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Un premier système d’alerte aux tsunamis pour l’océan Indien sera opérationnel dans quelques semaines
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29-01-2005 10:00 pm L’UNESCO et sa Commission océanographique intergouvernementale (COI) envisagent la mise en place d’un système transitoire d’alerte aux tsunamis pour l’océan Indien, qui couvrira cette région en attendant qu’un système d’alerte à long-terme voit le jour.tsunami.jpg Le Directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura, a annoncé ce nouveau développement dans un discours prononcé en son nom par Patricio Bernal, Secrétaire exécutif de la COI, lors de la réunion ministérielle de coopération régionale d’organisation d’un système d’alerte aux tsunamis, qui se tient à Phuket (Thaïlande).

Pour ce système intermédiaire qui pourrait être rapidement opérationnel, une proposition à l’étude consisterait à ce que l’Agence météorologique japonaise et le Centre d’alerte aux tsunamis dans le Pacifique (PTWC) de la COI fournissent aux autorités nationales de la région de l’océan Indien une information et des bulletins d’alerte basés sur leurs activités de surveillance. L’UNESCO travaille également avec l’Asian Disaster Preparedness Center (Thaïlande) et l’Asian Disaster Reduction Center (Japon) pour accélérer la traduction et l’adaptation du matériel destiné au public, des outils de prévention qui ont été élaborés et déjà largement utilisés dans la région du Pacifique.

Dans le même temps, les efforts se poursuivent en vue d’installer un véritable système d’alerte à long-terme. Koïchiro Matsuura a précisé : « A travers un projet conjoint avec l’UN-SIPC*, […] qui a reçu un appui financier du Japon, de l’Union européenne et de la Suède, nous prévoyons l’installation de six stations de mesure des tsunamis dans l’Est de l’océan Indien et la rénovation de quinze autres dans l’ensemble du bassin ».

Le Directeur général a poursuivi : « Lors de l’élaboration du système pour l’océan Indien, nous devons profiter de l’expérience acquise. Nous n’avons pas besoin de repartir à zéro. Le système d’alerte aux tsunamis pour le Pacifique est en place depuis 40 ans et il fonctionne bien. […] Il doit aussi être clair que les pays participants de la région doivent rester maîtres tant de la création que de la gestion du système d’alerte pour l’océan Indien ».

Le Directeur général a souligné qu’un système d’alerte réussi suppose « un échange ouvert, libre et sans restriction de l’information et des données ». Pour lui, les autres éléments fondamentaux résident dans la préparation des populations civiles et la nécessité de concevoir des systèmes d’alerte avancée adaptés aux conditions locales. « Ainsi, à Aceh en Indonésie, la diffusion rapide de messages d’alerte pourrait s’appuyer sur le large réseau de mosquées, disposant de hauts-parleurs. Dans d’autres pays et d’autres environnements, des approches alternatives devront être utilisées, notamment le recours aux radios locales et aux structures de communication propres aux villages traditionnels ».

« Nous devons tous reconnaître, a ajouté Koïchiro Matsuura, que le système d’alerte aux tsunamis de l’océan Indien sera élaboré dans et pour des communautés qui ont été profondément traumatisées. La mise en place de la composante société civile du système d’alerte doit donc être menée dans le plus grand respect des spécificités culturelles locales et tenir compte aussi de la nécessité de promouvoir, voire même de restaurer, la confiance des gens. Le travail de prévention au sein de la société civile constitue évidemment une tache spécifiquement nationale ».

Le Directeur général est également revenu sur le besoin d’établir d’ici 2007 des systèmes d’alerte aux tsunamis dans d’autres régions à risque, tels que les Caraïbes la Méditerranée et le Pacifique du Sud-Ouest.

La prochaine étape vers la mise en place du système d’alerte devrait intervenir le 3 mars, lors de la réunion technique organisée par la COI. S’y retrouveront des experts des Etats membres intéressés et des organisations internationales et régionales concernées. L’objectif de la réunion est d’harmoniser les différentes initiatives de système d’alerte avancée qui se profilent dans l’océan Indien et de définir la portée et les caractéristiques du système général.



* Le secrétariat interinstitutions pour la mise en œuvre de la Stratégie internationale pour la prévention des catastrophes (SIPC)


Photo: Bouée océanographique
© NOAA/Commander Emily B. Christman, NOAA Corps


Plus d’informations
Commission océanographique intergouvernementale


Source Communiqué de presse N°2005-12
Auteur(s) UNESCOPRESSE


 ID: 24869 | guest (Lire) Mise à jour: 21-02-2005 2:47 pm | © 2003 - UNESCO - Contact