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L'UNESCO promeut les 'sociétés du savoir' pour maximiser l'impact des technologies de la communication
Contact éditorial : Roni Amelan: Bureau de l’information du public, Section éditoriale. Tél. 33 (0)1 45 68 16 50 - Email

02-10-2003 2:00 pm Deux textes normatifs concernant les technologies de l’information et de la communication (TIC) vont être proposés pour adoption aux Etats membres de l’UNESCO au cours de la 32e session de la Conférence générale de l’Organisation (29 septembre - 17 octobre) : l’un sur le multilinguisme dans le cyberespace et l’accès à Internet et l’autre sur la préservation du patrimoine numérique. Les deux projets d’instruments visent à augmenter l’accès à l’information, à promouvoir l’utilisation de toutes les langues du monde sur Internet ainsi que la diversité culturelle et la compréhension mutuelle afin de favoriser le développement individuel et social à travers le monde. Ils font partie de l’effort de l’UNESCO en faveur de l’émergence des "sociétés du savoir" afin que le plus grand nombre tire profit des technologies de l’information et de la communication.

S’ils sont adoptés, les deux textes renforceront la contribution de l’UNESCO au Sommet mondial sur la société de l’information (WSIS, du 10 au 12 décembre à Genève), organisé par des agences des Nations Unies dont l’UNESCO, avec pour chef de file l’Union internationale des télécommunications (UIT). L’UNESCO oeuvre pour que les chefs d’Etat participant au sommet se mettent d’accord sur des mesures visant à augmenter les bénéfices des TIC pour le plus grand nombre.

Le projet de Recommandation sur la promotion et l’utilisation du multilinguisme et l’accès universel au cyberespace est fondé sur la conviction que chacun doit être capable d’utiliser sa langue sur Internet si l’on veut que tous puissent avoir accès – et produire - des contenus qui soient intéressants pour eux et leur communauté. Aujourd’hui 90 % de l’utilisation d’Internet se fait avec 11 langues seulement, ce qui veut dire que la plupart des milliers de langues existantes, et donc des milliers de cultures, sont totalement absentes de l’Internet (voir www.globalreach.com). Le texte reflète le souci de l’UNESCO de voir la diversité culturelle trouver un écho sur Internet afin que les individus puissent mieux se connaître et se comprendre, afin aussi de diminuer la peur envers les personnes et les cultures que l’on ne connaît pas.

Le projet de Recommandation contient des principes et des mesures concrètes, qui devront être adoptés aux niveaux national et international pour promouvoir le multilinguisme et l’extension de l’accès au cyberespace. Il cherche également à établir un équilibre entre la nécessité d’offrir l’accès le plus large possible au contenu du cyberespace et le respect des droits de propriété intellectuelle.

Le projet de Charte sur la préservation du patrimoine numérique vise à aider les Etats membres à préparer des politiques nationales pour la préservation - et l’accès à - des documents numériques particulièrement vulnérables en raison de la facilité avec laquelle ils peuvent être effacés et de la vitesse à laquelle le matériel et les logiciels utilisés pour leur préservation et leur accès deviennent obsolètes. Les documents numériques sont une ressource importante dans le monde d’aujourd’hui et appartiennent à notre patrimoine. Dès 2001, par exemple, les données envoyées de Mars par les sondes Viking de la NASA au milieu des années 1970 ont été perdues car les bandes magnétiques utilisées il y a vingt-cinq ans par l’ordinateur étaient d’un format qui n’était plus lisible*. Informations scientifiques, données de recherche, productions des médias, art numérique, font notamment partie des domaines qui posent de nouveaux problèmes de conservation, nécessitant la préservation de matériels et de logiciels originels ou compatibles avec les documents conservés. Le seul volume des données pose déjà un problème. On estime qu’Internet compte un milliard de pages dont la durée de vie varie entre 44 jours et deux ans.

Les deux textes vont être discutés par la Commission V, qui est chargée de la communication, au cours d’une réunion qui se tiendra du 6 au 8 octobre en Salle II. Les recommandations de la commission seront soumis ensuite à la plénière de la Conférence générale.

Les 9 et 10 octobre, l’UNESCO accueillera une Table ronde ministérielle (de 10h à 18h en Salle X) dans le cadre de la Conférence générale pour permettre aux ministres qui participeront au Sommet mondial d’échanger leurs points de vue concernant le potentiel des TIC pour le développement. La réunion, intitulée « Construire les sociétés du savoir », rassemblera des ministres chargés de - ou concernés par - la communication et l’information, les sciences et technologies, de toutes les régions du monde. Au cours des séances seront traités les thèmes suivants : Principes clés des sociétés du savoir ; Le rôle des sciences dans le développement des sociétés du savoir ; L’éducation dans et pour les sociétés du savoir ; Les politiques culturelles des sociétés du savoir ; Les médias dans les sociétés du savoir.

