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l’UNESCO ajoute quinze nouveaux sites au reseau mondial de reserves de biosphere
Contact éditorial : Peter Coles, Bureau de l’information du public, Section éditoriale, Tél. : +33 (0)1 45 68 17 10 - Email

10-07-2003 4:00 pm Paris – Quinze nouveaux sites, dans dix pays, viennent d’être inclus dans le Réseau mondial de réserves de biosphère, lequel s’étend, pour la première fois, à deux nouveaux pays : la Slovénie et le Yémen. D’autre part, l’extension de trois réserves de biosphère préexistantes a été approuvée, ce qui traduit la poursuite des efforts visant à améliorer l’état des sites déjà reconnus et illustre la vitalité du réseau. Le Réseau mondial de réserves de biosphère compte aujourd’hui 440 sites dans 97 pays. Les nouvelles réserves de biosphère et les extensions ont été entérinées par le Bureau du Conseil de coordination international du Programme de l’UNESCO sur l’homme et la biosphère (MAB), lors de la réunion qu’il a tenue du 8 au 11 juillet, au siège de l’Organisation à Paris.

Les réserves de biosphère sont des sites pilotes qui remplissent trois fonctions complémentaires : conservation de la biodiversité ; développement (en intégrant les collectivités locales) et soutien logistique (combinant recherche, éducation, formation et surveillance). Les sites créés ou étendus sont les suivants :

Extension de la Réserve de biosphère du Western Cape (Afrique du Sud). De nouvelles aires centrales ont été adjointes. Il s’agit des îles Dassen et Vondeling et des zones marines qui les environnent. La représentativité côtière et marine de cette réserve de biosphère s’en trouve ainsi améliorée.

La Réserve de biosphère de Wudalianchi (Chine), située à l’extrême nord-est du pays, se caractérise par un volcanisme relativement récent. Sa valeur, en termes de conservation, tient à l’abondance des espèces végétales survivantes de l’ère tertiaire. Du fait de la présence de zones volcaniques nées d’éruptions plus ou moins récentes, le site offre des conditions idéales pour l’étude de la succession des plantes pionnières sur les terrains nus.

La Réserve de biosphère de Yading (Chine) couvre une partie de l’extension orientale du plateau tibétain qui s’élève de 2 200 à 6 032 mètres et comprend trois montagnes sacrées. La région est significative non seulement pour sa grande diversité biologique mais aussi pour les valeurs culturelles qui lui sont associées.

Réserve de biosphère de Monfragüe (Espagne). Cette partie de la région d’Estrémadure se caractérise par son système agro-pastoral traditionnel – les dehesas – qui met en jeu de remarquables interactions entre diversité biologique et diversité culturelle.

Réserve de biosphère Valles del Jubera, Leza, Cidacos y Alhama (Espagne). Ce paysage de forêts et de prairies méditerranéennes est le fruit d’une longue intervention humaine. La présence de fossiles de dinosaures accroît encore son intérêt. Aujourd’hui, cette zone est un site pilote dans la région de la Rioja, en particulier pour tout ce qui concerne les stratégies régionales de développement durable et la mobilisation, dans cette perspective, des agences gouvernementales, des fondations, des universités et des collectivités locales. …/…
UNESCOPRESSE/N°2003-45 – 2

Extension de la Réserve de biosphère de Muniellos, et deux nouveaux sites : la Réserve de biosphère Valle de Laciana et la Réserve de biosphère Picos de Europa, (Espagne). La désignation de ces sites constitue une étape dans le projet de constitution de la Réserve de biosphère Gran Cantabrica, au nord de l’Espagne. Muniellos (Asturias) est désormais étendue pour inclure une zone récemment déclarée Parque natural. La vallée de Laciana (Castilla-León) se distingue par le projet de coopération de quatre collectivités locales en vue de la promotion du tourisme et de nouvelles activités économiques respectueuses de la nature. Picos de Europa (Asturias, Cantabria, Castilla-León), avec ses sommets culminants à plus de 2 600 mètres est l’un des derniers refuges protégés pour l’ours brun d’Europe, le loup et le grand tétras.

La Réserve de biosphère des Iles toscanes (Italie) est le premier archipel à recevoir l’appellation de réserve de biosphère en Italie. Ces îles, situées dans la mer Tyrrhénienne, abritent une grande variété d’habitats. L’impact humain y est très divers, depuis Elbe, importante destination touristique, jusqu’à Montecristo, île presque intacte.

La Réserve de biosphère du Mount Elgon (Kenya) fournit un cadre pour coordonner la conservation du Parc naturel du Mount Elgon - caractérisé par sa flore et sa faune endémiques et par son rôle vital de château d’eau - et les activités forestières, en particulier la culture intensive sur les riches sols volcaniques du piémont. Un projet de coopération avec l’Ouganda voisin est en cours. L’objectif est de créer une réserve de biosphère à cheval sur la frontière commune et englobant tout l’écosystème du Mount Elgon.

