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DIRECTOR-GENERAL OF UNESCO

Visite officielle du Directeur général en Jamahiriya arabe libyenne (26-29 décembre 2007)

Visite officielle du Directeur général en Jamahiriya arabe libyenne (26-29 décembre 2007)
  • © UNESCO/M. Ravassard

Le Directeur général de l’UNESCO, M. Koïchiro Matsuura, s’est rendu en visite officielle en Jamahiriya arabe libyenne, du 26 au 29 décembre 2007, afin de discuter avec les autorités du pays du renforcement des liens de coopération entre la Libye et l’UNESCO et procéder à la signature de deux importants accords.

L’un, signé le 27 décembre, portait sur l’exploitation pédagogique de l’Histoire générale de l’Afrique ; l’autre, sur la création d’un Centre régional pour la gestion des ressources aquifères partagées (RCSARM) comme centre de catégorie II placé sous l’égide de l’UNESCO. Cette visite se déroulait en présence de M. Adulsalam Al Qallali, Ambassadeur, Délégué permanent de la Jamahiriya arabe libyenne auprès de l’UNESCO.
Le 27 décembre 2007, le Directeur général a été reçu par le Premier ministre et Secrétaire du Comité populaire général, M. El-Baghdadi El-Mahmoudi. Au cours de cet entretien, M. Matsuura s’est réjoui des liens étroits noués entre la Libye et l’UNESCO, emblématisés par la signature des deux nouveaux accords de coopération. Il a, à cette occasion, rendu hommage au rôle des autorités libyennes dans le financement de projets extrabudgétaires placés au cœur des intérêts de la communauté internationale, et notamment du continent africain. « Je suis très sensible aux priorités retenues par les autorités libyennes, telles que la gestion des ressources en eau douce, la lutte contre la désertification, l’éducation de qualité, le rôle des nouvelles technologies, ainsi que la sauvegarde du patrimoine culturel. Ce sont là des domaines d’activité qui sont au fondement des nouvelles sociétés du savoir », a souligné M. Matsuura. « Qu’il s’agisse du projet sur la Grande Rivière artificielle, de l’utilisation des nouvelles technologies de l’information dans le système libyen de recherche et d’enseignement supérieur ou de la promotion de l’Histoire générale de l’Afrique, notre coopération connait aujourd’hui un exceptionnel renouveau. Ces différents projets, au potentiel immense, nous permettront de favoriser durablement, dans la Jamahiriya libyenne comme en Afrique, le développement de systèmes éducatifs de qualité, le partage régulier de ressources humaines et techniques, ainsi que l’émergence de systèmes de connaissance ouverts et pluriels », a-t-il ajouté.

Dans le prolongement de cet entretien, le Directeur général a procédé, avec le Ministre de l’agriculture et secrétaire du Comité populaire général pour l’agriculture, la santé animale et les ressources marines, M. Aboubaker El-Mansouri, à la signature d’un premier accord officialisant la création, à Tripoli, d’un centre régional de gestion des ressources aquifères partagées (RCSARM). « L’UNESCO est très heureuse de placer ce nouveau centre sous son égide. Il s’agit là d’une contribution majeure aux efforts de la communauté internationale pour promouvoir la gestion des ressources en eau en Afrique, enjeu clé de paix et de développement durable sur le continent. L’UNESCO aura à cœur de mobiliser tous ses partenaires pour aider, grâce à ce centre, à la formation d’experts arabes et africains et faciliter le partage des connaissances à l’échelle régionale et sous-régionale, », a notamment déclaré le Directeur général.

M. Matsuura a ensuite procédé à la signature, avec le Ministre de l’éducation de base et président de la Commission nationale libyenne pour l’UNESCO, M. Abdelkader El-Baghdadi, d’un accord d’une valeur de 2 millions de dollars des Etats-Unis portant sur « l’utilisation pédagogique de l’Histoire générale de l’Afrique ». Cet accord vise notamment à mettre cet ensemble de huit ouvrages scientifiques, publiés sous l’égide de l’UNESCO, à la portée d’un plus vaste public par le biais d’une utilisation pédagogique adaptée : manuels scolaires simplifiés, ouvrages illustrés, atlas historiques, CR-ROMS et de documentaires audiovisuels, livrets pédagogiques pour les enseignants, site web. « L’Histoire générale de l’Afrique pose les fondements d’une histoire critique et réflexive. Il est essentiel, en tenant compte des débats historiographiques les plus récents, que les publics scolaires puissent à présent avoir accès, de façon rapide et pratique, à des manuels de qualité. C’est un objectif qui est au cœur des priorités de l’Union africaine ainsi que de la seconde Décennie de l'éducation pour l’Afrique (2006-2015), et auquel les autorités libyennes apportent aujourd’hui un soutien décisif. Je ne peux donc que me réjouir de ce nouveau projet qui renforcera en Afrique l’éducation à la paix et à la tolérance », a notamment déclaré le Directeur général. Au cours d’un entretien bilatéral avec le Ministre de l’éducation de base, M. Matsuura a également fait part de la volonté de l’UNESCO de renforcer sa coopération dans le domaine de l’enseignement technique et professionnel, tel que recommandé par la troisième conférence des Ministres de l’éducation de l’Union africaine (COMEDAF III, août 2007).

Au cours de sa visite, M. Matsuura s’est entretenu avec le Ministre de l’enseignement supérieur, M. Aguil Aguil, et le vice-ministre de l’enseignement supérieur, M. Abdelkabir Mohamed El Fakhrey. A cette occasion, il s’est félicité de la priorité accordée par les autorités à la réforme du système éducatif libyen, marquée notamment par la révision des cursus universitaires et des systèmes d’évaluation, les échanges accrus avec les universités africaines, l’utilisation novatrice des nouvelles technologie de l’information et par la construction de 27 nouveaux instituts universitaires. « L’UNESCO apportera toute son aide à la Jamahiriya libyenne, notamment en matière de renforcement des capacités et de formation des enseignants. La Conférence mondiale sur l’enseignement supérieure, en 2009, sera une occasion opportune pour le pays de dresser un bilan des progrès accomplis et de favoriser le processus d’intégration régionale dans le domaine de l’enseignement supérieur, à travers des échanges d’expériences et de bonnes pratiques au niveau régional et international », a-t-il déclaré.

Enfin, le Directeur général s’est entretenu avec M. Mohamed Ahmed Al Chérif, Secrétaire général de l’Association mondiale de l’Appel islamique, dont l’organisation, située à Tripoli, apporte un important soutien intellectuel et financier à de nombreux projets, dont les Histoires régionales, dans les différents domaines de compétence de l’UNESCO.

Au terme de sa visite, M. Matsuura s’est rendu le 28 décembre sur le site archéologique de Leptis Magna, inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en 1982, en compagnie du Directeur du département de l’Archéologie en Libye, M. Giuma Mohamed Anag. A cette occasion, le Directeur général a réitéré la disposition de l’UNESCO à coopérer avec les autorités du pays pour préparer une liste indicative des sites du patrimoine culturel et identifier des projets pour restaurer le très riche patrimoine culturel libyen, sur le site de Leptis Magna comme dans la vieille ville de Tripoli.

  • Author(s):Office of the Spokeswoman
  • Source:Flash Info N° 001-2008
  • 03-01-2008
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