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Contribuer au débat démocratique.  
Le réseau des écoles associées de l’UNESCO célèbre son 50e anniversaire
Contact éditorial : Sue Williams, Bureau de l’information du public, Section éditoriale - Email

31-07-2003 12:30 am Auckland (Nouvelle-Zélande) – Qu’est-ce qu’un institut de formation d’enseignants au Maroc a en commun avec un établissement secondaire de l’Ile de Kiribati, un Etat du Pacifique Sud ? Quels liens y a-t-il entre un collège technique russe et une école primaire du Togo, ou entre une école maternelle néo-zélandaise et une école secondaire équatorienne ? Tous ces établissements sont membres du Réseau des Ecoles Associées de l’UNESCO (RéSEAU) qui célèbre cette année cinquante ans de présence auprès de la jeunesse mondiale en vue de promouvoir les idéaux de paix, de démocratie et de droits de l’homme de l’Organisation.

Du 3 au 8 août, plus de 160 délégués de plus de 80 pays vont participer à un congrès international à Auckland pour fêter le demi-siècle de RéSEAU. Ils passeront en revue les succès et défis auxquels le réseau est confronté, étudieront les moyens de renforcer sa contribution à une éducation de qualité pour tous, examineront le rôle des technologies de l’information et de la communication, qui ont grandement facilité sa croissance, et élaboreront les orientations pour l’avenir.

RéSEAU est l’un des plus anciens programmes de l’UNESCO et implique quelques-uns de ses plus jeunes collaborateurs : les élèves et les étudiants scolarisés dans l’une des 7 500 écoles et institutions éducatives membres, disséminées dans plus de 170 pays.

Le réseau a été lancé après la Deuxième Guerre mondiale par les fondateurs de l’UNESCO dans le cadre de leur quête pour une paix réelle et durable. Les fondateurs étaient conscients de la nécessité d’aller au-delà des bonnes paroles et des circulaires ministérielles pour que les enseignants « enseignent la paix ». Pour construire la paix grâce à l’éducation, il fallait, selon eux, des enseignants engagés, des méthodes d’enseignement participatives, des programmes pertinents, des manuels scolaires impartiaux et un climat de respect mutuel et de non violence dans la salle de classe, l’école, la famille et la communauté.

L’idée ambitieuse a pris corps. Le programme - alors baptisé ASPRO - qui ne rassemblait à ses débuts que 33 établissements secondaires dans 15 pays s’est développé jusqu’à devenir l’un des plus grands réseaux de ce type. Selon Elizabeth Khawajkie, sa coordinatrice internationale basée au siège de l’UNESCO, RéSEAU prend le pouls éducatif du monde et donne l’exemple, sensible à ce qui se passe dans le monde et désireux d’introduire de nouveaux sujets et discussions dans les classes afin qu’élèves et étudiants soient prêts à affronter le présent et à préparer leur futur.

Le Projet Mer Baltique, par exemple, a été lancé en 1989 par le Danemark, la Finlande, la République fédérale d’Allemagne, la République démocratique d’Allemagne, la Pologne, l’Union soviétique et la Suède, pour sensibiliser les jeunes de la région à la nécessité d’améliorer et de protéger l’environnement pollué de la Mer Baltique.

Grâce au projet, des élèves de quelque 200 écoles des pays de la Baltique ont entrepris des actions telles que l’étude de la qualité de l’eau ou la surveillance de la présence de métaux lourds dans les moules. Au sein d’un programme intitulé Coastwatch (surveillance côtière), ils nettoient les plages, vérifient les changements de niveau de la mer et suivent l’évolution de la vie marine, cherchant des explications à toute modification de la flore et de la faune marine de la région. L’information est partagée et discutée par toutes les écoles participantes grâce à des programmes d’échanges, des publications et une lettre d’information régulière.

« C’est un projet fantastique, dit Dace Blese, un élève de 12 ans du collège de Talsi en Estonie. C’est la troisième année que je participe et chaque année m’apporte quelque chose de nouveau et de différent. La mer change… »

Le projet de la Mer Baltique remporte un tel succès qu’il a servi depuis de modèle pour d’autres programmes environnementaux d’ASPnet sur le Danube, dans les Caraïbes, la Méditerranée occidentale et le Zambèze.

