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Les ministres de l'Environnement de l'Afrique de l'Ouest veulent que le NEPAD utilise les réserves de biosphère comme des laboratoires du développement durable
Contact éditorial : Amy Otchet: Bureau de l’information du public, Section éditoriale. Tél. : +33 (0)1 45 68 17 04 - Email

26-01-2004 5:30 pm Les ministres de l’Environnement de l’Afrique de l’Ouest ont appelé le Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) à utiliser les réserves de biosphère de l’UNESCO comme des laboratoires pour le développement durable dans la région, lors d’une table ronde qui s’est tenue aujourd’hui au siège de l’Organisation.

Les ministres ont déclaré : « Préoccupés par la dégradation continue de l’environnement naturel et par l’aggravation concomitante de la pauvreté dans le continent africain, nous nous engageons à promouvoir l’utilisation des réserves de biosphère comme des sites opérationnels pour le développement durable dans la lutte contre la pauvreté et dans la mise en œuvre du plan d’action de l’Initiative pour l’environnement du NEPAD ».

La déclaration a été faite lors d’une table ronde lançant un nouveau projet impliquant le Programme « L’Homme et la biosphère » (MAB) de l’UNESCO et le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE). Avec un budget de plus de 6 millions de dollars, le projet combinera tout un éventail d’actions sur quatre ans en vue d’améliorer la protection et le développement durable des réserves de biosphère dans la région. Tout en effectuant un inventaire des animaux et des plantes des réserves, le projet mettra en place des structures scientifiques et institutionnelles de surveillance et de gestion de l’impact environnemental des activités humaines (telles que l’agriculture, le pastoralisme, la chasse et la pêche). Les communautés locales prendront part à des initiatives économiques alternatives, comme l’éco-tourisme.

Dans son intervention lors de l’ouverture de la table ronde, le Directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura, a déclaré : « Les réserves de biosphère constituent de parfaits laboratoires de terrain pour mettre en œuvre les objectifs environnement du NEPAD et du Sommet de Johannesburg ».

Les réserves de biosphère de l’UNESCO reflètent une vision moderne de la protection de la nature qui inclut systématiquement la participation humaine et qui tente de réconcilier la protection avec l’utilisation durable des ressources naturelles. Bien avant que des expressions comme « biodiversité » et « développement durable » deviennent populaires, les premières réserves préparaient le terrain dans ce sens en réunissant protecteurs de la nature, gardiens de parcs, officiels et représentants des communautés locales pour des études et des projets scientifiques et socioéconomiques. On compte aujourd’hui 440 réserves de biosphère dans 97 pays.

Dans leur déclaration, les ministres ont loué le nouveau projet UNESCO-PNUE, financé en partie par le GEF (Fonds pour l’environnement mondial) ainsi que par le réseau de l’UNESCO AfriMAB, qui compte 63 réserves de biosphère dans 29 pays africains. « Nous invitons l’UNESCO, en particulier le secrétariat du MAB et les bureaux hors siège en Afrique, à poursuivre ses efforts pour le renforcement du réseau AfriMAB. Nous invitons le gouvernement du Sénégal, en tant que coordinateur du programme prioritaire sur l’Initiative Environnement, à transmettre cette déclaration au secrétariat du NEPAD et à la Conférence ministérielle africaine sur l’environnement, pour que les réserves de biosphère du réseau AfriMAB soient prises en compte comme sites opérationnels du développement durable dans la mise en œuvre du Plan d’action Environnement du NEPAD ».

Le nouveau projet ouest africain portera sur les réserves de biosphère suivantes :

  • Réserve de biosphère de la Pendjari au Bénin. Cette réserve constituée de savane et de savane boisée, forêts claires, savane herbeuse et galeries forestières est entourée de près de 30 villages qui dépendent principalement de la culture du coton, du manioc et du riz, ainsi que de l’apiculture et de la pêche. L’éco-tourisme et les safaris jouent un rôle de plus en plus important dans la vie de ces villages.

  • Réserve de biosphère de la Mare aux Hippopotames au Burkina Faso. Ce site de terres humides, protégé par la Convention Ramsar, contient de nombreux oiseaux et mammifères, dont plus de 100 hippopotames. Les principales sources de revenus y sont la pêche, l’élevage, la cueillette de fruits, le miel et le bois de chauffage ainsi que l’éco-tourisme. Braconnage, pâturage et feux de broussailles créent des risques sérieux pour les zones sauvages de la réserve.

  • Réserve de biosphère de Comoé en Côte d’Ivoire. Cette réserve est constituée de zones transitionnelles qui vont de la savane à la forêt tropicale que l’on trouve normalement plus au sud. Près de 210 personnes vivent dans la zone centrale de la réserve. De nombreux groupes ethniques différents vivent à proximité et dépendent essentiellement de l’agriculture et de la chasse. Le braconnage de l’éléphant, du pangolin (un mammifère qui ressemble au tatou) et de l’antilope cob est un problème majeur. Il y a aussi un grand potentiel pour l’éco-tourisme.

  • Boucle de Baoulé au Mali. Bordée par une forêt dense, cette Boucle avait une vaste population de grands mammifères qui ont été détruits par la chasse et le besoin de pâturages pour le bétail. Des groupes ethniques différents vivent dans cette zone : des Kakolos sédentaires, des Sarakolés, des Malinkés et des Bambaras (fermiers), des nomades comme les Peuls et les Maures et des Bozos (pêcheurs).

  • Réserve de biosphère de la région « W ». Première réserve de biosphère transfrontalière d’Afrique, elle couvre plus d’un million d’hectares entre le Bénin, le Burkina Faso et le Niger. Barrière naturelle contre la désertification au nord, la réserve abrite l’une des plus grandes populations d’ongulés (mammifères à sabot) d’Afrique de l’Ouest et des terres humides d’importance mondiale. Des parties de la réserve sont également inscrites sur la Liste du patrimoine mondial.

  • Réserve de biosphère de Niokolo-Koba au Sénégal. Elle comprend de la savane, des terres herbeuses et de la forêt sèche, des terres humides et des galeries forestières. C’est l’habitat d’élans de Derby (les plus grandes antilopes), d’éléphants, de chimpanzés, de lions ainsi que de nombreux oiseaux, reptiles et amphibiens. Les villages qui entourent la réserve vivent de l’agriculture, du pastoralisme, de la récolte du miel et de l’artisanat.


    Pour plus d’informations sur les réserves de biosphère, consulter http://www.unesco.org/mab






  • Source Communiqué de Presse No 2004 - 06
    Auteur(s) UNESCOPRESSE


     ID: 18186 | guest (Lire) Mise à jour: 26-01-2004 5:03 pm | © 2003 - UNESCO - Contact