Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture
Discussions ministérielles sur les moyens d'améliorer l'éducation

Donne-t-on aux lycéens et étudiants les capacités dont ils ont besoin pour mener une vie saine et productive, et pour contribuer au développement de leur pays ? Que peuvent faire les ministères de l’éducation pour améliorer les systèmes éducatifs et offrir aux étudiants toutes les opportunités les préparant à une vie active et digne dans un monde qui évolue très vite ?

La question cruciale de la qualité de l’éducation - Qu’est-ce qui la définit et comment l’assurer - est le thème de la Table ronde ministérielle qui se tient durant la Conférence générale de l’UNESCO les 3 et 4 octobre (en Salle X), sous la présidence du Directeur général de l’Organisation, Koïchiro Matsuura, et de onze ministres de l’éducation de pays africains, arabes, asiatiques, européens, latino-américains et des Caraïbes. Plus de 70 ministres ont confirmé leur participation.

Les liens entre l’éducation et toute une série de domaines allant de la prospérité économique au développement durable, en passant par la paix et la sécurité, sont de plus en plus généralement admis. Cette prise de conscience fait surgir dans le débat public la question de la qualité de l’éducation, qui s’impose comme un sujet de préoccupation pour nombre de ministères, d’organisations non gouvernementales, d’entreprises ainsi que dans l’opinion publique. Ce débat est alimenté par des évaluations de plus en plus précises de la réussite scolaire, à l’échelle des nations comme à celle du monde, qui font ressortir de manière convergente de forts contrastes dans les acquisitions et les modes d’apprentissage des enfants, d’un pays à l’autre mais aussi dans un même pays.

Par exemple, une étude du Programme international d’évaluation des résultats scolaires (PISA), publiée en commun par l’OCDE et l’UNESCO en juillet dernier, portant sur les acquis de lycéens âgés de quinze ans dans 43 pays, a montré que ceux de Finlande, du Canada, de Nouvelle-Zélande, d’Australie, d’Irlande, de Hong-Kong (Chine), du Japon et de la République de Corée obtenaient les meilleurs résultats en lecture, mathématiques et sciences. En revanche, les élèves d’Amérique latine étaient loin derrière, ceux du Brésil, du Chili et du Pérou ayant de grandes difficultés à utiliser la lecture pour faire progresser et élargir leurs connaissances et leurs compétences dans d’autres matières.

Ce rapport montre le lien qui existe entre ces tendances et la qualité des systèmes éducatifs nationaux, et le fait que ceux-ci peuvent compter davantage dans les résultats scolaires que les moyens financiers des familles ou des Etats.

Néanmoins, soulignent les experts en la matière, l’éducation va bien au-delà de la lecture, l’écriture ou l’arithmétique. La demande se fait de plus en plus forte pour que le système éducatif prenne en compte les besoins et les problèmes courants de la société, notamment le développement humain durable, la paix et la sécurité, les droits de l’homme, l’égalité entre les sexes et la qualité générale de la vie de l’individu, de la famille, de la société et du monde.

Toutes ces réflexions conduisent à la question : qu’est-ce qu’une éducation de qualité? Comment la définir? Quel devrait être son contenu? Et comment des Etats, dont beaucoup manquent déjà de moyens pour fournir ne serait-ce qu’une éducation de base, peuvent-ils parvenir à un équilibre entre leurs objectifs traditionnels et cette nouvelle demande, qui suppose une flexibilité dans les programmes scolaires, la formation - initiale et permanente - des enseignants, la remise à jour constante des manuels scolaires et autres matériels pédagogiques, un recours croissant aux nouvelles technologies de l’information et de la communication ainsi qu’une coopération internationale?

La table ronde ministérielle sera ouverte par le Directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura, et le secrétaire américain à l’Education, Rod Paige (le 3 octobre, à 10 heures). La réunion se partagera en trois sessions, centrées sur : Enjeux et dilemmes de la qualité de l’éducation (3 octobre, 11h15), Nécessité d’une définition élargie de la qualité de l’éducation (3 octobre, 15h) ; Comment induire le changement et améliorer la situation (4 octobre, 10h).

Les participants publieront un communiqué ministériel au terme de leurs discussions.


Les journalistes souhaitant assister à la Table ronde ministérielle sur la qualité de l’éducation doivent être accrédités pour la Conférence générale de l’UNESCO.
Contacter le service de presse de l’UNESCO. Tél. 01 45 68 17 48



 
Auteur(s) UNESCOPRESSE
Source Avis aux médias No 2003 - 79
Contact éditorial : Sue Williams: Bureau de l’information du public, rédaction. Tel: 01 45 68 17 06
- Email s.williams@unesco.org
Date de publication 30 Sep 2003
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