United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization

Le Directeur général ouvre la deuxième réunion de la Commission mixte UNESCO-Commission de l’Union Africaine et signe avec son Président, M. Jean Ping, un communiqué conjoint

La deuxième réunion de la Commission mixte UNESCO-Commission de l’Union Africaine a été ouverte par le Directeur général de l’UNESCO, M. Koïchiro Matsuura, au Siège de l’Organisation le 11 mars 2009 en présence du Président de la Commission de l’Union Africaine, M. Jean Ping.

Cette réunion a été précédée de groupes de travail d’expert les 9 et 10 mars, afin de faire le point sur l’état de la coopération entre l’UNESCO et la Commission de l’Union Africaine dans les différents domaines des sciences et de la technologie, de l’éducation et de la culture et de dresser un plan de travail pour les années à venir. Le communiqué conjoint signé entre le Directeur général et le Président de la Commission reflète en détail ces discussions.

Le Directeur général a tout d’abord souhaité la bienvenue à M. Jean Ping, Président de la Commission de l’Union Africaine, en qui, a-t-il souligné, « l’UNESCO se réjouit de voir un acteur engagé pour porter les ambitions du continent africain sur la scène internationale, à l’heure où l’Afrique est confrontée à des défis cruciaux pour faire face aux effets de la crise financière et économique mondiale ».

M. Matsuura a ensuite rappelé que l’UNESCO avait inscrit l’Afrique au cœur des priorités de sa stratégie à moyen terme (2008-2011) et du projet de programme et budget pour le prochain biennium (2010-2011). « C’est donc en s’assurant d’un dialogue permanent avec l’Union Africaine comme avec le Groupe africain que nous parviendrons à mettre en œuvre efficacement cet objectif primordial », a ajouté le Directeur général.

M. Matsuura a tenu à saluer les choix du nouveau Plan stratégique pour 2009-2012 présenté par la Commission et qui s’appuie sur quatre piliers: les valeurs partagées, la paix et la sécurité, le développement et l’intégration, et le renforcement des capacités institutionnelles, choix qui reflètent « une vision globale et holistique des questions du développement et de l’intégration ».

« L’UNESCO, dans ses domaines de compétence, a poursuivi le Directeur général, s’est efforcée de répondre à ces défis, en adoptant elle aussi une vision intégrée du développement.

Mentionnant certains des rendez-vous importants en 2009, notamment dans le domaine de l’éducation, le Directeur général a réaffirmé la mobilisation de l’UNESCO pour accompagner le continent africain dans la poursuite des objectifs de l’Education pour tous (EPT). « Ces nombreuses rencontres, je l’espère, seront l’occasion d’unifier nos efforts et de tracer des perspectives d’action communes, notamment en ce qui concerne l’éducation de qualité, l’enseignement et la formation techniques et professionnels, l’enseignement supérieur et la formation des enseignants, l’élaboration de programmes éducatifs et le multilinguisme ».

En ce qui concerne le renforcement de la coopération entre l’UNESCO et la Commission dans le domaine scientifique, afin de faire suite à la Déclaration d’Addis-Abeba sur la science, la technologie et la recherche scientifique pour le développement, adoptée par l’Union Africaine en janvier 2007, le Directeur général a rappelé que cette stratégie est, pour l’UNESCO, un enjeu majeur pour lutter contre la pauvreté en Afrique.

Enfin, le Directeur général a évoqué la coopération dans le domaine culturel, en prenant l’exemple du projet sur l’Histoire générale de l’Afrique et de son exploitation pédagogique, « signal très encourageant de notre coopération future, car en mettant l’accent sur l’histoire commune des peuples africains, et en aidant à rénover les programmes scolaires en histoire, nous parviendrons assurément à mieux soutenir les processus de compréhension et d’intégration régionale en Afrique ».

Avant de conclure, M. Matsuura a évoqué la recrudescence des crises et conflits en Afrique, et estimé que cette situation confortait « l’UNESCO dans l’idée qu’il faut agir en amont, par la prévention, en aidant à approfondir les ressorts de la compréhension mutuelle, de la réconciliation et du dialogue ».

En conclusion, le Directeur général a remercié le Président de la Commission de l’avoir fait « l’invité spécial » du prochain sommet de l’Union Africaine, prévu en juillet 2009 à Madagascar.

Dans sa réponse au Directeur général, M. Ping s’est félicité de la qualité des travaux de la commission conjointe. Il a estimé que l’UNESCO avait su adapter son mode de travail aux priorités et au nouveau cadre institutionnel africains. En souhaitant qu’une stratégie commune de mobilisation de fonds bugétaires soit développée, M. Ping a souligné quelques priorités, comme l’enseignement à tous les niveaux, avec le projet phare d’Université panafricaine, la mise en place d’un observatoire africain pour les sciences, la technologie et l’innovation, ou les actions de reconstruction dans les situations de post conflit. Enfin, M. Ping a remercié M. Matsuura pour son engagement personnel en faveur de l’Afrique.

Une réunion d’information avec les délégués permanents, en présence du Directeur général, du Président de la Commission de l’Union Africaine et du Président de la Conférence générale de l’UNESCO, M. Georges Anastassopoulos, a été organisée dans l’après midi du 11 mars. Elle a été l’occasion d’un échange plus général sur les questions auxquelles est confronté le continent africain.

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Author(s): Office of the Spokesperson - Source: Flash Info N° 038-2009 -  Publication Date: 13-03-2009

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