UA), a mis en avant les réalisations de l’Afrique, ses plans de développement et ses attentes lors de sa visite à l’UNESCO à l’occasion de la célébration de la Journée de l’Afrique. Durant cette visite, le Président Obasanjo et le Directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura, ont signé un communiqué conjoint ouvrant la voie à une coopération renforcée.obasanjo_250.jpg « Aujourd’hui, je veux célébrer l’Afrique, montrer qu’elle est sur la voie qui fera de cette région de faim, de douleur, de misère, de retard et de mauvaises nouvelles perpétuelles un continent d’opportunités, de potentialités et de progrès », a déclaré le Président Obasanjo.

Passant en revue les récents efforts de la communauté internationale visant à soutenir l’Afrique « dans son combat pour rompre le cycle de pauvreté et de conflit qui l’affaiblit », le Président a parlé d’une « nouvelle vague de réformes » en Afrique, des réformes « basées sur le dialogue, la consultation, un suivi et une révision permanente […] ». Il a averti que la dette constituait « un obstacle pour la croissance et le développement, et donc un obstacle pour la consolidation démocratique ». Il a affirmé que les réformes déjà entreprises en vue de promouvoir la bonne gouvernance et de créer un environnement favorable au secteur privé justifiaient un allègement de la dette extérieure. « L’Afrique ne se développera pas et ne fera pas de progrès tant que ses maigres ressources seront englouties par le service de la dette […]. Nous ne pouvons tout simplement pas courir avec les jambes entravées et les bras attachés dans le dos ».

Le Président a évoqué l’engagement de l’Afrique en faveur de la paix et de la résolution des conflits et déclaré : « En Afrique de l’Ouest, l’UA, agissant en accord étroit avec la CEDEAO [Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest], œuvre sans relâche pour une paix durable dans la sous-région. Ainsi, en Côte d’Ivoire, l’accord souscrit sous les auspices de l’UA a été étroitement surveillé afin d’éviter les pièges qui pouvaient faire échouer le programme de désarmement et l’élection fixée pour le mois d’octobre […]. Au Togo, nous avons pu éviter un coup d’état militaire déguisé et limiter les violences que l’on pouvait attendre après 38 ans de pouvoir personnel. Nous avons eu une élection qui constituera la base pour un gouvernement d’unité nationale et de réconciliation. La CEDEAO, l’UA et l’ONU gèrent ensemble la situation en Guinée Bissau », a poursuivi le Président nigérian.

Les efforts en faveur de la paix et de la stabilité en Afrique de l’Ouest s’accompagnent d’efforts visant à mettre pleinement en oeuvre des accords de libre échange pour la région et à créer une zone monétaire dans le cadre d’un espace douanier commun et d’un marché unique, a ajouté Olusegun Obasanjo, précisant que cela pourrait ouvrir l’ensemble de la région aux investisseurs.

Le Président a également été optimiste quant aux progrès de la paix et de la stabilité en République démocratique du Congo, au Soudan, Tchad, Rwanda, Burundi, en Somalie, Erithrée, Ethiopie, au Nigeria et Cameroun et il a déclaré à propos de la question du Sahara que « nous dépendons des Nations Unies pour une solution durable ».

Les progrès « ne veulent pas dire que les plus de 800 millions de personnes et les 54 nations n’ont pas des problèmes et des défis. Ils signifient seulement que nous avons un nouveau sens de l’histoire, une nouvelle appréciation des équilibres globaux, une meilleure vision des contraintes et défis posés par la mondialisation, et un sens accru de l’unité interne en vue de promouvoir la croissance, le développement et la démocratie », a ajouté Olusegun Obasanjo.

Parlant de la nécessité « d’inverser l’exode des cerveaux et des bras », le Président a déclaré : « quels que soient les changements que nous devrons entreprendre ou promouvoir dans les décades à venir, ils devront avoir un contenu local substantiel pour correspondre à notre culture, nos visions du monde, notre réalité industrielle et notre spiritualité ». Dans ce contexte, il a remercié le Directeur général de l’UNESCO pour son appui aux programmes de l’Organisation en Afrique et au Nigeria.

Pour sa part, Koïchiro Matsuura a déclaré que « la Journée de l’Afrique constitue pour le continent une occasion d’être fier de ses réalisations et de regarder l’avenir avec espoir et confiance ».

Il a souligné la coopération croissante entre l’UNESCO, l’Union africaine et le Nouveau partenariat pour le développement en Afrique (NEPAD). Il a annoncé que la base d’un nouvel accord de coopération a été préparée lors de la visite, la semaine dernière, d’une délégation de la Commission de l’Union Africaine, dirigée par son Président, Alpha-Oumar Konaré. L’accord de coopération, mettant l’accent sur l’éducation et le développement des ressources humaines, sera signé ultérieurement.

Le Directeur général a aussi souligné la coopération en matière de science et de technologie : « Nous reconnaissons que la recherche scientifique est un domaine prioritaire. Alors que l’Afrique ne manque pas de talent dans ce domaine, l’absence de réseaux scientifiques au sein du continent et avec les autres continents constitue un handicap majeur ».

Koïchiro Matsuura a annoncé sa décision de mettre en place des bourses Mori* afin de contribuer à surmonter ce problème. « Ces nouvelles bourses, financées par un fonds du gouvernement japonais, permettront à 20 doctorants d’Afrique sub-saharienne de poursuivre leur recherche scientifique grâce à deux séjours de six mois (sur une période de deux ans) dans un institut de l’UNESCO, le Centre international Abdus Salam de physique théorique (CIPT) à Trieste (Italie) », a-t-il déclaré.

Appelant de ses vœux une coopération accrue en matière de culture, notamment en ce qui concerne le patrimoine matériel et immatériel, Koïchiro Matsuura a conclu : « J’espère aussi que, compte tenu de ses riches et variées traditions culturelles, le Nigeria sera parmi les premiers pays à ratifier la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel ».

* Du nom de l’ancien Premier ministre japonais Yoshiro Mori qui a reçu le G8 à Okinawa en 2000 et qui avait profité de l’occasion pour développer le dialogue entre les leaders du G8 et des dirigeants de pays en développement, notamment trois importants chefs d’Etats africains : les présidents Mbeki, Bouteflika et Obasanjo.

Photo © UNESCO/Michel Ravassard






Source Communiqué de presse N°2005-63
Auteur(s) UNESCOPRESSE


 ID: 27599 | guest (Lire) Mise à jour: 08-06-2005 9:43 am | © 2003 - UNESCO - Contact