Accueil - Services Média
UNESCOPRESSE
Communiqués de presse
Avis aux médias
A voir
Photobanque
Calendrier des événements
Relations presse

Porte-parole du DG
Flash Info
Courrier de l'UNESCO
Evénements culturels
Publications UNESCO
Services d' information
Documents UNESCO
Nations Unies
- Centre de nouvelles ONU
- Sites web du système

Version imprimable
Les médias peuvent utiliser et reproduire librement les materiaux publiés sous le nom UNESCOPRESSE

UNESCO
UNESCOPRESSE
7, Place de Fontenoy
75352 PARIS 07 SP, France

 

Contribuer au débat démocratique.  
Thabo Mbeki à l'UNESCO: il faut renverser le processus de marginalisation de l'Afrique
Contact éditorial : Jasmina Sopova: Bureau de l’information du public, Section éditoriale. Tél. +33 (0)1 45 68 17 17 - Email

19-11-2003 4:45 pm « Le continent africain doit être capable d’utiliser l’ensemble de ses ressources non pas pour perpétuer ses vieilles relations avec le monde, mais pour les changer », a déclaré aujourd’hui le Président de l’Afrique du Sud, Thabo Mbeki, dans son discours prononcé à l’UNESCO, devant plus de 800 personnes sur le Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD).SouthAfricaPres_insid.jpg

Rappelant les raisons historiques et actuelles de « la marginalisation du continent », le Président sud-africain a précisé que « pendant des siècles, l’Occident a vu dans l’Afrique, notamment l’Afrique sub-saharienne, une source de main d’œuvre bon marché et de matières premières ». C’est, pour Thabo Mbeki, « un carcan » de plus en plus difficile à briser.

Si les périodes de l’esclavage et du colonialisme ont causé de grandes pertes de ressources humaines, sapé la capacité des communautés africaines à créer des richesses et installé une image d’infériorité de l’Africain, la période post-coloniale n’a pas fondamentalement changé la situation, selon le Président sud-africain.

« En effet, dans la période post-coloniale, on assiste à une accélération du détournement des ressources qui pourraient créer des richesses, a-t-il précisé, car davantage de ressources sont nécessaires pour financer la nouvelle machinerie de l’Etat et répondre aux besoins sociaux pressants des populations ».

Thabo Mbeki a évoqué « un état d’esprit [qui] s’est créé autour de l’Afrique », selon lequel « le continent n’a pas sa place dans l’économie mondiale, si ce n’est comme fournisseur de matières premières » ; il « n’a pas besoin d’accès aux technologies et compétences modernes […] » ; il « n’a aucune contribution à offrir à la civilisation humaine, à l’exception des arts plastiques et de la scène [...]. » Ceci a rendu d’autant plus difficile de renverser ce processus de marginalisation, a constaté le Président Mbeki.

« Afin de mettre un terme à cette tragédie humaine, a dit Thabo Mbeki, les peuples africains doivent prendre conscience qu’ils […] sont les instruments de leur propre destin ». Pour le Président sud-africain, un nouvel ordre politique et un nouveau système de gouvernance bénéficiant du soutien et de la loyauté des populations africaines, sont d’une importance cruciale « aussi bien pour l’Afrique que pour le reste du monde ». Car le monde ne peut que tirer profit d’une Afrique stable et économiquement forte.

Déterminés à vaincre le sous-développement, « des leaders africains se sont engagés dans un projet de renouvellement du continent à l’aube du nouveau siècle et du nouveau millénaire », a ajouté Thabo Mbeki, pour qui « l’objectif ultime de cette initiative africaine consiste à changer la nature et l’architecture du système de gouvernance international et la perception qu’on a de l’Afrique ».

« Le NEPAD, a-t-il souligné, est en partie une réponse à l’intériorisation idéologique de notre condition d’infériorité. Il marque une rupture avec la participation de l’Afrique à sa propre oppression, par le biais de ce que j’appelle une autosuggestion destructrice ».

Mentionnant les apports séculaires de l’Afrique à l’humanité, dans le domaine de l’art, de la culture, des sciences naturelles, de la philosophie, des religions et de l’architecture, Thabo Mbeki s’est penché sur la place de l’Afrique dans le système économique international dont elle a été, longtemps, exclue comme vraie partenaire.

« Les recettes, les donations, l’aide et l’assistance, venant d’amis et d’agences internationales, acceptées jusque-là aveuglément et avec toute la gratitude et déférence requise, doivent être remplacées par l’investissement des maigres ressources de l’Afrique en vue de son propre développement », a dit le Président Mbeki. « Investissement identifié pour son potentiel de développement humain afin de surmonter les défis auxquels doivent faire face les populations africaines ».

Photo © UNESCO/A. Wheeler






Source Communiqué de Presse No 2003 - 96
Auteur(s) UNESCOPRESSE


 ID: 17299 | guest (Lire) Mise à jour: 20-11-2003 1:58 pm | © 2003 - UNESCO - Contact