Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture
L'UNESCO offre ses bons offices pour tenter de resoudre la question des Marbres du Parthenon

Paris – Comment régler les différends qui opposent, d’une part, la Grèce et le Royaume-Uni au sujet des marbres du Parthénon conservés au British Museum et, d’autre part, l’Allemagne et la Turquie à propos du Sphinx de Boguskoy actuellement exposé dans un musée de Berlin ? La question concernant ces deux affaires figure en tête de l’ordre du jour du Comité intergouvernemental de l’UNESCO pour la promotion du retour de biens culturels à leur pays d’origine ou de leur restitution en cas d’appropriation illégale, qui tiendra sa douzième session au siège de l’Organisation du 25 au 28 mars.


Le Comité, composé de représentants de 22 Etats membres* élus pour quatre ans, se réunit tous les deux ans pour examiner les affaires dont il est saisi. Durant cette douzième session, outre les deux cas déjà évoqués, il se penchera sur les principes récemment élaborés pour faciliter le règlement des différends concernant les biens culturels déplacés au cours de la Seconde Guerre mondiale, et sur les progrès réalisés en matière d’identification et de conservation de biens afghans exportés illégalement, en vue de leur futur rapatriement.

Le Comité examinera aussi la mise en œuvre de mesures de prévention destinées à limiter le trafic illicite de biens culturels. Il s’agit notamment de l’établissement d’inventaires normalisés permettant d’harmoniser au niveau international les fiches descriptives des objets d’art et des antiquités (norme Object-ID). La création de bases de données, notamment sur les législations nationales des Etats membres de l’UNESCO concernant les biens culturels, sera également discutée.

Par ailleurs, le Comité se réjouira de constater que depuis sa précédente session (mars 2001), six Etats sont devenus parties à la Convention de l'UNESCO de 1970 concernant les mesures à prendre pour interdire et empêcher l’importation, l’exportation et le transfert illicite des biens culturels. Ces nouveaux venus sont l’Albanie, la Barbade, le Bhoutan, le Japon, le Royaume-Uni et le Rwanda, portant à 97 le nombre total des Etats parties. De plus, la Belgique, le Danemark, le Maroc, la Suède et la Suisse ont annoncé leur intention de ratifier cette convention ou sont en train de le faire.

Quant à la Convention d'UNIDROIT sur les biens culturels volés ou illicitement exportés, adoptée en 1995, elle compte cinq nouveaux Etats parties (Argentine, Cambodge, Espagne, Norvège et Portugal), ce qui porte le nombre total des Etats parties à 18. Cette convention complète celle de l’UNESCO, en couvrant pour sa part le domaine du droit privé.

Créé en 1980, le Comité n’est pas un organe juridictionnel habilité, à ce titre, à trancher directement les litiges entre les parties. Il a cependant une fonction consultative et peut ainsi offrir ses bons offices pour faciliter les négociations bilatérales visant la restitution ou le retour des biens culturels aux pays d'origine. Il s’attache aussi, entre autres, à encourager la création ou le renforcement des musées dans les pays en développement et à former le personnel scientifique et technique nécessaire (voir www.unesco.org/culture/legalprotection).


* Cette année, il s’agit de : Angola, Barbade, Cameroun, Chine, Côte d’Ivoire, Croatie, El Salvador, Ethiopie, Grèce, Guatemala, Hongrie, Inde, Iran, Italie, Liban, Pakistan, Pérou, République de Corée, République tchèque, République-Unie de Tanzanie, Tunisie, Turquie.


Les journalistes qui souhaitent suivre les travaux du Comité doivent s’accréditer
auprès du Service de presse de l’UNESCO en téléphonant au 33 (0)1 45 68 17 47.



 
Auteur(s) UNESCOPRESSE
Source Avis aux médias No. 2003-24
Generic Field
Arabe
Date de publication 24 Mar 2003
© UNESCO 1995-2007 - ID: 10686