Réserve de biosphère du littoral de Toliara (Madagascar). Au sud-ouest du pays, sur le littoral, elle associe des zones de forêt, de mangroves et de récifs coralliens. Avec quelque 235 000 habitants, le site est un modèle de conservation côtière intégrée et de développement pour Madagascar.

La Réserve de biosphère du Banco Chinchorro (Mexique) se situe à l’extrémité sud-ouest de l’Etat de Quintana Roo dans la péninsule du Yucatán. Cette mosaïque d’eau libre, de lits d’herbiers, de mangroves, de plages de sable et de récifs de corail est considérée comme l’un des sites marins exceptionnels de la région. Les deux principales activités économiques - tourisme et pêche - sont associées au programme de gestion participatif intégré.

La Réserve de biosphère de Sierra La Laguna (Mexique) confine à l’extrémité méridionale de la péninsule de Basse Californie qui sépare le golfe de Californie de l’Océan Pacifique. Cette zone abrite des habitats importants et uniques, et en particulier, un type très rare de forêt caduque. La végétation joue, par ailleurs, un rôle décisif dans l’alimentation en eau des installations humaines environnantes.

La Réserve de biosphère du Rio San Juan (Nicaragua) couvre une vaste zone au sud-est du Nicaragua. Ce nouveau site comprend une impressionnante mosaïque d’écosystèmes : forêts tropicales de grandes dimensions, écosystèmes fluviaux et côtiers, zones humides de première grandeur ainsi qu’une partie du lac Nicaragua, le plus grand lac d’eau douce d’Amérique centrale. La diversité ethnique et culturelle de la région est tout aussi remarquable. …/…
UNESCOPRESSE/N°2003-45 – 3

Extension de la Réserve de biosphère de Palava, désormais nommée Réserve de biosphère de Moravie méridionale (République tchèque). Au site préexistant de Palava sont désormais associées les forêts des basses plaines inondables des rivières Dyje et Morava, soit la deuxième plus grande zone de ce type en Europe. L’extension est le fruit d’un processus de consultation de grande envergure entre toutes les parties concernées. D’ores et déjà, la future création d’une réserve de biosphère transfontalière trilatérale, englobant des zones contiguës en Autriche et en Slovaquie, est à l’étude.

Réserve de biosphère marine d’Extrême-Orient (Fédération de Russie). Le site se compose de 11 îles, des eaux environnantes et de la zone côtière qui leur fait face le long de l’Océan Pacifique, juste au sud de Vladivostok. La rencontre du courant boréal-arctique et du courant subtropical explique la grande richesse de la biodiversité marine. L’une des priorités adoptées est la conversion de l’exploitation industrielle et non durable des ressources naturelles vers des activités économiques plus respectueuses de l’environnement, telles que l’écotourisme et l’aquaculture, au bénéfice des collectivités locales.

Réserve de biosphère des Alpes juliennes (Slovénie). Cette première réserve de biosphère en Slovénie est établie autour du Parc national du Triglav. Sa gestion a fait l’objet d’un accord de coopération avec les trois municipalités situées à proximité. L’accord se fixe pour priorité le développement d’un écotourisme de haute qualité, reposant sur les produits locaux.

Réserve de biosphère de l’archipel de Socotra (Yémen). Première réserve de biosphère créée au Yémen, l’archipel se situe au point de rencontre de la Mer Rouge et de l’Océan Indien. Ce site est internationalement reconnu pour sa remarquable diversité végétale et pour ses richesses culturelles, dont la langue soqotri, parlée par ses 40 000 habitants.

Le Réseau mondial de réserves de biosphère est le principal outil opérationnel du Programme MAB. Les réserves de biosphère sont des sites désignés par les pays et où l’approche interdisciplinaire du Programme peut être appliquée en situation réelle. Les sites choisis servent aussi à expérimenter des formules de développement durable et à démontrer la validité de telles approches. Le réseau mondial ainsi constitué couvre un échantillon significatif – et grandissant – des principales régions écologiques et des divers systèmes humains de mise en valeur des territoires. Les nouvelles réserves approuvées cette année illustrent l’intérêt croissant pour l’approche ainsi proposée, laquelle s’efforce de concilier conservation et développement dans les régions littorales et vise à protéger des valeurs culturelles qui dépendent du maintien d’un certain nombre de pratiques traditionnelles. On note aussi un intérêt toujours plus marqué pour les réserves de biosphère transfrontalières, s’étendant de part et d’autre de frontières nationales, qui constituent le cadre d’efforts communs pour la gestion et la conservation d’écosystèmes partagés.


Le Programme MAB



Source Communiqué de presse n° 2003-45
Auteur(s) UNESCOPRESS


 ID: 13534 | guest (Lire) Mise à jour: 13-09-2007 10:48 am | © 2003 - UNESCO - Contact