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Contribuer au débat démocratique.  
L'UNESCO lance un appel pour la libération des prisonniers politiques Latsami Khamphoui (Laos) et Khin Zaw Win (Myanmar)

23-09-2003 5:30 pm L’UNESCO a appelé aujourd’hui à la libération de deux prisonniers politiques, Latsami Khamphoui, ancien vice-ministre de l’Economie et du Plan de la République démocratique populaire lao, en prison depuis 1990, et Khin Zaw Win, dentiste et chercheur, emprisonné à Myanmar depuis 1994. Au cours des dernières années, l’UNESCO a demandé la libération des deux prisonniers à plusieurs reprises par les voies diplomatiques, en vain. C’est pourquoi le Comité de l’UNESCO sur les conventions et les recommandations - qui traite habituellement des violations des droits humains à huis clos - a décidé de porter l’affaire devant le Conseil exécutif de l’UNESCO ce matin en séance publique.

Latsami Khamphoui, âgé de 63 ans, est en mauvaise santé et ses conditions de détention sont décrites comme étant extrêmement pénibles. En prison depuis 1990, il a été jugé en 1992 et condamné à quatorze ans de détention pour « préparation de rébellion, propagande contre la République démocratique populaire lao, organisation de rassemblements de masse avec l’intention de créer des tensions, diffamation et provocation de désordres en prison ».

Il a effectué plus de treize ans de sa condamnation et le Comité a exprimé sa préoccupation après avoir appris que le gouvernement laotien ne semblait pas avoir l’intention de libérer Latsami Khamphoui à moins que ce dernier n’appelle à la clémence.

S’exprimant au nom du Conseil exécutif de l’UNESCO, la présidente de ce dernier, Aziza Bennani, a réitéré aujourd’hui un « appel humanitaire à la clémence » auprès du gouvernement de la République démocratique populaire lao. Pour sa part, le Directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura, avait appelé à la libération de Latsami Khamphoui dans une lettre au gouvernement lao et lors d’une visite qu’il a effectuée dans le pays en décembre 2002.

Par ailleurs, un autre appel à la clémence a été lancé par la Présidente du Conseil exécutif en faveur de Khin Zaw Win, dont le cas figure à l’ordre du jour du Comité depuis 2001.

Khin Zaw Win, 52 ans, a été arrêté en 1994 à l’aéroport de Yangon alors qu’il s’apprêtait à retourner à Singapour, pour y poursuivre ses études de sciences politiques. On lui reproche d’avoir été en possession de documents sur la Ligue nationale pour la démocratie, fondée par la Prix Nobel de la paix, Aung San Suu Kyi.

Il a été condamné à quinze ans de prison pour « être à l’origine de la diffusion ou avoir l’intention de diffuser, de fausses nouvelles en sachant à l’avance qu’elles sont fausses » ; pour « faire partie de ou être en relation avec une organisation illégale » ; et pour « être en possession de ou contrôler des secrets d’Etat ». Il souffrirait de plusieurs problèmes de santé, aggravés par les mauvaises conditions de détention et l’insuffisance des soins de santé.

Pendant le débat public, le Comité « a noté avec préoccupation la récente dégradation de la situation concernant les droits de l’homme au Myanmar et rappelé les obligations qui incombent à l’Etat membre du fait de son appartenance à l’UNESCO ».






Source Communiqué de Presse No 2003 - 60
Auteur(s) UNESCOPRESSE


 ID: 15242 | guest (Lire) Mise à jour: 25-09-2003 3:08 pm | © 2003 - UNESCO - Contact