United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization

Cérémonie de clôture du lancement mondial de l’Année internationale de la Planète Terre

A l’occasion de la cérémonie de clôture du lancement mondial de l’Année internationale de la Planète Terre (voir Flash info n°17-2008), le Directeur général a tiré les enseignements des débats fructueux qui ont eu lieu les 12 et 13 février au siège de l’Organisation.

M. Matsuura a tout d’abord noté que ces journées avaient été l’occasion d’aborder quelques-unes des questions qui revêtent une importance primordiale pour l’avenir de la planète en raison notamment des changements induits par l’activité humaine dans notre environnement naturel. Evoquant l’adoption de la Déclaration de Paris sur l’Année internationale qui invite les décideurs à s’appuyer sur les connaissances scientifiques dans la formulation de leurs politiques, le Directeur général s’est réjoui du fait que cette dernière « souligne la nécessité de favoriser partout dans le monde l’accès aux données scientifiques afin d’améliorer la recherche, la formation et le renforcement des capacités dans le domaine des sciences de la Terre ». « Il ressort concrètement de vos débats que pour affronter les problèmes actuels et à venir de la Planète, le monde a besoin de spécialistes en géosciences capables de s’inscrire dans une perspective résolument sociétale », a-t-il dit.

Du contenu des interventions et de la teneur de la Déclaration de Paris, Koïchiro Matsuura a tiré trois conclusions : la première qu’il est impératif de « mobiliser un soutien accru dans le monde – à la fois financier, technique et institutionnel – pour la recherche le domaine des sciences de la Terre. C’est seulement par la connaissance approfondie, la collecte, l’interprétation et la conservation méthodique des données scientifiques que nous réussirons à comprendre l’évolution de la planète et les changements climatiques, et à mettre au point des stratégies appropriées pour assurer notre avenir ».

La deuxième porte sur la nécessité de « faire plus pour attirer les jeunes, et en particulier les jeunes filles, vers les sciences de la Terre. La sous-représentation féminine dans les disciplines scientifiques constitue une déperdition considérable de potentiel humain, et nous devons y remédier. Et de fait, il nous faut agir vite pour freiner la rapide diminution du nombre des spécialistes si nous voulons pouvoir gérer efficacement les ressources de notre planète et garantir l’avenir. Un accroissement du nombre des femmes scientifiques peut être fondamental à cet égard ».

Le Directeur général a souligné l’importance de « renforcer la coopération entre scientifiques et décideurs, ainsi qu’entre les scientifiques et le secteur privé. Les responsables politiques doivent avoir une certaine compréhension des principes essentiels des sciences de la Terre s’ils veulent être en mesure de prendre des mesures raisonnables en matière d’urbanisme, d’infrastructures et de transport ».

M. Matsuura a rappelé à cette occasion que l’UNESCO, compétente à la fois en matière d’éducation et de science, accorde une très haute priorité à cette question et s’est dotée d’une plate forme intersectorielle spécifiquement dédiée au renforcement de l’éducation aux sciences fondamentales dans les Etats membres. « Cela est d’autant plus important que l’éducation dans les sciences de la Terre exerce un effet multiplicateur. Elle constitue le socle de tout un ensemble de disciplines scientifiques et environnementales, et permet une meilleure compréhension de notre planète, du point de vue scientifique certes, mais pas seulement. Nous apprécions d’autant mieux les précieuses ressources de notre planète que nous en percevons les multiples dimensions, à la fois esthétiques, culturelles et spirituelles », a-t-il ajouté.

M. Matsuura a salué la contribution du Programme des Nations Unies pour l’environnement, qui est associé à l’UNESCO dans la célébration de cette Année internationale qui est une « initiative véritablement mondiale et interdisciplinaire, résolument tournée vers les besoins des sociétés humaines. Elle est une occasion unique pour les scientifiques, les politiques, les industriels, le grand public et la jeunesse en particulier, d’aborder ensemble la question cruciale d’un développement rationnel et équitable des ressources naturelles au profit de tous ».

En conclusion, le Directeur général a lancé un appel à la communauté internationale « pour que cette initiative mondiale en faveur de notre planète se poursuive après l’Année internationale. Nous avons besoin de notre planète. Nous en dépendons entièrement. Nous en sommes issus, en serons à jamais partie intégrante et ne pouvons exister autrement que par elle et avec elle ».



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Le texte des interventions d’ouverture et de clôture du Directeur général est accessible depuis la rubrique 'Discours'.

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Author(s): Office of the Spokeswoman - Source: Flash Info N° 019-2008 -  Publication Date: 15-02-2008

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