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Gorilla.jpg Réunion d'urgence pour sauver les grands singes

Une réunion de crise pour sauver les grands singes se tiendra du 26 au 28 novembre au siège de l’UNESCO. Des scientifiques et des représentants de 23 Etats africains et asiatiques y développeront une stratégie susceptible de sauver de l’extinction ces plus proches parents de l’espèce humaine.



Toutes les espèces de grands singes courent actuellement un grand risque d’extinction, soit dans l’immédiat soit, au mieux, dans les cinquante ans à venir, selon l’Union mondiale pour la conservation de la nature (UICN).

Des représentants de tous les pays abritant des populations de grands singes et de pays bailleurs de fonds se réuniront avec des experts scientifiques de renom, travaillant pour des organisations non gouvernementales et des universités au sein du Projet pour la survie des grands singes (GRASP), coordonné par l’UNESCO et le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE). Ils développeront une stratégie mondiale de conservation des grands singes qui sera présentée lors d’une conférence de presse à l’UNESCO le 28 novembre (13h).

Les grands singes, qui comprennent les gorilles, les chimpanzés et les orangs-outangs, partagent plus de 96 % de leur ADN avec les humains. Pour les chimpanzés, ce chiffre va même jusqu’à 98,4 %. Pour beaucoup de scientifiques, la perte d’une seule espèce de grands singes se traduirait par la destruction d’une partie de la chaîne menant à nos origines et à une partie de notre humanité.

Les activités humaines constituent la menace la plus sérieuse pour les grands singes. Avec la croissance des populations, l’habitat humain gagne du terrain sur l’habitat des grands singes. Les guerres civiles, le braconnage, le trafic d’animaux vivants et, surtout, la destruction des forêts, prennent un tribut de plus en plus important.

Le déboisement menace les habitats des grands singes et entraîne d’autres problèmes, notamment le trafic de gibier. Les chasseurs fournissent de la viande de singe aux employés des chantiers forestiers, ainsi qu’aux communautés agricoles et aux populations urbaines plus lointaines.

De nouvelles routes ont été construites pour desservir les campements forestiers ou miniers, ce qui se traduit par une augmentation du nombre de visiteurs dans les habitats des grands singes. D’où une augmentation des risques de contamination réciproque entre humains et singes. Chimpanzés et gorilles sont très vulnérables aux maladies infectieuses humaines, notamment la grippe, la tuberculose, la rougeole, les oreillons ou même le rhume.

Les journalistes désirant assister à la réunion ou à la conférence de presse sont priés de s’inscrire auprès du Service de presse, tél. + 33 (0)1 45 68 17 44

Documents accessibles à : http://www.unesco.org/mab/grasp/prepIGM.htm



 
Auteur(s) UNESCOPRESSE
Source Avis aux médias No 2003 - 98
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    Date de publication 20 Nov 2003
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