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L'accès à l'information est essentiel à la construction des sociétés du savoir
Contact éditorial : Roni Amelan, Bureau de l’information du public, Section éditoriale. Tel. + 33 (0)1 45 68 76 50 - Email

14-10-2003 11:50 am Réunis à Paris en vue de la préparation du Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI, les 10-12 décembre à Genève, et en 2005 à Tunis), des ministres du monde entier ont convenu d’une série de principes – dont l’accès universel à l’information et la liberté de la presse – qui doivent sous-tendre l’utilisation des technologies de l’information et de la communication (TIC) pour optimiser leur efficacité en faveur du développement individuel, communautaire et national. Dans le Communiqué* adopté à l’issue de la Table ronde ministérielle à l’UNESCO (« Vers les sociétés du savoir », les 9 et 10 octobre**), les participants ont appelé les gouvernements à « revoir leurs priorités en matière de développement de manière à effectuer les investissements nécessaires à l'édification des sociétés du savoir », qui couvrent, ont-il souligné, « de nombreux domaines autres que les questions de technologie et de connectivité ».

« Au cœur des sociétés du savoir il y a la capacité d’identifier, de produire, de traiter, de transformer, de diffuser et d’utiliser l'information en vue de créer et d'appliquer les connaissances nécessaires au développement humain », dit le Communiqué. Ceci implique le respect de principes et de priorités tels que : « la liberté d'expression, l'accès universel à l'information et à la connaissance, le respect de la dignité humaine et de la diversité culturelle et linguistique, l’accès de tous à une éducation de qualité, l’investissement dans la science et technologie, la compréhension et l’intégration des systèmes de connaissances autochtones ».

La rencontre avait pour objectif de promouvoir le concept des « sociétés du savoir » prôné par l’UNESCO et de faciliter un consensus international en amont du SMSI. Organisé par l’Union internationale des télécommunications (UIT), en collaboration avec les agences des Nations Unies intéressées, dont l’UNESCO, d’autres organisations internationales et les pays hôtes, le Sommet se déroulera sous le patronage du Secrétaire général des Nations Unies.

Les ministres ont déclaré : « Nos gouvernements sont fermement décidés à améliorer la qualité de la vie de nos citoyens et la vitalité économique de nos sociétés, ainsi qu'à mettre en place une communauté mondiale équitable et pacifique. L'édification de sociétés du savoir est un moyen essentiel pour atteindre ces objectifs et ouvre la voie à l'humanisation du processus de mondialisation ».

Les ministres ont particulièrement insisté sur la liberté d’expression et la liberté de la presse : « La libre circulation de l'information est le postulat fondamental sur lequel reposent les sociétés du savoir. Dans une société du savoir, chaque individu aura davantage de liberté et de plus grandes possibilités d'épanouissement personnel tout en respectant les croyances et l’éthique. Les sociétés du savoir encouragent l'ouverture et le dialogue et apprécient la sagesse, la communication et la coopération. Elles doivent se fonder sur le principe de la liberté d'expression tel qu'il est garanti par l'Article 19 de la Déclaration universelle des droits de l'homme : "Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considération de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit" ».

Le texte poursuit : « La liberté de la presse doit être défendue et promue pour garantir que tous les media, traditionnels comme nouveaux, peuvent remplir leur rôle dans l’instauration des sociétés du savoir. Les professionnels des media, en particulier, qui sont les acteurs clé de la liberté d’expression, devraient bénéficier d'un environnement à même de leur permettre d’exercer leur profession ».

Soulignant le rôle que peuvent jouer les « sociétés du savoir » pour parvenir à « la durabilité et la prospérité », les ministres ont appelé à l’action pour diminuer le fossé numérique qui prive de TIC les populations des pays en développement, ainsi que celles qui sont marginalisées dans les pays développés. Ils ont fait état du besoin de trouver des « mécanismes possibles de financement de cet effort, y compris l’établissement d’un fonds de solidarité numérique en vue d’augmenter les ressources nationales ».

Les ministres ont insisté sur l’importance « d’offrir un accès d'un coût abordable à une large gamme de contenus [tels que] la fourniture de données, de publications, les travaux artistiques, les programmes de radio et télévision et les programmes informatiques tels que les logiciels source ouverte, le soutien aux points d'accès comme les bibliothèques, et la formulation de politiques nationales tendant à promouvoir une information accessible par tous, en particulier l’information du domaine public ».

Ils ont également relevé la nécessité de respecter la diversité culturelle en tant que « patrimoine commun à l’ensemble de l’humanité. La compréhension et le respect des autres cultures sont des conditions sine qua non pour l'édification de sociétés du savoir qui favorisent l'intégration et la participation. […] Les sociétés du savoir doivent permettre aux citoyens d'obtenir et de créer des informations et des connaissances dans leurs propres langues et dans leurs propres contextes culturels. Nous nous engageons à faciliter la participation de tous les groupes culturels et linguistiques dans l'édification des sociétés du savoir ». Par ailleurs, les ministres ont déclaré que « la production de contenus locaux et novateurs et leur large accessibilité sous forme électronique doivent être encouragées par le biais de politiques culturelles appropriées et de partenariats public/privé. En particulier, les TIC devraient être utilisées par les créateurs et les institutions et industries culturelles, pour préserver et promouvoir les langues et cultures mineures ».

Insistant sur la nécessité d’un accès universel à l’information et aux contenus, les ministres ont appelé à une « action déterminée pour lutter contre la contrefaçon et le piratage afin d’encourager la diversité de l’offre culturelle et le dynamisme de la créativité ».

Par ailleurs, les ministres ont souligné l’importance de l’éducation, déclarant que « l'accès à l'éducation est un droit fondamental, mais c'est aussi un instrument permettant de lutter contre l’analphabétisme, la marginalisation, la pauvreté et l'exclusion. Les TIC offrent d'immenses possibilités pour assurer de façon efficace et économique une éducation de qualité pour tous. […] Nous devons repenser et refondre nos systèmes et nos processus éducatifs pour répondre aux défis des sociétés du savoir - afin d'imaginer une nouvelle méthode d'approche de l'information et du savoir au terme de laquelle c’est un droit de les acquérir et un devoir de les partager ».

Les ministres ont reconnu le lien « entre le potentiel scientifique et la prospérité d'un pays. […] Par conséquent, le secteur public comme le secteur privé dans tous les pays devraient investir dans la création de capacités scientifiques et technologiques, y compris la recherche et le développement (R&D), l'enseignement scientifique et les réseaux électroniques pour la science et la recherche. Un accès abordable aux contenus scientifiques et technologiques, tels que les publications et les bases de données, est une priorité critique du développement. Le besoin existe également d’identifier et de préserver la connaissance traditionnelle, d’utiliser les TIC pour la rendre accessible à tous et d’établir les liens appropriés avec la science moderne ».



* Le Communiqué et la liste des participants peuvent être consultés à l’adresse suivante : http://www.unesco.org/wsis/event/roundtable/
** La Table ronde s’inscrit dans le cadre de la 32e session de la Conférence générale de l’UNESCO.






Source Communiqué de Presse No 2003 - 76
Auteur(s) UNESCOPRESSE


 ID: 16643 | guest (Lire) Mise à jour: 14-10-2003 1:22 pm | © 2003 - UNESCO - Contact