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Nous devons mieux faire, estime le Groupe de haut niveau sur l'éducation pour tous
Contact éditorial : Sue Williams: Bureau de l’information du public, Section éditoriale. Tél. portable + 33 6 14 69 53 72 - Email

12-11-2003 5:00 pm New Delhi (Inde)- Les progrès de la parité entre les sexes dans l’éducation doivent être drastiquement accélérés, ont conclu les participants à la troisième réunion du Groupe de haut niveau sur l’éducation pour tous, qui a pris fin aujourd’hui à New Delhi.

Dans un Communiqué publié à l’issue de deux jours de débats intenses, les chefs d’Etat, ministres, chefs de secrétariat d’organisations internationales, responsables d’organisations non gouvernementales, ont déclaré : « Les progrès évidents de la parité des sexes, tout particulièrement dans l'enseignement primaire, où la proportion de filles par rapport aux garçons inscrits est passée de 88 % en 1990 à 94 % en 2000, est un motif d'encouragement ». Pourtant, ont-ils ajouté, « le fait que la majorité (57 %) des enfants non scolarisés sont des filles et que près des deux-tiers des 860 millions d’analphabètes sont des femmes indique que la scolarisation des filles, à tous les niveaux, continue de faire l’objet d’une très forte discrimination ».

Ils se sont félicités du tout récent Rapport mondial de suivi sur l'éducation pour tous (EPT) qui constitue « une analyse de grande qualité » fondée sur tout un ensemble de données internationales » et ont indiqué que ses conclusions attestent de ce que l’éducation des filles et des femmes ne se réduit pas à un droit de la personne humaine mais est également « une condition sine qua non pour assurer la réalisation des autres priorités du développement ».

Les participants ont proposé une série de mesures immédiates qui devraient être prises par les gouvernements, les agences, les ONGs et la société civile afin de renforcer les efforts en vue de parvenir à la parité des sexes dans l’éducation d’ici 2005 et à l’égalité des sexes d’ici 2015, deux échéances fixées par 164 pays lors du Forum mondial sur l’éducation qui s’est tenu à Dakar (Sénégal, avril 2000).

Ainsi, les gouvernements devraient adopter des législations nationales pour « rendre effectif le droit des enfants à une éducation de qualité gratuite et obligatoire » mais aussi empêcher le travail des enfants et interdire les mariages précoces. Ils devraient également : supprimer les frais de scolarité et réduire les autres coûts indirects ; adopter des programmes scolaires tenant compte de la question des genres et intégrant les problèmes du VIH/sida et de la santé génésique ; renforcer le nombre, les compétences et le statut des enseignantes ; accroître les investissements en faveur de la scolarisation précoce et la prise en charge de la petite enfance, ainsi que des programmes de formation et d’alphabétisation pour les femmes et les adolescents.

Les bailleurs de fonds bilatéraux et les agences internationales devraient « honorer les engagements pris à Dakar » et à la réunion de suivi tenue à Monterrey (Mexique, 2002) et « corriger le recul enregistré dans l'ensemble de l'Aide publique au développement qui demeure inférieure au niveau du début des années 1990 ». Avec leurs partenaires, souligne le Communiqué, « ils devraient combler l’écart entre le niveau actuel du financement de l‘éducation de base, estimé à 1,5 milliard de dollars par an, et le montant nécessaire en ressources externes permettant d’atteindre les objectifs de l’égalité entre les sexes et de l’éducation primaire universelle d’ici 2015, estimé à 5,6 milliards de dollars par an ».

Le Communiqué recommande que la prochaine réunion des donateurs (Oslo, Norvège, novembre 2003) parvienne à « un accord clair sur la façon de rendre plus effective l’Initiative de mise en œuvre accélérée » et qu’une « déclaration concernant l’avenir de l’Initiative devrait être faite dès que possible ».

« Les organisations non gouvernementales et la société civile devraient devenir des partenaires pleinement reconnus et acceptés dans l’action visant à atteindre les objectifs de l’égalité entre les sexes et l’EPT ». Elles devraient inciter les gouvernements et la communauté internationale à honorer les engagements pris en faveur de l’éducation, à proposer des programmes d’éducation ciblés et novateurs pour les filles non scolarisés.

Le Groupe de haut niveau, qui se réunit une fois par an pour évaluer les progrès dans la marche vers les objectifs de l’éducation pour tous fixés à Dakar, a aussi souligné la nécessité d’une meilleure coordination et d’une harmonisation des efforts en matière d’EPT aux niveaux international et national. Il a recommandé le renforcement des systèmes de collecte de données afin de garantir une précision encore accrue du suivi des progrès concernant ces objectifs.

Lors de la clôture de la réunion, le Directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura, a exprimé sa détermination à « améliorer le suivi du Groupe de haut niveau et à renforcer les liens avec nos partenaires ». Il a ajouté : « Nous sommes très sensibles au besoin d’apporter des améliorations appropriées et réalistes en matière de coordination et de mobilisation ».

La prochaine réunion du Groupe de haut niveau sur l’éducation pour tous se tiendra au Brésil en novembre 2004.


Le texte intégral du Communiqué adopté par le Groupe de haut niveau est accessible à l’adresse : www.unesco.org/education/efa/hlg2003






Source Communiqué de Presse No 2003 - 94
Auteur(s) UNESCOPRESSE


 ID: 17162 | guest (Lire) Mise à jour: 13-11-2003 4:16 pm | © 2003 - UNESCO - Contact