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DIRECTOR-GENERAL OF UNESCO

Le Directeur général ouvre le troisième Congrès mondial des imams et des rabbins pour la paix

Le Directeur général ouvre le troisième Congrès mondial des imams et des rabbins pour la paix
  • © UNESCO/D. Bijeljac

M. Koïchiro Matsuura, Directeur général de l’UNESCO, a ouvert le 15 décembre avec M. Abdoulaye Wade, Président de la République du Sénégal et Président de la onzième session de la Conférence islamique au sommet, le troisième Congrès mondial des imams et des rabbins pour la paix.

Ce Congrès, placé sous l’égide du Président Wade, était organisé par la Fondation Hommes de Paroles en coopération avec l’UNESCO. Il portait sur le thème « Israël – Palestine, la Sacralité de la Paix » et réunissait de nombreux dignitaires religieux et experts venus d’une vingtaine de pays. Le congrès était également ouvert par le Directeur général de la Fondation Hommes de paroles, M. Alain Michel, et le Directeur de l’International Association for Human values, Sa Sainteté Sri Sri Ravi Shankar.

Dans son intervention, le Président Wade a appelé les hauts responsables religieux du Proche-Orient à entamer un dialogue durable. « Le dialogue interreligieux, comme composante à part entière du dialogue interculturel, doit prendre toute sa place pour faire avancer une culture de la paix. Par l’éducation, la médiation et le dialogue, nous saurons vaincre la peur, les préjugés et les ignorances », a notamment déclaré M. Wade.

Le Directeur général, pour sa part, a rendu un hommage appuyé au Président Wade, dont il a rappelé qu’il était « un homme de paix et de dialogue » et « porteur en Afrique et au-delà d’un message exemplaire de tolérance politique et religieuse ».

« La nécessité d’un dialogue universel entre les cultures et les religions est plus pertinente que jamais, et figure aujourd’hui parmi les priorités de la communauté internationale, comme de l’ensemble du système des Nations Unies », a souligné M. Matsuura.

Se félicitant de l’accent mis par le Congrès sur la paix au Proche-Orient et la relance du dialogue israélo-palestinien, notamment dans les domaines de l’éducation, du dialogue et des médias, le Directeur général a rappelé que l’UNESCO était pleinement engagée, dans ses domaines de compétence, pour soutenir dans la région toutes les initiatives menant à davantage de compréhension, de dialogue et de coopération. « Nous ne pouvons donc que saluer l’engagement de hautes personnalités religieuses dans un tel processus », a t-il noté. M. Matsuura a également souligné que de nombreux accords de coopération avaient été conclus par l’UNESCO avec des organisations telles que l’Union africaine, l’Organisation de la Conférence Islamique, l’ALECSO, l’ISESCO, le Conseil de l’Europe, la Fondation euro-méditerranéenne Anna Lindh pour le dialogue entre les cultures, ou plus récemment l’Alliance des civilisations, pour faire progresser un tel dialogue.

Revenant sur les enjeux du dialogue interculturel et interreligieux, M. Matsuura a relevé trois grands objectifs : développer des méthodologies, des procédures et des réseaux favorisant le dialogue entre les différents acteurs du champ culturel et religieux; renforcer le dialogue et la compréhension mutuelle grâce à des activités menées au niveau des pays dans les domaines de l’éducation, de la culture de la science et de la communication ; et enfin, intégrer la question du dialogue interculturel, y compris dans sa dimension religieuse, comme composante essentielle d’une éducation de qualité, dans les programmes scolaires.

« A l’heure où les sociétés apprennent de plus en plus à vivre dans des environnements multiculturels et multiconfessionnels, la question de l’apprentissage d’une compétence interculturelle et d’un enseignement du fait de la diversité culturelle, devient en effet primordiale. Celle-ci se double d’une autre exigence : s’ouvrir à la pluralité des mémoires et des cultures, et donner une part prépondérante à la circulation des savoirs. Au fond, il s’agit pour nous de construire des avenirs communs fondés sur des mémoires partagées. Les religions ont ici toute leur place, car elles transmettent elles aussi un message de paix, de justice et de solidarité humaine », a conclu le Directeur général.

En marge de cette conférence, le Directeur général s’est entretenu avec M. Abdoulaye Wade pour évoquer les différentes initiatives en cours visant à relancer, par l’éducation, un dialogue durable entre les cultures et les religions. M. Matsuura, dans ce contexte, s’est félicité de la priorité politique et budgétaire donnée par le Président Wade à la promotion d’une éducation de qualité pour tous, dès la petite enfance, au Sénégal. Le Directeur général, à cette occasion, a remis au Président Wade le nouveau rapport mondial de suivi sur l’Education pour tous 2009, intitulé Vaincre l'inégalité : l'importance de la gouvernance.

  • Author(s):Office of the Spokesperson
  • Source:Flash Info N° 182-2008
  • 17-12-2008
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