Le potentiel des TIC a été souligné le 29 septembre par le Directeur général de l’Organisation, Koïchiro Matsuura : « Nous pensons que le concept de "sociétés du savoir" est préférable à celui de "société de l’information" ». Il a expliqué : « La pluralité induite par le concept des "sociétés du savoir" est délibérée » car elle met l’accent sur le fait que de nombreuses variétés et strates de savoir contribuent à la construction de notre monde. « De plus, les changements technologiques n’entraînent pas une seule sorte d’impact sur la société ni une seule forme de développement social. Il peut y avoir des convergences, des similitudes et des tendances générales, mais il y a aussi diversité et divergence. Le concept de "sociétés du savoir" reconnaît que toute intervention humaine est créative et, dans ses expressions variées, génère pluralité et différence ».

Pour l’UNESCO, les sociétés du savoir doivent être développées selon quatre principes fondamentaux : la liberté d’expression, telle que définie par l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme ; la reconnaissance de la diversité culturelle ; l’accès égalitaire à l’éducation et l’accès universel à l’information.

Une exposition ** intitulée « Construire les sociétés du savoir » - inaugurée par le Directeur général le 29 septembre - présente jusqu’au 17 octobre quelque 280 projets illustrant ce que peuvent être les sociétés du savoir. Elle ira ensuite à Genève pour le WSIS. Une version virtuelle de l’exposition est accessible sur Internet à l’adresse www.unesco.org/confgen/exhibition2003 .

L’exposition part du principe que le savoir existe et se développe dans un contexte culturel et communautaire, qu’il est plus efficacement partagé entre gens ayant les mêmes préoccupations et les mêmes objectifs. Ainsi, le Projet du Génome humain (www.ornl.gov/TechResources/Human_Genome/) et les liens qu’il a créés entre les chercheurs du monde entier ont permis des progrès remarquables dans la définition de la séquence complète du génome humain. C’est l’un des nombreux exemples qui montrent comment l’information, avec la valeur ajoutée des TIC, se transforme en savoir.

L’exposition est organisée autour de quatre thèmes (chacun comprend de nombreux projets, les exemples ci-après ne constituent pas une liste exhaustive) :

La création du savoir : Digi-Arts (http://portal.unesco.org/digiarts) est un exemple de l’utilisation des TIC dans la création artistique et constitue aussi une plate-forme d’échange d’information entre les artistes, les scientifiques et les techniciens de différentes régions géo-culturelles.

La transmission du savoir : L’Indira Gandhi National Open University (http://www.ignou.ac.in), l’un des pionniers de l’enseignement à distance, a pu démocratiser l’enseignement supérieur en offrant un enseignement de qualité à des coûts raisonnables à des pans entiers de la population indienne, y compris dans des zones très reculées.

Le partage du savoir : L’IFEX, Echange international de la liberté d’expression, (http://www.ifex.org) gère le Réseau d’alerte action (AAN) qui permet aux organisations membres de dénoncer les atteintes à la liberté d’expression. L’AAN aide également à attirer l’attention sur les violations des droits de l’homme dans le monde entier.

La préservation du savoir : Le Programme de l’UNESCO Mémoire du Monde (http://www.unesco.org/webworld/mow) cherche à préserver le patrimoine documentaire d’exception, notamment grâce à la numérisation et au partage d’expertise. Le programme a créé un Registre de la Mémoire du Monde qui rassemble un patrimoine documentaire remarquable concernant tous les domaines de l’activité humaine et tous les types de supports : livres, manuscrits, films, imprimés, etc.

A propos de la construction des sociétés du savoir, le Sous-Directeur général de l’UNESCO chargé de la Communication et de l’Information, Abdul Waheed Khan, a déclaré : « Les TIC peuvent faire une énorme différence en améliorant la qualité de vie des individus si les Etats membres mettent en œuvre les politiques et les stratégies appropriées pour l’utilisation des technologies traditionnelles et nouvelles, s’ils sont prêts à investir dans les ressources humaines pour créer des contenus locaux, et s’ils assurent l’accessibilité, particulièrement communautaire, à ceux qui en ont le plus besoin ».



* Reuters, 27 juillet 2001
** L’exposition est organisée avec le soutien de la Cité des Sciences (Paris), Hewlet-Packard, la Mairie de Paris, Worldspace et le gouvernement japonais.






Source Communiqué de Presse No 2003 - 69
Auteur(s) UNESCOPRESSE


 ID: 16044 | guest (Lire) Mise à jour: 08-10-2003 2:46 pm | © 2003 - UNESCO - Contact