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UNESCO
UNESCOPRESSE
7, Place de Fontenoy
75352 PARIS 07 SP, France

 

Contribuer au débat démocratique.  
Les médias dans les zones de conflits et les pays en transition au centre de la Journée mondiale de la liberté de la presse
Contact éditorial :
  • Roni Amelan, Bureau de l’information du public de l’UNESCO, Section des relations avec la presse : r.amelan@unesco.org / tél. : +33 (0)1 45 68 16 50 et à Belgrade (du 29 avril au 4 mai) : +33 (0)6 14 69 53 72
  • Jasmina Sopova, Bureau de l’information du public de l’UNESCO, Section des relations avec la presse : tél ; : +33 (0)1 45 68 17 17 et à Belgrade (du 28 avril au 4 mai) : +381 (0)63 86 08 978 - Email
  • 21-04-2004 4:00 pm Les médias dans les zones de conflit et les pays en transition sont la préoccupation majeure de l’édition 2004 de la Journée mondiale de la liberté de la presse (3 mai), journée que l’UNESCO célèbrera cette année à Belgrade*. La cérémonie de remise du Prix mondial de la liberté de la presse UNESCO/Guillermo Cano 2004 aura également lieu dans la capitale de Serbie-et-Monténégro le même jour.

    Le lauréat de cette année, choisi par un jury international de professionnels des médias présidé par Oliver Clark, Président de la Gleaner Company Limited (Jamaïque), est le journaliste et poète cubain emprisonné Raúl Rivero Castañeda**.

    En tant qu’organisation intergouvernementale dont le mandat constitutionnel est « de promouvoir la libre circulation des idées par le mot et l’image », l’UNESCO célèbre la Journée mondiale de la liberté de la presse pour souligner l’importance de la liberté de la presse, primordiale pour la démocratie. A l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, le Directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura, diffusera un message exprimant l’engagement de l’Organisation en faveur de la liberté de la presse et des médias indépendants, composants essentiels de la démocratie, de la réconciliation et de la reconstruction (voir lien Internet ci-après pour consulter le message).

    L’UNESCO soutient les médias indépendants et pluralistes dans les zones de conflit ou d’après conflit depuis le début des années 1990, et a été particulièrement active dans l’Europe du Sud-Est où, pendant l’implosion de l’ancienne Yougoslavie, les médias publics étaient devenus des instruments de guerre. Cherchant à soutenir une couverture non partisane pendant le conflit, l’UNESCO a mis à la disposition des journalistes de la presse écrite et audiovisuelle des équipements et des fournitures, les a aidés à communiquer à travers les lignes de front et à organiser la diffusion des médias.

    L’UNESCO est toujours active dans la région et a contribué à la création de la première imprimerie de journaux indépendante inaugurée à Belgrade en septembre dernier. L’imprimerie, qui appartient et qui est gérée par et pour les journaux privés de Serbie-et-Monténégro, vise à soutenir l’indépendance des médias dans le pays. L’UNESCO a également aidé à mettre en place le réseau d’échange télévisuel ERNO qui regroupe 12 diffuseurs de la région.

    Ces activités, mises en œuvre avec différents partenaires, sont destinées à créer les conditions de l’exercice du droit de l’homme fondamental qu’est la liberté d’expression, droit inscrit dans l’Article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme. L’UNESCO a entrepris de tels projets dans des zones de conflit et dans des pays en transition dans le monde entier, de l’Afghanistan au Moyen Orient, et à travers le continent africain, pour ne citer que quelques exemples.

    Parmi les projets soutenus en Afghanistan, figurait la création de la première publication indépendante du pays, le Kabul Weekly, qui est paru pour la première fois en janvier 2001, quelques semaines à peine après la chute du régime des Talibans. Pendant la crise qui a suivi le génocide au Rwanda, l’Organisation a aidé à installer des stations radios qui diffusaient des informations de survie fiables (concernant notamment l’hygiène, les lieux d’approvisionnement en eau, la nourriture, etc.). L’UNESCO a également aidé à la création de journaux indépendants à la fois au Rwanda et au Burundi et a formé une nouvelle génération de journalistes dans les deux pays. Au Libéria, l’UNESCO travaille depuis un certain temps avec le Groupe des Nations Unies pour le développement et la Banque mondiale pour évaluer les besoins des médias qui ont été sévèrement touchés par des années de répression politique et de conflit violent. Ce programme est actuellement mis en œuvre avec le Gouvernement national de transition du Libéria et d’autres partenaires des Nations Unies, ainsi que des organisations non gouvernementales.

