Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture

 

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Lorsque Christophe Colomb débarqua pour la première fois dans les Grandes Antilles vers la fin du XVe siècle, il y rencontra les Taino, des indiens arawak dont la population s’élevait alors à deux millions. Un siècle plus tard, ils avaient presque totalement disparu, décimés par les maladies et par l’esclavage. D’une nature foncièrement pacifique, les Taino étaient aussi d’habiles artisans qui travaillaient le bois et la pierre, et qui ont laissé comme héritage quelques sculptures assez élaborées. En 1997, dans le cadre de son projet Insula 2000, l’UNESCO a édité une médaille à la mémoire du peuple taino. Celle-ci est attribuée à des personnes qui se sont distinguées dans la défense de la paix et de la démocratie en Amérique Latine et dans les Caraïbes.

L’avers représente un duho, un fauteuil bas à quatre pieds utilisé lors des cérémonies rituelles et sculpté dans du bois de gaïac, arbre natif de l’île d’Hispaniola. Ce chef-d’œuvre de l’art taino, dont on situe l’origine entre le XIIe et le XIVe siècle, fait partie de la collection du Musée de l’Homme à Paris. L’effigie sculptée représente Opiyelguoviran, un zemi (esprit) doté de la faculté de mouvement. Durant les rituels animistes, le shaman en transe s’asseyait sur le duho et « voyageait » pour dialoguer avec les dieux. En dehors des rites sacrés, ce fauteuil était réservé aux invités d’honneur. Pour l’UNESCO, il symbolise les échanges culturels et la compréhension entre les peuples. Le revers de la médaille n’est pas illustré.

Disponible en vermeil et argent.

Photo © UNESCO/N. Burke

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