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Ouverture de la 182e session du Conseil exécutif de l’UNESCO

La 182e session du Conseil exécutif de l’UNESCO, la dernière session du mandat de M. Koïchiro Matsuura, a été ouverte le 11 septembre 2009 par son Président, M. Olabiyi Babalola Joseph Yaï.

Cette session a été l’occasion, pour le Directeur général, de présenter le projet de programme et de budget pour 2010-2011 (35 C/5) révisé à la lumière des discussions de la précédente session et de dresser les grandes lignes d’une politique de décentralisation future.

Evoquant tout d’abord le « long cycle de travail commun », le Directeur général a jugé que ce travail commun pouvait être regardé avec fierté et satisfaction. Il a rendu hommage au Président Yaï pour le climat de dialogue et de sérénité avec lequel il avait toujours mené les débats ainsi qu’à l’ensemble des membres du Conseil avec lesquels il avait été honoré de travailler tout au long de son mandat. « La qualité de la relation nouée entre le Secrétariat et le Conseil a été au fondement de cet esprit de responsabilité et de bonne gouvernance dont nous avions fait un objectif partagé », a souligné le Directeur général. Tout en réaffirmant sa détermination à mener jusqu’à la fin de son mandat la mission qui lui a été confiée, le Directeur général a insisté sur l’importance des deux principales questions soumises à la session du Conseil : l’adoption du projet de programme et budget pour 2010-2011, d’une part, et les nouveaux enjeux et défis de la politique de l’UNESCO en matière de décentralisation, d’autre part.

Sur le premier point, le Directeur général a présenté le projet révisé de 35 C/5, qui prévoit un nouveau plafond budgétaire de 653 millions de dollars, soit une diminution de 18 millions de dollars par rapport au projet précédent, ou encore une augmentation nominale de 22 millions de dollars par rapport au 34 C/5.

Grâce à une réduction des dépenses administratives, priorité a pu être donnée aux secteurs de programme qui ont soit vu leur pouvoir d’achat maintenu, soit bénéficié, pour les domaines d’action prioritaires, éducation en particulier pour l’Afrique, d’une croissance réelle. Le projet de C/5 poursuit les efforts de concentration de deux façons: il consolide le rôle de l’UNESCO en matière de renforcement des capacités et d’aide à la formulation de politiques d’une part, et met l’accent sur les populations et les pays les plus défavorisés d’autre part; ainsi, Afrique et égalité des sexes restent les grandes priorités, mais une attention spéciale est aussi portée aux groupes vulnérables, pays les moins avancés, Petits Etats insulaires et pays en situation de conflit. Le Directeur général a décrit brièvement ce que cela impliquait pour chaque grand programme.

Le Directeur général a précisé que le nouveau plafond proposé ne correspondait cependant plus à une croissance réelle zéro et ne permettait donc pas de préserver intégralement le pouvoir d’achat global de l’Organisation. Toutefois, a ajouté le Directeur général, « il permettra au prochain Directeur général de disposer d’une base stable et solide pour mener à bien son action au cours de la période à venir. Pour toutes ces raisons, je forme le vœu que le Conseil appuiera cette proposition révisée de 35 C/5 par consensus, en préservant ainsi l’influence, la capacité d’action et le leadership de l’UNESCO ».

Abordant ensuite la question de la décentralisation, le Directeur général a tout d’abord souligné qu’il s’agissait pour le Conseil d’approuver de nouveaux critères pour soumission à la prochaine session de la Conférence générale et destinés à remplacer ceux qu’elle avait adopté en 1999, qui n’étaient plus adaptés aux réalités présentes. Ce cadre, une fois adopté, servirait de base pour définir la politique future en matière de décentralisation et de présence de l’UNESCO sur le terrain. La décision du Conseil, a précisé le Directeur général, n’aurait pas d’incidence budgétaire à ce stade.

Le Directeur général a rappelé que la décentralisation avait été l’un des axes majeurs de ses efforts en matière de réforme depuis le début de son mandat, et indiqué les résultats obtenus en matière de cohérence, de structures, de délégation d’autorité, de transfert de fonds et de personnel vers les bureaux hors siège, et aussi de mobilisation de fonds extrabudgétaires en faveur de projets sur le terrain.

Le système des bureaux multi-pays représentait une solution flexible en 1999, et permettait d’être présent à la fois au niveau des pays et des sous-régions. Mais le nouveau contexte, et en particulier les impératifs de la réforme des Nations Unies, imposent de rationaliser davantage et d’améliorer la présence de l’UNESCO dans les pays afin de lui permettre d’être un partenaire efficace des équipes des Nations Unies. En ce sens la notion contenue dans la résolution de 1999 que l’existence de bureaux au niveau des pays devait être considérée comme une exception n’est plus défendable. La présence de l’UNESCO dans les pays doit au contraire être renforcée, ce qui peut prendre différentes formes et n’implique pas nécessairement l’ouverture d’un Bureau.

Le Directeur général a conclu son intervention en appelant au consensus sur le Projet de 35 C/5 afin de donner au prochain Directeur général « les moyens de continuer à asseoir la crédibilité et le rayonnement de l’UNESCO ».

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Author(s): Office of the Spokesperson - Source: Flash Info N° 164-2009 -  Publication Date: 14-09-2009

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