    Au Moyen Orient, l’UNESCO organise des rencontres entre les journalistes israéliens et palestiniens et aide les Palestiniens en matière de formation et d’équipement en vue de créer une agence d’information et de développer un service public de radiodiffusion.

    Dans les périodes d’après conflit, les médias indépendants et de service public, notamment de radiodiffusion, peuvent aider à panser les blessures de la guerre et contribuer à la reconstruction sociale et économique. De fait, il existe un lien visible entre le dynamisme des médias indépendants et celui de l’économie, et la liberté de la presse a démontré qu’elle contribuait à la prospérité matérielle.

    Tout en soutenant le développement des infrastructures de médias, l’UNESCO cherche à obtenir que les journalistes, y compris ceux qui travaillent dans les zones de guerre, puissent remplir leur mission d’information du public dans des conditions raisonnables de sécurité. Mais les journalistes continuent de travailler dans des conditions d’extrême danger, comme en témoigne le nombre d’entre eux qui sont tués, aussi bien en temps de guerre que de paix. Selon l’Institut international de la presse, un réseau international d’éditeurs, de rédacteurs en chef et de journalistes, 64 journalistes ont été tués en 2003, dont 19 reporters et professionnels des médias pendant la guerre en Irak, soit presque autant qu’en 1999, une année particulièrement néfaste pour la profession avec 86 tués, principalement dans les conflits des Balkans et de Sierra Leone. Les journalistes ne sont pas uniquement tués au front ; bien trop souvent ils sont assassinés par des milices et autres organisations de sécurité, par des guérillas ou par le crime organisé, qui ont tous un intérêt évident à empêcher les enquêtes sur leurs exactions.

    L’UNESCO utilise les canaux diplomatiques afin de chercher à persuader les gouvernements de respecter les droits des journalistes à exercer leur profession. Elle publie aussi des déclarations pour attirer l’attention sur les abus dont sont victimes les professionnels des médias. Elle a également aidé à créer le réseau IFEX, rassemblant 57 organisations pour la liberté d’expression de par le monde, qui informe sur les atteintes contre la liberté d’expression, soutient les initiatives pour la liberté d’expression dans les pays en développement et dans les pays en transition.

    * 2 et 3 mai : Conférence internationale de l’UNESCO : « Soutien aux médias dans les conflits violents et dans les pays en transition ». Le 4 mai, une conférence régionale pour les professionnels des médias, « Les médias dans les pays d’après-guerre et de transition », est organisée par l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) avec l’UNESCO. Les deux conférences se tiendront au Centre de conférence Sava à Belgrade.

    Au Centre Sava également, l’organisation à but non lucratif World Press Photo organise une exposition des résultats du célèbre concours photo, la plus grande compétition internationale dans le domaine du photo-journalisme.

    ** Le Directeur général de l’UNESCO remettra le Prix à un représentant du lauréat le 3 mai à 18h au Centre Sava. Le Prix mondial de la liberté de la presse UNESCO/Guillermo Cano est décerné depuis 1997 lors de la Journée mondiale de la liberté de la presse, qui a été adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies en décembre 1993. Parmi les lauréats précédents du Prix mondial de la liberté de la presse figurent : Amira Hass (Israël), 2003 ; Geoffrey Nyarota (Zimbabwe), 2002 ; U Win Tin (Myanmar), 2001 ; Nizar Nayyouf (Syrie), 2000 ; Jesus Blancornelas (Mexique), 1999 ; Christina Anyanwu (Nigeria), 1998 ; et Gao Yu (Chine), 1997.

    Pour plus d’information : http://www.unesco.org/webworld/wpfd/2004/


    Les journalistes souhaitant être accrédités doivent s’adresser au :
    Centre des médias de Belgrade – e-mail : pressday@mediacenter.org.yu
    Goran Stupar : tél. : +381 (0)11 3343-225 – fax : +381 (0)11 3343-420






    Source Communiqué de Presse No 2004 - 34
    Auteur(s) UNESCOPRESSE


     ID: 20008 | guest (Lire) Mise à jour: 10-05-2004 12:48 pm | © 2003 - UNESCO - Contact