Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture
Agenda pour un système mondial d’alerte précoce des tsunamis

Des experts techniques des Etats membres de la Commission océanographique intergouvernementale de l’UNESCO (COI), dont ceux de la région de l’océan Indien, se réuniront à Paris du 3 au 8 mars afin de mettre au point un plan de travail provisoire et un agenda pour la création d’un système d’alerte et de réduction des effets des tsunamis dans la région de l’océan Indien et de l’Asie du Sud-Est.

La réunion sera ouverte par le Directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura, qui réclame la participation active des experts techniques de tous les pays de l’océan Indien et des points focaux de la COI dans tous les Etats membres de l’UNESCO, « en vue de coordonner et, si possible d’harmoniser, les nombreuses initiatives mises en œuvre par les différents pays et organisations », à la suite de la catastrophe du 26 décembre.

Les participants examineront les besoins nécessaires à la mise en place d’un système d’alerte et de réduction des effets, de la technologie aux aspects organisationnels tels que les procédures pour les échanges d’information et la mise au point des centres d’alerte nationaux anti-tsunami. Ils prépareront également des plans pour la sensibilisation des populations locales aux risques de tsunamis.

Les participants de la réunion travailleront aussi à un projet de système mondial d’alerte anti-tsunamis, dont le système de l’océan Indien serait un élément. A cet effet, des propositions préliminaires seront présentées pour les régions Caraïbes, Méditerranée et Atlantique et Pacifique Sud-Ouest. « Pour l’UNESCO, tous les systèmes d’alerte régionaux anti-tsunami devraient être rassemblés au sein d’un même système mondial », a déclaré Koïchiro Matsuura.

Cette réunion est l’une des deux réunions programmées dans les prochaines semaines pour finaliser les plans d’un système d’alerte des tsunamis. La seconde, qui devrait se tenir au début avril (la date reste à fixer), cherchera un accord avec les pays de l’Océan indien sur les questions politiques liées à la création d’un système d’alerte des tsunamis pour la région.

Le plan de travail, reposant sur les résultats des deux réunions, sera présenté à l’Assemblée générale de la COI en juin de cette année pour être discuté et éventuellement adopté.

« Si cet agenda est respecté, et j’ai bon espoir qu’il le sera, un système provisoire devrait être en place dans l’océan Indien pour juin 2006 », a déclaré Koïchiro Matsuura. « L’objectif est qu’un système mondial fonctionne en juin 2007 ».

En ce qui concerne la réponse internationale aux tsunamis, le Directeur général a insisté sur « l’importance pour l’UNESCO de travailler au sein des processus de collaboration du système des Nations Unies, notamment avec des partenaires majeurs comme la Stratégie internationale des Nations Unies pour la réduction des catastrophes (SINURC), l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE).

Pour le Directeur général, la récente Conférence mondiale sur la réduction des catastrophes de Kobe « appelle la communauté internationale et les organisations internationales à poursuivre une approche, intégrée et multi-risques, de développement durable, en vue de réduire l’incidence et la gravité des catastrophes ». Cela inclut des propositions sur les systèmes d’alerte précoce des tsunamis mais aussi d’autres initiatives conduites par l’UNESCO telles que l’initiative internationale sur les inondations, une « Coalition pour l’éducation » visant à intégrer un enseignement de prévention des catastrophes dans les programmes scolaires et à construire des écoles plus sûres ; une alliance ouverte pour aider la réduction des risques liés aux tremblements de terre et la planification de la gestion des risques dans les mégalopoles.

A propos des pays de l’océan Indien dévastés par le tsunami, le Directeur général a déclaré : « Nous assistons à un passage progressif d’initiatives humanitaires d’urgence à des efforts de reconstruction à long terme ». L’UNESCO, a-t-il dit, espère assurer que « l’éducation, la culture et l’environnement ainsi que le développement des médias soient pris en compte et intégrés dans les processus de reconstruction, notamment dans les pays et les communautés les plus touchés ».

Un B-roll et des photos sont disponibles.



 
Auteur(s) UNESCOPRESSE
Source Avis aux médias N°2005-08
Site Web 1 (URL) Conférence mondiale des Nations Unies sur la réduction des catastrophes, Kobe, Hyogo, Japon, 18 au 22 janvier
Site Web 2 (URL) Information sur la COI/UNESCO
Site Web 3 (URL) Information sur la COI/UNESCO et sur son système international d’alerte aux tsunamis pour le Pacifique
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Date de publication 21 Feb 2005
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