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Vers un système d’alerte aux tsunamis : Pour le Directeur général de l’UNESCO, il reste beaucoup à faire
Contact éditorial : Sue Williams, Section des relations avec la presse, tél. +33 (0)1 45 68 17 06, portable +33 (0)6 14 69 54 98 - Email

15-04-2005 4:25 pm Le Directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura, a demandé aux pays du bassin de l’océan Indien et aux pays bailleurs de fonds de « s’engager sans réserve » en faveur de la création et de la mise en œuvre d’un système d’alerte aux tsunamis pour la région. Le Directeur général a lancé cet appel dans un message prononcé en son nom lors de la deuxième réunion internationale de coordination pour la mise en place d’un système d’alerte et de réduction des effets des tsunamis dans la région de l’océan Indien, qui se tient en ce moment à Grand Baie, à Maurice. La réunion évalue les progrès réalisés en vue d’un tel système qui devrait être en place en juin 2006.

« La nature nous a envoyé un nouvel avertissement », a déclaré le Directeur général, en évoquant le grave tremblement de terre qui a frappé un chapelet d’îles au large de Sumatra (Indonésie) le 28 mars, provoquant la mort de plusieurs centaines de personnes et causant d’importants dégâts.

Bien que l’information sur le séisme ait été rapidement transmise par le Pacific Tsunami Warning Centre, à Hawaï, et l’Agence météorologique japonaise, « nous n’avons toujours pas les moyens de détecter la présence d’un tsunami dans la partie orientale de l’océan Indien », a poursuivi le Directeur général.

« Le risque de tsunami est réel et nous ne pouvons pas nous permettre de ne pas être prêt en cas de nouvelle grande catastrophe […] Je demande donc à tous les gouvernements participant à cette initiative, en particulier ceux qui n’ont pas été touchés et pour qui l’urgence à agir peut sembler moins évidente, de s’engager sans réserve. Ils peuvent le faire en identifiant tout de suite dans leurs pays des contacts destinés à recevoir les informations sur les tsunamis ».

A ce jour, 16 pays de la région ont désigné de tels contacts.

Koïchiro Matsuura a aussi réitéré sa conviction qu’un système d’alerte aux tsunamis à la fois solide, efficace et bâti pour durer devrait être « totalement intégré dans le système mondial d’observation de l’océan qui sert à détecter d'autres risques climatologiques tels que les ondes de tempêtes ou les cyclones ».

Vouloir installer un tel système pour l’océan Indien d’ici à juin 2006 est un objectif « réaliste à condition que l’on se serve de ce qui existe en matière de réseaux de mesure et de communication, en travaillant immédiatement à leur modernisation et en considérant comme première priorité la mise en place de centres nationaux d’alerte », a déclaré le Directeur général.

Le Premier ministre de Maurice, Paul Raymond Berenger, qui a ouvert officiellement la rencontre aujourd’hui, a fait écho aux inquiétudes de Koïchiro Matsuura. « Temporiser, cela peut se traduire par davantage de pertes humaines, davantage de dommages et d’impacts négatifs irréversibles ».

Le Premier ministre a également souligné l’importance de la coopération internationale, partageant avec le Directeur général l’idée que le système devrait être construit « sur la base de la coopération internationale, en accord avec le principe d’un échange de données et d’informations ouvert, libre et sans restriction ».

Koïchiro Matsuura, Paul Raymond Berenger et le Directeur du Secrétariat interinstitutions pour la mise en œuvre de la Stratégie internationale pour la prévention des catastrophes (SIPC), Salvano Briceno, ont appelé les bailleurs de fonds à maintenir leur volonté d’engagement et à soutenir le travail en cours. Salvano Briceno a tenu à remercier plus particulièrement les gouvernements du Japon, de la Norvège, de la Suède, de la Finlande et de l’Allemagne, ainsi que la Commission européenne pour « leurs formidables efforts ». Il a encouragé tous les bailleurs de fonds à « faire davantage et à couvrir les besoins déjà identifiés » afin de mettre en place un système pleinement efficace.

La réunion, qui a pu entendre des rapports des pays de l’océan Indien sur le travail déjà entrepris, doit prendre fin demain (16 avril) avec un appel aux bailleurs de fonds et une présentation de propositions pour le projet.


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Source Communiqué de presse N°2005-44
Auteur(s) UNESCOPRESSE


 ID: 26942 | guest (Lire) Mise à jour: 02-05-2005 8:56 am | © 2003 - UNESCO - Contact