Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture
Le système d’alerte avancée aux tsunamis fera l’objet d’une session spéciale de la Conférence mondiale des Nations Unies sur la prévention des catastrophes naturelles

La mise en place d’un système d’alerte aux tsunamis dans l’océan Indien fera l’objet d’une session spéciale organisée par l’UNESCO et l’Agence météorologique japonaise(AMJ), lors de la Conférence mondiale des Nations Unies sur la prévention des catastrophes (CMPC) qui s’ouvre à Kobe, au Japon, mardi 18 janvier.

Lors de cette session, l’UNESCO réunira les partenaires institutionnels, les agences spécialisées et les donateurs qui ont offert leur concours pour mettre sur pied un système d’alerte avancée. Ils aborderont le projet de système d’alerte pour l’océan Indien annoncé par le Directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura, en début de semaine dernière. Ils établiront aussi un cadre permettant d’assurer une bonne coordination entre les différents partenaires impliqués dans la mise en œuvre du système et une utilisation efficace des ressources afin d’éviter les doubles emplois.

La stratégie de l’UNESCO présentée par le Directeur général prévoit la mise en œuvre d’un système d’alerte avancée pour l’océan Indien d’ici juin 2006 et un système d’alerte mondial d’ici juin 2007. Elle repose principalement sur un effort visant à transférer rapidement les connaissances et expériences acquises grâce au système d’alerte pour le Pacifique, lancé par la Commission océanographique intergouvernementale(COI) en 1968.

« Le coût estimé de l’infrastructure scientifique pour le système de l’océan Indien -qui comprend des balises en eaux profondes, des indicateurs de marée et un centre régional d’alerte aux tsunamis- est d’environ 30 millions de dollars », a indiqué Koïchiro Matsuura. « Les coûts annuels d’entretien devraient probablement être de l’ordre de un à deux millions de dollars », a-t-il ajouté. Il faut y ajouter les coûts de mise en place et d’entretien de ces systèmes au plan national.

Lançant la nouvelle stratégie lors de la Réunion internationale de Maurice sur les petits Etats insulaires en développement, le 12 janvier, Koïchiro Matsuura a souligné l’importance de la collaboration dans la réalisation d’un tel projet et déclaré que l’UNESCO travaillerait étroitement avec des partenaires institutionnels clé comme l’Organisation météorologique mondiale (OMM), des pays donateurs et des autorités nationales.

L’UNESCO organise également trois autres sessions lors de la conférence de Kobe : 1) l’éducation au développement durable : vers une prévention effective des catastrophes et une amélioration de la sécurité humaine ; 2) la gestion des risques appliquée au patrimoine mondial ; 3) les nouvelles initiatives internationales dans le domaine de la recherche et de la réduction des risques d’inondations et de glissements de terrain.

En coopération avec l’Université de Kobe, l’Organisation lancera aussi durant la conférence un rapport intitulé : « Prévention des catastrophes et sécurité humaine : éducation au développement durable. Etudes de cas et bonnes pratiques ».

L’UNESCO dispose d’une longue expérience dans le domaine de la prévention des catastrophes naturelles et elle a de nombreux programmes qui traitent d’une manière ou d’une autre de l’étude des risques naturels (tremblements de terre, éruptions volcaniques, glissements de terrain, inondations et tsunamis) et de l’atténuation de leurs effets. Dans ce domaine, l’Organisation cherche à : promouvoir une meilleure compréhension des risques naturels en fonction du moment et du lieu où ils surviennent et de leur intensité ; aider à mettre en place des stations et des réseaux sismologiques fiables et des systèmes d’alerte aux éruptions volcaniques et aux tsunamis ; favoriser l’adoption de plans de construction adaptés ; protéger les bâtiments éducatifs et les monuments culturels ; renforcer la protection de l’environnement pour prévenir les catastrophes naturelles ; améliorer la préparation et la prise de conscience du public à travers l’éducation et la formation, la communication et l’information ; encourager les enquêtes scientifiques et techniques après les catastrophes.



 
Auteur(s) UNESCOPRESSE
Source Avis aux médias N°2005-02
Site Web 1 (URL) Séisme et tsunami de l'océan Indien
Site Web 2 (URL) Conférence mondiale des Nations Unies sur la prévention des catastrophes
Generic Field
arabe | russe
Contact éditorial : A Kobe : Sue Williams - Section des relations avec la presse - tél. (portable) : +81 (0) 80 34 51 37 04
- Email s.williams@unesco.org
Contact audiovisuel : Carole Darmouni, Section de l'audiovisuel : +33 (0)1 45 68 54 81
- Email c.darmouni@unesco.org
Date de publication 17 Jan 2005
© UNESCO 1995-2007 - ID: 24547