Le projet d’éducation sur le commerce transatlantique d’esclaves - baptisé Briser le silence - est une autre initiative, plus récente. Cette vaste entreprise vise à améliorer l’enseignement de l’un des chapitres les plus honteux de l’histoire de l’humanité, et de ses énormes impacts économiques, sociaux et culturels dans les trois régions impliquées (l’Afrique, les Amériques et l’Europe). Une équipe de spécialistes conseille et guide l’UNESCO sur ce projet auquel participent près de 100 écoles des trois régions. Une grande quantité d’informations a été publiée sur le sujet, brisant le silence qui entourait la traite des esclaves et son héritage. C’est la première tentative internationale pour mobiliser des écoles d’Afrique, d’Europe, d’Amérique et des Caraïbes, afin de développer de nouvelles démarches éducatives tout en promouvant le dialogue interculturel entre les jeunes.

Financé par l’UNESCO et le ministère norvégien des Affaires étrangères, ce projet a également reçu le soutien et la participation de Anti-Slavery International, une ONG qui a travaillé avec RéSEAU à la création d’un site Internet très complet sur le projet (www.antislavery.org/breakingthesilence).

Le Patrimoine aux mains des jeunes est un projet qui encourage les jeunes à soutenir la protection du patrimoine mondial à travers des actions scolaires et extrascolaires. Depuis 1995, douze grands forums sur le patrimoine mondial se sont tenus dans différentes régions du monde, permettant aux jeunes de partager leurs idées sur le patrimoine mondial et sur ce qu’ils peuvent faire pour le protéger. Un kit éducatif mis au point pour les enseignants, testé et validé dans des écoles du RéSEAU installées dans 130 Etats membres de l’UNESCO, a été traduit en 20 langues ; le projet œuvre aujourd’hui pour que l’enseignement concernant le patrimoine mondial trouve sa place dans les systèmes nationaux d’éducation.

Ces exemples d’écoles travaillant ensemble, grâce des accords de jumelage et des contacts réguliers, sont de portée internationale ou régionale, mais les membres de RéSEAU sont également très actifs individuellement au niveau national.

En Nouvelle-Zélande, par exemple, des élèves du lycée Favona ont mené une étude de longue durée sur la forêt de mangroves d’un estuaire proche de l’école, étudiant son rôle sur l’environnement et évaluant des façons de le protéger. A l’école primaire publique Gueswende, au Burkina Faso, des enfants s’attaquent aux problèmes de la pauvreté locale et de la dégradation écologique grâce à un programme agricole. Ils ont, par exemple, créé un potager et un verger dont les produits améliorent le déjeuner de l’école et la nutrition des élèves, ou sont vendus pour acheter des fournitures et d’autres articles nécessaires à l’école. Ils ont également mis en place une pépinière pour aider à lutter contre la déforestation. En Autriche, les étudiants du Bundesrealgymnasium Leoben apprennent la tolérance et la compréhension mutuelle à travers un programme d’échange qu’ils ont créé avec la Girls Prep School de Johannesburg en Afrique du Sud. Ailleurs, au Paraguay, des écoles s’intéressent à la prévention de la consommation de drogue et d’alcool.

« RéSEAU est unique tant par sa dimension mondiale que par l’étendue de ses champs d’activité », a déclaré Margaret Austin, Présidente de la Commission nationale de Nouvelle-Zélande pour l’UNESCO, qui a aidé à organiser le « Congrès Navigateurs pour la Paix » pour le 50e anniversaire du Réseau. « Le nombre d’écoles qui font partie du Réseau a plus que doublé pendant la décennie écoulée (…), multipliant les occasions d’approfondir les expériences transculturelles qui préparent la voie d’amitiés fidèles, une plus grande conscience des réalités culturelles et éducatives des autres pays et une capacité à résoudre les problèmes communs ».

Le congrès sera ouvert par Jonathon Hunt, Président de la Chambre des Députés de Nouvelle-Zélande, le 3 août au soir (18h) au Centre de conférences Waipuna à Auckland.




Alison Bartley or Carole van Grondelle
Pour la Commission nationale de Nouvelle-Zélande pour l’UNESCO.
Téléphone: +64 (0)4 380 9223, +64 (0)4 384 3650
Portable : +64 (0)274 436 123 et +64 (0)272 555 400


Pour plus d’information, consulter le site de RéSEAU



Source Communiqué de presse N°2003-47
Auteur(s) UNESCOPRESSE


 ID: 13875 | guest (Lire) Mise à jour: 19-08-2003 3:38 pm | © 2003 - UNESCO - Contact