Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture
Eduquer à la paix, troisième phase d'un projet UNESCO au Guatemala

Eduquer à la paix, la troisième phase du Projet de l’UNESCO Culture de paix au Guatemala - qui vise à promouvoir dans ce pays une culture de co-existence sociale basée sur le respect des droits de l’homme, sur le dialogue comme moyen de résoudre les conflits, sur la tolérance et le pluralisme culturel - sera lancé en janvier prochain grâce à un accord qui sera signé demain entre l’UNESCO et le gouvernement italien.



C’est la Comisión del Esclarecimiento Histórico (CEH), mise en place après 34 ans de guerre civile et la signature d’accords entre le gouvernement et l’URNG (Unidad Revolucionaria Nacional Guatemalteca), qui a demandé à l’UNESCO d’accompagner le processus de transformation de la société guatémaltèque d’une culture violente et autoritaire à une culture de respect mutuel et de paix.

Le ministère guatémaltèque de l’Education est totalement impliqué dans ce projet que l’UNESCO met en œuvre en coopération étroite avec la Communauté Sant’Egidio. Cette dernière – lauréate en 1999 du Prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix de l'UNESCO - avait participé au processus de paix au Guatemala.

La première phase du projet s’est déroulée en 2000. Elle a introduit dans les programmes scolaires (éducation civique) des volets liées aux droits de l’homme, à la démocratie et à l’équité sociale. Une action en direction des enseignants, d’animateurs de mouvements de jeunesse et de travailleurs sociaux a également été entreprise. La phase II s’est étendue de juin 2001 à décembre 2003. Elle a développé l’aspect éducatif - réforme des programmes - mais cherché aussi à impliquer la société civile dans les efforts de réconciliation nationale et de lutte contre les comportements violents et autoritaires. Des animateurs de radios populaires et indigènes ont notamment bénéficié d’une formation.

La nouvelle phase, d’une durée de 18 mois, aura deux volets : l’éducation (réforme de l’enseignement ; éducation civique) et l’incidence sociale, c’est-à-dire la résolution de problèmes socio-culturels faisant actuellement obstacle à des relations de confiance entre les citoyens et les institutions, entre l’Etat et la société civile (réconciliation et médiation ; recherche et communication). Outre la capitale, elle se déroulera dans les départements de Chimaltenango, Sololá, Alta Verapaz, Huehuetenango, Quetzaltenango et Izabal. Certains de ces départements sont parmi les plus pauvres du pays et comptent une forte population autochtone.

Cette troisième phase du projet, qui démarrera en janvier prochain, est rendue possible, comme les précédentes, grâce à un financement de 873 682 dollars, via un fonds-en-dépôts, du gouvernement italien. L’accord correspondant sera signé jeudi 27 novembre à la Délégation de l’Italie auprès de l’UNESCO (10h) en présence de l’Ambassadeur du Guatemala auprès de l’Organisation.


Les journalistes souhaitant assister à la signature de l’accord sont priés de s’annoncer auprès de la Délégation italienne, tél. 01 45 68 31 41



 
Auteur(s) UNESCOPRESSE
Source Avis aux médias No 2003 - 100
Date de publication 26 Nov 2003
© UNESCO 1995-2007 - ID: 17410