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DIRECTOR-GENERAL OF UNESCO

Déclaration universelle des droits de l’homme, lancement des cérémonies du soixantième anniversaire

Déclaration universelle des droits de l’homme, lancement des cérémonies du soixantième anniversaire
  • © UNESCO/M. Ravassard

Le 10 décembre 2007, le Directeur général, Koïchiro Matsuura, a ouvert le cycle des célébrations organisées par l’UNESCO pour commémorer le soixantième anniversaire de la Déclaration universelle des Droits de l’homme.

Cette cérémonie s’est déroulée au Siège de l’Organisation en présence de M. Bacre Ndiaye, représentant personnel de Mme Louise Arbour, Haut Commissaire aux droits de l’homme, de M. Michel Doucin, ambassadeur des droits de l’homme, représentant la République française.

Ouvrant la séance, M. Matsuura a tout d’abord salué les grands acteurs de l’histoire récente des droits de l’homme présents à cette occasion : l’Ambassadeur, délégué permanent de l’Uruguay auprès de l’UNESCO, M. Hector Gros Espiell, le Professeur Karel Vasak et M. Robert Badinter, ancien Président du Conseil Constitutionnel et ancien Garde des Sceaux de la France. Il a également remercié les différents experts internationaux qui sont venus parler de l’avenir des droits qui relèvent du domaine de compétence de l’UNESCO, notamment les droits culturels et sociaux, le droit à l’éducation, la liberté d’expression et la liberté de la presse. Le Directeur général a lancé un appel « à redoubler d’efforts pour que l’idéal commun proclamé en 1948 par l’Assemblée générale des Nations Unies, réunie à Paris, au Palais de Chaillot, devienne une réalité ».

M. Matsuura a estimé nécessaire pour l’UNESCO de mettre à profit cette année de célébration afin de « revenir, de façon critique et lucide, sur la pertinence des différents droits relevant de nos domaines de compétence ». Qu’il s’agisse de la lutte contre la discrimination dans le domaine de d’éducation, du droit à prendre part à la vie culturelle, de la liberté d’expression et de la liberté de la presse, de l’éthique des sciences et de la technologie, de la bioéthique, le Directeur général a souligné que « de nombreuses avancées peuvent être constatées. Mais nous devons aller au-delà d’une énumération des acquis, aussi précieux soient-ils. Tout d’abord, de nombreuses questions, zones de non-droit ou d’incertitudes, restent d’actualité. Je pense notamment aux progrès qui restent à faire en matière de droit à l’éducation pour les filles et d’égalité entre les sexes, à la protection des droits des minorités, ainsi qu’à l’accès et au partage aux ressources naturelles, telles que l’eau douce. D’autre part, il nous faut continuer à réfléchir sur les avancées du droit, ces droits émergents qui sont autant de défis communs à notre compréhension du monde, et qui reflètent une demande sociale et politique nouvelle de la part des sociétés ».

Insistant sur la nécessité de mettre un « accent décisif et prioritaire sur l’éducation aux droits de l’homme», Koïchiro Matsuura a invité à porter « un regard neuf sur cet enseignement, qui tienne compte des exigences contemporaines liées à un dialogue serein entre les cultures et les religions, comme des préoccupations éthiques liées aux évolutions de la science. C’est là un immense chantier auquel l’UNESCO entend contribuer de façon substantielle, en mettant notamment au service des enseignants des manuels révisés et des méthodologies novatrices », a-t-il dit. A cet égard, M. Matsuura a évoqué le Plan d’action, qui sera mis en œuvre tout au long de l’année 2008, en coopération étroite avec le Haut commissariat aux droits de l’homme et l‘ensemble du système des Nations Unies.

Le Directeur général a souhaité clore cette cérémonie par la remise à M. Hector Gros Espiell de la médaille Aristote et au Professeur Karel Vasak, de la médaille Gandhi, pour la valeur inestimable de leur contribution aux droits de l’homme, ainsi qu’en signe de profonde reconnaissance pour le travail qu’ils ont accompli aux côtés de l’UNESCO dans ce domaine.

Avant de laisser la parole à M.M. Doucin et Bacre Ndiaye, M. Matsuura a exhorté « à la mobilisation de tous, organisations internationales, autorités nationales et locales, enseignants, communautés scientifiques et artistiques, organisations non gouvernementales, pour que cette anniversaire soit couronné de succès ».

« Je souhaite que de nombreuses initiatives soient prises à travers le monde entier et que la Déclaration universelle des droits de l’homme devienne le symbole effectif d’un monde de dignité et de justice pour tous », a-t-il conclu.

  • Author(s):Office of the Spokeswoman
  • Source:Flash Info N° 194-2007
  • 10-12-2007
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