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DIRECTOR-GENERAL OF UNESCO

Le Directeur général ouvre la séance des Entretiens du XXIème siècle

Le Directeur général ouvre la séance des Entretiens du XXIème siècle
  • © UNESCO/M. Ravassard

Le Directeur général de l’UNESCO, M. Koïchiro Matsuura, a ouvert le 29 octobre 2008 au Siège de l’Organisation, à l’occasion des Entretiens du XXIème siècle, une séance de débats et d’échanges sur le thème : « L’Education pour tous tout au long de la vie : pour quand ? ».

Cette séance, qui venait clore la seconde journée du premier Forum mondial de l’éducation et de la formation tout au long de la vie, se tenait en présence de trois intervenants : Jan Figel, Commissaire européen chargé de l’éducation, de la formation, de la culture et de la jeunesse ; Catherine Odora Hoppers, Professeur à l’Université d’Afrique du Sud, où elle est notamment responsable de la Chaire en Education pour le développement ; et enfin, Jacques Attali, président de l’ONG PlaNet finance. Participaient également, comme discutants, Kasam Varavarn, Secrétaire générale du Bureau de la Commission pour l’éducation de base du ministère thaïlandais de l’éducation, et Nicholas Burnett, Sous-directeur général chargé de l’éducation à l’UNESCO.

Au cours de son intervention, M. Matsuura a rappelé que la formation s’imposait comme une dimension centrale de la vie adulte et qu’il convenait, face à la multiplication des échanges, des formes de communication et de savoir, de s’adapter sans cesse et d’acquérir de nouvelles compétences. « L’idée d’apprentissage elle-même doit être réinventée, car l’éducation tout au long de la vie n’est pas seulement une addition de formation scolaire initiale et de formation permanente : elle devient une manière globale d’envisager notre rapport au travail, au temps, au savoir et à nous-mêmes », a t-il ainsi souligné.

L’éducation tout au long de la vie n’est pas seulement une question technique ou pédagogique, a fait valoir le Directeur général, en appelant la communauté internationale à relever les deux défis liés de l’investissement et de l’inclusion. « Il faut continuer d’investir, corriger les écarts de financement qui subsistent encore parmi les donateurs, et mettre les montants de l’aide au service des progrès et de l’amélioration de l’équité. La crise financière actuelle ne saurait mettre en péril ces efforts financiers, qu’il s’agisse des investissements consentis par les pays en voie de développement, ou celle de l’aide au développement et à l’éducation de base fournis par les bailleurs de fonds », a notamment déclaré le Directeur général.

Puis, abordant les enjeux d’une éducation inclusive, M. Matsuura a mis l’accent sur la nécessité d’une éducation tout au long de la vie qui profite à tous et d’abord aux populations marginalisées, pauvres et vulnérables. « Cette éducation devra être accessible, d’un coût raisonnable et de bonne qualité. C’est là une exigence essentielle si nous voulons effectivement améliorer l’équité des systèmes éducatifs afin de faire progresser l’accès et la qualité, tout en favorisant les principes de participation et de responsabilité », a-t-il conclu.

  • Author(s):Office of the Spokesperson
  • Source:Flash Info N° 150-2008
  • 31-10-2008
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