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DIRECTOR-GENERAL OF UNESCO

Ouverture de la 180e session du Conseil exécutif de l’UNESCO

Ouverture de la 180e session du Conseil exécutif de l’UNESCO
  • © UNESCO/M. Ravassard

La 180e session du Conseil exécutif a été ouverte le 6 octobre 2008 par son Président, M. Olabiyi Babalola Joseph Yaï. Elle a été l’occasion pour le Directeur général de l’UNESCO, M. Koïchiro Matsuura, de faire un plaidoyer en faveur du maintien du pouvoir d’achat global de l’Organisation, ainsi que d’informer les membres du Conseil sur les résultats de sa récente visite à New York à l’occasion de l’ouverture de l’Assemblée générale des Nations Unies et de la réunion de haut niveau sur les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).

Le Directeur général a tout d’abord estimé que les différentes crises récentes concernant la hausse des prix des denrées alimentaires et de l’énergie, la persistance de la pauvreté et l’aggravation des inégalités, puis la crise financière d’ampleur historique, rendaient plus que jamais nécessaire des institutions internationales efficaces pour faire face aux problèmes communs. « Le système des Nations Unies, dont l’UNESCO fait partie, ne doit pas manquer à cette responsabilité à l’égard du monde » a-t-il déclaré.

Tout en se félicitant de signes de progrès véritables dans le domaine de l’éducation, le Directeur général a considéré qu’il « ne s’agit pas de sous-estimer les difficultés qui subsistent. La complaisance n’est pas de mise quand 75 millions d’enfants n’ont toujours pas accès à l’école, et quand des millions d’autres quittent le primaire sans avoir acquis les compétences les plus élémentaires ». Sur la question du financement de l’éducation, le directeur général s’est félicité des annonces d’augmentation de l’aide de la part des donateurs, mais a souligné qu’il fallait aussi veiller à l’efficacité de cette aide selon les conclusions de la réunion d’Accra sur l’efficacité de l’aide.

Faisant référence au colloque organisé par Mme Laura Bush, ambassadrice honoraire pour la Décennie des Nations Unies pour l’alphabétisation, le Directeur général a affirmé que l’impression dominante à l’issue de cette réunion était celle d’un engagement politique accru en faveur de l’alphabétisation. « La création récente à l’UNESCO d’un Fonds de la Décennie des Nations Unies pour l’alphabétisation, auquel les États-Unis ont généreusement offert de verser une contribution de plus de 2,5 millions de dollars, nous sera d’un précieux secours dans ces efforts », a-t-il précisé.

Enfin, toujours dans le domaine de l’éducation, le Directeur général a évoqué les partenariats des cinq agences des Nations Unies en faveur de l’Education pour tous (EPT), mais aussi de la société civile et du secteur privé, rassemblés à New York avec le lancement de la « promotion 2015 ». Cette initiative a mobilisé en faveur de l’EPT de nombreux dirigeants, dont les premiers ministres du Royaume-Uni et de l’Australie, de la Commission européenne et de la Banque mondiale, ainsi que la reine Rania de Jordanie, Bono et Joseph Blatter, Président de la FIFA (Fédération internationale de football association).

Parmi les autres sujets abordés, l’eau et l’assainissement, où l’UNESCO joue un rôle global au sein de ONU-Eau, en particulier la préparation de la troisième édition du Rapport mondial sur la mise en valeur des ressources en eau qui sera lancé lors du cinquième Forum mondial de l’eau en mars prochain ; le rôle de la culture dans le développement, domaine qui fait l’objet du Fonds PNUD-Espagne.

Le Directeur général a également participé à une session de haut niveau sur « les besoins de développement de l’Afrique » qui a été l’occasion de rappeler l’attachement de l’UNESCO en faveur de l’Afrique, inscrite comme priorité dans sa stratégie à moyen terme.

Après avoir évoqué la participation de l’Organisation à la réforme des Nations Unies et au principe « unis dans l’action » le Directeur général a abordé de façon détaillée le cycle de préparation de ses propositions préliminaires de programme et de budget pour 2010-2012, résultat d’un large processus de consultation.

« Je constate, à travers les diverses consultations menées, qu’il existe un consensus parmi vous sur le maintien de ces priorités sectorielles globales. Mais il ne s’agit là que de grandes directions, qui ne dispensent en aucun cas de la formulation d’objectifs toujours plus ciblés, de résultats attendus toujours plus concrets, d’un impact toujours plus tangible. C’est là que nous devrons redoubler nos efforts, concentrer, rationaliser encore et encore ». Plaidant avec vigueur pour l’élaboration d’un seul scénario, le directeur général a souhaité « insister sur le fait que l’enveloppe budgétaire globale contenue dans mes propositions préliminaires ne préjuge en rien de la ventilation des ressources qui seront effectivement allouées entre les différents programmes. Cette ventilation reste à définir, et fera l’objet de mes propositions pour la session de printemps ».

En réalité, a-t-il ajouté, « c’est sur le principe du maintien du pouvoir d’achat global de notre Organisation, celui du refus de l’érosion de sa capacité d’action » que le Conseil est appelé à débattre.

« Maintenir le pouvoir d’achat global d’une Organisation jugée chaque jour plus nécessaire, plus efficace, plus cohérente et complémentaire au sein du système des Nations Unies, chef de file dans de nombreux domaines, ne me semble pas une demande irraisonnée. Ce me paraît être au contraire une proposition lucide et responsable. A fortiori quand celle-ci est formulée par un Directeur général qui ne mettra pas lui-même en œuvre ce programme, mais qui sait, après neuf années passées à la tête de cette Organisation, combien elle est essentielle à la viabilité de notre institution » a conclu le Directeur général, en plaidant pour un consensus qui n’assombrisse pas les perspectives d’avenir « des millions d’enfants, de femmes et d’hommes qui attendent tant de notre Organisation ».

  • Author(s):Office of the Spokesperson
  • Source:Flash Info N° 136-2008
  • 10-10-2008
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