Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture
dgveil.gif 60e anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz :« Le devoir de mémoire rime avec enseignement de l’histoire »

Le Directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura, a présidé avec Mme Simone Veil, Ancienne Présidente du Parlement européen, Présidente de la Fondation pour la mémoire de la Shoah, la cérémonie de remise de prix du concours de recherche sur l’antisémitisme, la discrimination et la mémoire, organisé par le Centre Simon Wiesenthal.

Les lauréats sont des jeunes provenant de Russie, Ukraine, Italie, ainsi que la Fondation Corrin et les Eclaireurs et Eclaireuses de France.

Le Président du Conseil exécutif de l’UNESCO, M. H.H. Wrede, les Ambassadeurs délégués permanents d’Autriche, de la Fédération de Russie, de Hongrie, d’Israël, d’Italie, de Pologne, d’Ukraine, et les représentants de la France, étaient présents à cette manifestation aux côtés du Directeur pour l’Europe du Centre Simon Wiesenthal et des représentants de la Fondation « Verbe et lumière ». Les jeunes lauréats, des représentants des associations primées, de fondations italiennes, russes et françaises de mémoire de l’Holocauste, ainsi que des professeurs d’histoire participaient également à cette cérémonie, qui s’est déroulée le lundi 31 janvier au siège de l’UNESCO.

« Le devoir de mémoire est également une demande de transmission qui s’adresse tout spécifiquement aux jeunes générations » a déclaré M. Matsuura avant d’insister sur le rôle majeur que joue l’UNESCO dans « ce travail pédagogique, au cœur de sa mission ». « Aujourd’hui, a-t-il déclaré, je voudrais à nouveau dire combien devoir de mémoire rime avec enseignement de l’Histoire. D'immenses témoins, parmi lesquels l'Italien Primo Levi, le Hongrois Imre Kertesz ou encore le Français Robert Antelme, ont raconté la mort à l’œuvre dans les camps. Notre hommage aux victimes, pour modeste qu’il soit, sera d’autant plus exemplaire qu’il se conjuguera à une volonté de continuer à comprendre, de connaître l’espèce humaine et de faire en sorte que l’irréparable ne se reproduise plus jamais. »

Mme Simone Veil, a souhaité que « plus que de devoir de mémoire, nous parlions de devoir d’éducation ». « Aujourd’hui se pose la question de la pérennité de l’engagement pris du ‘plus jamais ça’. Sans l’éducation, nous n’arriverons pas à ce que ces événements qui relèvent du mal absolu, servent de leçon » , a-t-elle notamment déclaré. A cet égard elle a insisté sur le rôle de l’enseignement de l’histoire et a salué l’initiative des Nations Unies de commémorer le 60e anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz et l’engagement réaffirmé de l’UNESCO et de son Directeur général en faveur de programmes éducatifs de qualité qui doivent permettre de « ne pas se tromper sur les faits, de ne pas les banaliser afin de relayer auprès des jeunes les valeurs fondamentales de tolérance et de non discrimination ».

M. Jacques Revah, Ambassadeur, Délégué permanent d’Israël auprès de l’UNESCO a remercié l’UNESCO de ses initiatives et actions en faveurs de la lutte contre l’intolérance et l’anti-sémitisme et a également insisté sur la nécessité « d’ajouter à l’action commémorative une action pédagogique ».

M. S. Samuels, a proposé à l’UNESCO de s’associer au programme international du Centre Simon Wiesenthal intitulé « Valeurs pour la vie », car « c’est par l’enseignement de la tolérance et des valeurs fondamentales de dignité et de respect de la vie humaine que l’on peut agir ». « Auschwitz, ne doit pas être un précédent mais un avertissement » a-t-il déclaré.



 
Auteur(s) La Porte-parole
Source Flash Info 017-2005
Date de publication 31 Jan 2005
© UNESCO 1995-2007 - ID: 24910