Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture
8 mars, Journée Internationale de la Femme

(Embargo 8 mars) Ouagadougou, 7 mars – « Changer les attitudes, les valeurs et les comportements qui perpétuent l’inégalité, aussi bien envers les femmes que les hommes, voilà le grand défi et de longue haleine, que devra relever le XXIe siècle », rappelle le Directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura, dans son message pour la Journée internationale de la femme (8 mars) qu’il lancera demain à Ouagadougou (Burkina Faso).


Le Directeur général s’est félicité de lancer cette année son message d’Afrique car ce continent qui connaît des difficultés en matière de développement est aussi celui pour lequel les objectifs de développement du Millénaire, fixés par les Nations Unies, sont particulièrement importants, en particulier la scolarisation universelle, l’alphabétisation des adultes et l’égalité des genres. Le séminaire L’UNESCO et le NEPAD : de la vision à l’action, auquel assiste Koïchiro Matsuura à Ouagadougou, devrait contribuer à donner une « traduction » africaine de ces objectifs.

Dans son message, le Directeur général souligne que « l’égalité des genres est un préalable indispensable à la réalisation de ces objectifs ». Il insiste notamment sur l’importance de l’éducation primaire pour tous : « L’alphabétisation des femmes constitue l’un des facteurs déterminants pour la diminution des taux de mortalité infantile et l’amélioration des conditions d’hygiène et de santé. De même, le combat contre le VIH/sida se livre essentiellement sur le front de l’éducation préventive ».

Koïchiro Matsuura évoque également l’environnement durable : « Assurer un environnement durable ? N’est-ce pas bien souvent entre les mains des femmes, pourvoyeuses principales, dans bien des parties du monde, des ressources alimentaires, que réside la réponse à nombre de problèmes environnementaux, qu’il s’agisse de déforestation ou de désertification, d’agriculture durable ou de gestion des ressources en eau ? »

Le Directeur général poursuit : « Les femmes, toutes les femmes, doivent avoir la possibilité d’exercer pleinement leurs droits fondamentaux, dont l’accès à l’éducation est parmi les principaux, et de participer de manière équitable à la vie politique, économique, sociale et culturelle ».

Le message sera lancé demain à Ouagadougou, au Centre international pour l’éducation des filles et des femmes en Afrique (CIEFFA), un centre de formation et d’information particulièrement dynamique. A cette occasion, Koïchiro Matsuura remettra à Pauline Kaboré la médaille de bronze de l’UNESCO. Pauline Kaboré a été l’une des premières femmes à bénéficier d’un programme d’alphabétisation de l’Organisation au Burkina Faso. Devenue à son tour formatrice, elle a consacré sa vie au combat pour l’émancipation de la femme africaine.

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Le texte intégral du message du Directeur général (en 5 langues) est accessible à l’adresse : http://portal.unesco.org/8mars2003



 
Auteur(s) UNESCOPRESSE
Source Communiqué de presse N° 2003-20
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Date de publication 07 Mar 2003
© UNESCO 1995-2007 - ID: 10197