United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization

Journée internationale de commémoration en mémoire des victimes de l’Holocauste

Le Directeur général de l’UNESCO, M. Koïchiro Matsuura, a ouvert au Siège de l’UNESCO, le 28 janvier, les cérémonies organisées à l’occasion de la Journée internationale de commémoration en mémoire des victimes de l’Holocauste.

Organisée par l’UNESCO et la Délégation permanente d’Israël auprès de l’UNESCO, en partenariat avec France Télévisions, l’Institut commémoratif des héros et des martyrs de la Shoah, Yad Vashem, ainsi que la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, ces cérémonies se tenaient en présence de hautes personnalités, parmi lesquelles : M. Isaac Herzog, Ministre israélien des Affaires sociales, de la diaspora et de la lutte contre l’antisémitisme ; M. Xavier Darcos, Ministre français de l’Education nationale ; Madame Simone Veil, Présidente d’honneur de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah ; M. David de Rothschild, Président de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah ; M. Patrick de Carolis, président de France Télévisions ; et M David G. Kornbluth, Ambassadeur et Délégué permanent d’Israël auprès de l’UNESCO. Le Président de la 34ème Conférence générale de l’UNESCO, M. Georges N. Anastassopoulos, et le Président du Conseil exécutif de l’UNESCO, M. Olabiyi Babalola Joseph Yaï, ont également participé à cette cérémonie.

Ouvrant la cérémonie de commémoration, M. Matsuura a rappelé combien la célébration de cette journée internationale, décidée par l’Assemblée générale des Nations Unies en novembre 2005, était l’occasion pour la communauté internationale de réaffirmer son attachement profond au devoir de mémoire et de transmission.

Plaçant cette soirée sous le signe de la résolution 34 C/61 sur « la mémoire de l’holocauste » adoptée en novembre 2007 par la 34e session de la Conférence générale de l’UNESCO, M. Matsuura a appelé à développer, par l’éducation, une forme de mémoire préventive, tournée vers l’avenir : « La mémoire des victimes de l’Holocauste trouve aujourd’hui des espaces où se déployer. Nous devons les préserver, les promouvoir, en inventer de nouveaux. Je pense notamment aux grandes opportunités qu’offrent l’enseignement scolaire, les médias, les musées, les ouvrages d’histoire, la constitution d’archives orales, la préservation des sites et des lieux de mémoire (…). Cette fonction éducative est aujourd’hui au cœur de nos préoccupations car elle est d’abord, pour les jeunes générations, un apprentissage de la liberté, de la tolérance et de l’intelligence historique. », a-t-il déclaré.

Le Directeur général a ensuite rappelé que dans le contexte de la célébration la Déclaration universelle des droits de l’homme, il convenait de relever le défi d’une mémoire historique collective, critique et réflexive : « L’éducation, le partage des savoirs scientifiques, le respect de la diversité culturelle, la circulation des idées, des images, la liberté d’expression, sont les outils dont nous disposons. Ensemble, travaillons donc à prolonger le devoir de mémoire par un devoir d’enseignement et d’histoire, mais aussi de vigilance critique et civique. Librement consenti, mis en œuvre avec détermination, il nous aidera à nous relier au passé pour mieux servir le présent et l’avenir », a-t-il souligné.

Parallèlement à cette soirée d’hommage, le Directeur général et le Ministre israélien des Affaires sociales, de la diaspora et de la lutte contre l’antisémitisme, Isaac Herzog, ont inauguré aux côtés du Délégué permanent d’Israël auprès de l’UNESCO, M. David G. Kornbluth, de la directrice des relations avec les pays francophones de l’Institut Yad Vashem, Madame Miry Gross, et du Président de l’Association Les fils et filles des déporté juifs de France, M. Serge Klarsfeld, une exposition de dessins et de photographies intitulée « Auschwitz : les profondeurs de l’abîme ». Conçue par l’Institut Yad Vashem, cette exposition, a noté M. Matsuura, témoigne de l’importance qu’il convient d’accorder aux politiques de mémoire et de sauvegarde : « Mettre des noms sur des visages, reconstituer les lieux et les parcours, c’est en effet rétablir les disparus dans leur dignité humaine. C’est aussi aider chacun d’entre nous à mieux comprendre, et donc à ne pas oublier », a-t-il notamment souligné.

Enfin, en marge de ces cérémonies, le Directeur général s’est entretenu avec M. Isaac Herzog. Au cours de cet entretien bilatéral, le Directeur général a renouvelé la volonté de l’UNESCO de promouvoir, en coopération avec les autorités nationales concernées et l’ensemble de la société civile, les fondements nécessaires d’une éducation à la paix, à la tolérance et aux droits de l’homme. « L’UNESCO place l’éducation au cœur de son mandat, et nous sommes convaincus de la nécessité d’associer devoir de mémoire et devoir d’histoire. Un travail de sensibilisation auprès de la jeunesse est ici essentiel, que nous devrons donc prolonger par un travail de longue haleine sur la préparation et la révision des curriculums ainsi que des manuels scolaires. C’est un engagement auquel l’ensemble de la communauté internationale souscrit aujourd’hui », a-t-il fait valoir.

Author(s): Office of the Spokeswoman - Source: Flash Info N° 009-2008 -  Publication Date: 29-01-2008

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