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DIRECTOR-GENERAL OF UNESCO

Le Directeur général ouvre la cérémonie de lancement du projet Aladin

Le Directeur général ouvre la cérémonie de lancement du projet Aladin
  • © UNESCO/A. Wheeler

Le Directeur général de l’UNESCO, M. Koïchiro Matsuura, a ouvert le vendredi 27 mars 2009 au Siège de l’UNESCO, la cérémonie de lancement du projet Aladin, initié par la Fondation pour la mémoire de la Shoah pour promouvoir la lutte contre le négationnisme et favoriser le dialogue judéo-musulman.

Ont également pris la parole lors de la cérémonie inaugurale M. David de Rothschild, Président de la Fondation pour la mémoire de la Shoah, M. Abdoulaye Wade, Président de la République du Sénégal et président en exercice de l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI), M. Jacques Chirac, Président de la Fondation Chirac, M. Mohamed Vall, ancien Président de l’Etat de Mauritanie, Son Altesse Royale la Princesse Haya Rashid Al-Khalifa du Bahreïn. La cérémonie, qui comprenait la lecture de messages envoyés par Sa majesté le Roi du Maroc, l’Emir du Qatar, le Président de la République française, les Présidents de l’Egypte et de la Tunisie, a donné lieu à la signature d’un Appel à la conscience, avant d’être clôturée par Madame Simone Veil, Présidente d’honneur de la Fondation pour la mémoire de la Shoah.

Ouvrant la cérémonie, le Directeur général s’est félicité du lancement d’un tel partenariat et appelé de ses vœux, par le bais de ce nouvel instrument de dialogue et d’échanges, au renforcement durable d’une éducation à la paix et à la tolérance.
« A l’heure où les conflits de mémoire structurent les antagonismes politiques, il est plus que jamais nécessaire de faire émerger une mémoire partagée qui soit le fruit d’un récit partagé, en insistant sur la dimension réconciliatrice du devoir de mémoire et d’histoire. Ouvrir le champ de la coopération scientifique à la pluralité des mémoires, des cultures et des représentations, est donc un enjeu décisif. Nous pouvons le faire grâce à une éducation de qualité, ouverte sur l’interculturalité et la différence, qui intègre dans les manuels et programmes scolaires les enjeux de diversité politique et culturelle. Nous pouvons également le faire grâce à des politiques de sauvegarde du patrimoine culturel qui instaurent le fait de la diversité au fondement de notre lecture de l’histoire des sociétés », a notamment déclaré M. Matsuura.

Le Directeur général, rappelant que le projet Aladin faisait écho aux objectifs de la résolution 61 sur « la mémoire de l’Holocauste », adoptée en novembre 2007 par la 34ème session de la Conférence générale de l’UNESCO, a souligné la nécessité de placer ce nouveau programme de dialogue et d’échanges au service d’une lutte résolue contre l’antisémitisme, le négationnisme, ainsi que toutes les formes de racisme et de discrimination.

« Un dialogue interculturel durable ne peut s’épanouir que dans un rapport apaisé à l’histoire et à la mémoire. Contre toute forme de sacralisation de la mémoire, et pour conjurer les effets dévastateurs des concurrences mémorielles, nous devons promouvoir un enseignement de l’histoire qui permette à la fois d’expliquer et de comprendre, de combler les silences, et de s’ouvrir à autrui, dans un mouvement de réciprocité permanente(…). En rassemblant musulmans et non musulmans autour d’une même vision partagée de l’histoire, nous pourrons ainsi, je l’espère, poser les fondements d’un dialogue interculturel qui puisse délivrer un message universel de tolérance et redonner espoir aux générations futures », a conclu M. Matsuura.

  • Author(s):Office of the Spokesperson
  • Source:Flash Info N° 050-2009
  • 31-03-2009
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