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| L’avant-projet de convention pour la sauvegarde du patrimoine immatériel finalisé
17-06-2003 - Les experts de 103 pays, réunis depuis le 2 juin dernier à l’UNESCO, ont remis au Directeur général l’avant-projet de convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel qu’ils ont adopté par consensus ce week-end. |
Ce texte, qui est le fruit de plusieurs années de travail, sera présenté par le Directeur général, en octobre, à la prochaine Conférence générale de l’UNESCO. Il pourrait constituer le complément nécessaire de la Convention de 1972 sur le patrimoine culturel et naturel, en assurant la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel.
La recommandation des experts qui accompagne cet avant-projet se réfère à la déclaration d’Istanbul adoptée en septembre 2002 par la 3e Table ronde des ministres de la culture, ainsi qu’au consensus de Cusco, adopté par le groupe de Rio en mai 2003, qui reconnaissaient l’importance de la préservation et de la revitalisation du patrimoine culturel immatériel pour la diversité culturelle et le développement.
Intervenant, à la clôture de travaux, Koïchiro Matsuura a exprimé sa profonde satisfaction de voir qu’au terme d’un processus aussi long qu’ambitieux, « un très large accord des experts gouvernementaux s’est forgé sur les voies et moyens d’assurer la sauvegarde d’un patrimoine fragile et jusqu’alors ignoré par le corpus juridique existant à l’échelle internationale ».
Le Directeur général a également tenu à rendre un hommage appuyé à M. Mohammed Bedjaoui, Président du Conseil constitutionnel de la République algérienne et ancien président de la Cour internationale de justice de La Haye, qui a dirigé les travaux des trois sessions successives du groupe d’experts avec une « détermination et une sagacité exemplaires ».
Parmi les composantes essentielles que la future convention se propose de sauvegarder figurent les traditions et expressions orales, y compris la langue comme vecteur du patrimoine culturel immatériel, les arts du spectacle, les pratiques sociales, rituels et événements festifs, les connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers, et les traditions artisanales. La mise en place de mécanismes de coopération et d’assistance internationales, et en particulier la création d’un Fonds du patrimoine culturel immatériel, devraient permettre le développement de projets concrets de sauvegarde à l’échelle nationale, régionale et internationale.
Le projet de convention prévoit la réalisation par les Etats parties d’inventaires nationaux ainsi que l’établissement par l’UNESCO d’une liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité et d’une seconde liste recensant le patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente. Cette action concertée et solidaire de la communauté internationale devrait ainsi permettre d’assurer à la fois une meilleure visibilité et une meilleure protection de ce patrimoine particulièrement vulnérable.
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