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Les soins et l'éducation de la petite enfance sont un défi permanent dans les pays à forte population
Contact éditorial : Sue Williams, Bureau de l'information du public, Section des relations avec la presse, Tél. : +33 (0)1 45 68 17 06 - Email

13-07-2004 10:45 pm Malgré une demande énorme, les soins et l'éducation de la petite enfance restent un privilège pour les jeunes enfants dans la plupart des neuf pays les plus peuplés de la planète (Bangladesh, Brésil, Chine, Egypte, Inde, Indonésie, Mexique, Nigeria, Pakistan) connus sous le nom de groupe E9, selon un nouveau rapport* publié par l'UNESCO.

Le rapport Soins et éducation de la petite enfance dans les pays du E9 : Statut et perspective montre que, dans ces pays, seuls 32 % - en moyenne - des enfants en âge pré-primaire fréquentent des structures éducatives et que la conscience, pourtant claire, de l'importance de ce problème ne se traduit pas encore par des actions concrètes. « L'inégalité de l'accès et des conditions de prise en charge, conclut le rapport, semble continuer à représenter un véritable défi ».

Selon le rapport, l'éducation pré-primaire dans le groupe E9 est la plus développée au Mexique, où 76 % des enfants de plus de trois ans sont scolarisés, suivi du Brésil (55 %), de la Chine (39 %), de l'Inde (29 %), de l'Indonésie (19 %), du Nigeria (18 %), de l'Egypte (10%) et du Pakistan (8 %). Bien que les données fiables soient rares, le rapport souligne que dans certains de ces pays, les services de soins et d’éducation pour la petite enfance (SEPE) sont essentiellement fournis par le secteur privé : en Indonésie, par exemple, près de 100 % de l'éducation pré-primaire est privée.

Le rapport note que plusieurs pays consacrent l’essentiel de leurs ressources à l'éducation primaire pour tous, de sorte qu’il leur reste peu de moyens pour les soins et l'éducation de la petite enfance. Ce n’est pourtant pas le cas de l'Egypte puisqu’elle est sur le point de parvenir à l'éducation primaire pour tous. Lorsqu’il s’agit de consacrer des ressources à la petite enfance et aux autres services de la SEPE, ce pays devrait donc être dans une meilleure position que ceux - comme le Bangladesh, l'Inde et le Nigeria - ayant encore des problèmes sérieux avec l’éducation primaire.

Le rapport remarque que le besoin et la demande de services SEPE dans les pays du E9, sont probablement énormes et continueront d'augmenter. Bien que ces besoins soient difficiles à mesurer, le rapport donne des indicateurs clés comme la croissance de la population urbaine, l'augmentation du nombre de mères qui travaillent, les changements démographiques et les profils éducatifs des populations du E9, qui tendent tous à confirmer ces prévisions.

Dans tous les pays du E9, les populations urbaines croissent rapidement. En 2000, 45% de la population du E9 vivaient dans des zones urbaines. En 2015, on s'attend à ce que ce pourcentage s'élève à 53 %, allant de 34,4 % au Bangladesh à 87,7 % au Brésil.

Pour les neuf pays, une moyenne de 49 % de femmes a rejoint le monde du travail en 2000. Cette proportion va de 72,7 % en Chine à 35,3 % au Pakistan.

Dans le groupe E9, les femmes ont également moins d'enfants. Entre 1970 et 1995, elles avaient en moyenne 5,8 enfants chacune. En 2000, ce chiffre était tombé à 3,5. Cette tendance devrait continuer, ralentissant la croissance démographique du E9 de 2,1 % en 2000 à 1,5 % en 2015.

Les enfants de ces pays ont aussi aujourd'hui une meilleure chance de survie. En 1960, une moyenne de 218 enfants sur mille naissances y mouraient avant leur cinquième anniversaire. En 2001, ce chiffre était tombé à 72 en moyenne. Le taux de mortalité infantile reste le plus élevé au Nigeria, où 183 enfants sur 1000 meurent encore avant l'âge de cinq ans.

Les tendances démographiques, conclut le rapport, fournissent une réelle opportunité aux gouvernements du E9, notamment grâce à la baisse du nombre d'enfants à prendre en charge dans le futur. Si elles maintiennent les investissements à un niveau constant, les autorités nationales disposeront de plus de ressources pour améliorer la qualité des SEPE.

Améliorer les soins et l'éducation de la petite enfance, notamment pour les enfants les plus vulnérables et désavantagés, est l'un des six objectifs décidés par plus de 160 pays au Forum mondial sur l'éducation (Dakar, Sénégal, 2000). Bien qu'il n'y ait pas d’objectif chiffré ni de calendrier impératif, les gouvernements sont encouragés à élargir l'accès, améliorer la qualité et assurer l'égalité face aux services SEPE.






Source Communiqué de presse N°2004 - 65
Auteur(s) UNESCOPRESSE


 ID: 21705 | guest (Lire) Mise à jour: 22-07-2004 9:45 am | © 2003 - UNESCO - Contact