Accueil - Services Média
UNESCOPRESSE
Communiqués de presse
Avis aux médias
A voir
Photobanque
Calendrier des événements
Relations presse

Porte-parole du DG
Flash Info
Courrier de l'UNESCO
Evénements culturels
Publications UNESCO
Services d' information
Documents UNESCO
Nations Unies
- Centre de nouvelles ONU
- Sites web du système

Version imprimable
Les médias peuvent utiliser et reproduire librement les materiaux publiés sous le nom UNESCOPRESSE

UNESCO
UNESCOPRESSE
7, Place de Fontenoy
75352 PARIS 07 SP, France

 

Contribuer au débat démocratique.  
Le Directeur général de l’UNESCO déplore la forte augmentation du nombre de journalistes tués en 2003

08-01-2004 6:00 pm Paris, 8 janvier - Le Directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura, a condamné aujourd’hui les cinq assassinats de journalistes commis ces dernières semaines et a déploré le fait que le nombre de reporters tués en 2003 dans l’exercice de leur profession, soit le plus élevé depuis 1995. « Je suis très préoccupé par l’assassinat de Ersa Siregar », a dit Koïchiro Matsuura en commentant le meurtre ayant eu lieu le 29 décembre du journaliste indonésien de la chaîne de télévision privée Rajawali Citra Televisivi qui avait été retenu prisonnier pendant six mois par les rebelles séparatistes à Aceh. « Le cas tragique de Ersa Siregar, dont le collègue Fery Santaro est toujours retenu en captivité, illustre la difficulté rencontrée par les journalistes qui cherchent à couvrir le conflit à Aceh et j’appelle les deux camps à respecter le droit des journalistes à travailler dans des conditions sûres. C’est le devoir des médias d’informer l’opinion et il est essentiel pour la démocratie et l’état de droit que les médias puissent effectuer leur travail en sécurité », a déclaré le Directeur général.

« Je suis également très préoccupé, a poursuivi le Directeur général, par les assassinats d’Ivannia Mora Rodriguez, au Costa Rica le 23 décembre, et du journaliste de télévision William Soto Cheng, en Colombie le 18 décembre ; ainsi que par les morts mystérieuses de Volodymyr Karachevtsev - le rédacteur en chef adjoint de l’hebdomadaire ukrainien Kurier le 14 décembre - et de Marco Boukoukou Boussaga, le rédacteur en chef de L’Autre journal à Libreville (Gabon) le 15 décembre, morts qui n’ont pas encore été élucidées ».

« Que le nombre de journalistes tués en 2003 dans l’exercice de leur profession soit le plus important depuis 1995 est une grande inquiétude », a ajouté Koïchiro Matsuura, en commentant les rapports d’organisations professionnelles sur le nombre de journalistes tués l’année dernière. Ces rapports estiment que 36 à 42 journalistes ont été tués en mission en 2003, chiffre à comparer aux 19 à 25 de 2002 et au chiffre record de 49 atteint en 1995 quand 22 journalistes furent tués en Algérie.

De 14 à 19 journalistes sont morts en Irak en 2003, cinq aux Philippines et trois en Colombie.

« Dans leur immense majorité, ces assassinats ne font l’objet d’aucune enquête et restent impunis », a noté Koïchiro Matsuura, « malgré l’engagement pris par les Etats membres de l’UNESCO dans une résolution qu’ils ont adoptée à la Conférence générale de l’Organisation en 1997 de traduire en justice ceux qui ont commis de tels crimes ».

« Aussi longtemps que la violence sera utilisée pour bâillonner des journalistes, la libre circulation des idées, pour la promotion de laquelle l’UNESCO a été créée, restera un idéal inaccessible. Dans l’intérêt de la liberté d’expression, de la démocratie et de l’état de droit, je suis aussi extrêmement préoccupé par le très haut nombre de journalistes emprisonnés en 2003 : 766 ont été arrêtés et 124 étaient en prison à la fin 2003 », a déclaré le Directeur général.






Source Communiqué de presse No 2004 - 02
Auteur(s) UNESCOPRESSE


 ID: 17896 | guest (Lire) Mise à jour: 12-01-2004 3:03 pm | © 2003 - UNESCO - Contact